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Le mot imprimé : du papier à l'éther
Diglio Carolina ; Petrillo Maria Giovanna
HERMANN
43,75 €
Épuisé
EAN :9782705687090
C'est un métier que de faire un livre, comme de faire un pendule" observe La Bruyère. Aucune autre comparaison ne pourra souligner de façon plus complète la valeur intrinsèque du livre qui, comme le pendule, constitue un corps oscillant autour d'un point fixe. Cet assemblage de feuilles portant des signes imprimés (Petit Robert) est donc aussi bien un objet matériel qu'un ouvrage immatériel dont la valeur inestimable consiste dans cette oscillation autour d'un point fixe : la connaissance. "Implacables envahisseurs", les livres se rendent, comme l'affirme B Pivot, "maîtres des lieux. Ils ont tôt fait de déborder des bibliothèques où ils sont assignés à la résidence" ; et, en tant que maîtres oscillants des lieux, "aucune pièce n'est interdite aux livres" qui sont en tous lieux, en constituant la mémoire même de l'individu (Le Métier de lire). Des questions fondamentales se posent dans cette trilogie de volumes qui s'ouvre avec un titre emblématique : Le mot imprimé : du papier à l'éther, poursuivant avec L'art de l'orfèvrerie : parcours linguistiques et culturels et Les tissus au fil des mots. Le mot enfermé dans un objet livre (ou livre-objet), dans un journal ou un dictionnaire, catapulté dans l'éther sous sa forme électronique de blog, e-book, social network, ou muré dans les colonnes virtuelles d'un journal électronique : mot dont le signifié est véhiculé, au-delà des frontières nationales, à travers les procédés traductifs.
Le génie d'artisan unit des savoirs techniques à une longue tradition qui pénètre au cours du temps dans l'esprit des gens, dans la littérature et dans la langue, qui en portent la mémoire, par- venant ainsi au statut de réservoirs inépuisables de savoirs, souvent méconnus. La mise en relation de la culture, de la tradition et des savoirs techniques traduit la volonté de documenter l'évolution d'une société qui se transforme en fonction de la convergence de plusieurs facteurs hétérogènes. L'orfèvrerie est un des exemples les plus remarquables d'une telle convergence : orfèvrerie royale, orfèvrerie religieuse, orfèvrerie des fonderies révolutionnaires et celle des personnages devenus mythes dont elle porte les noms - tels par exemple les bijoux de Mazarin ou de Napoléon -, marquent l'histoire de la France, jusqu'à en retracer des étapes fondamentales reflétant des pé- riodes d'or et de décadence. Un bijou est un symbole, autant que les matériaux qui le composent ; sa préciosité et sa rareté font de lui une pièce unique marquant les moments les plus importants de la vie d'un individu. Le lien entre l'homme et le bijou est universel, presque ances- ral et, en même temps, particulier et inédit. Chaque communauté attribue des valeurs différentes à ces objets d'ornement tout en partageant entre elles certains clichés. La langue enregistre ces croyances et sagesses populaires.
L'histoire des tissus remonte à la nuit des temps. Les hommes en conquirent l'usage dès l'origine et si ce n'est pas étonnant que certains le reconduisent à Adam et Ève, comment ne pas rappeler l'hymne que Rabelais adresse au chanvre, rebaptisé Pantagruelion, en évoquant dans le Tiers Livre les multiples transformations de cette plante, "icelle herbe seulette", qui donne à la fois la corde pour tirer l'eau (et pendre le pendu), le sac pour porter le blé au moulin (et les plaidoiries aux tribunaux), et les délices des tissus de corps, de linge, de table, de lit... C'est aux tissus qu'est consacré ce volume, et en particulier aux mots qui les accompagnent, dans un voyage qui traverse les siècles, des premiers textiles aux plus récents et modernes. Chacune à sa manière et avec sa propre approche personnelle et scientifique, les contributions ici réunies questionnent, au fil des mots, l'univers riche et multiforme des tissus, des matières aux techniques de travail, des arts et métiers qui en sont concernés aux procédés qui transforment les fibres en fils, et les fils en des matières de toutes sortes, des plus simples et d'usage commun aux parements de luxe et de rêve.
Rossini, Bellini et Donizetti avaient pris l'habitude de converser avec les esprits du Père-Lachaise. Ils s'étonnèrent, à juste titre, que l'emplacement que Maria Callas occupait au cimetière soit si commun. Elle devait avoir un monument à sa mémoire qui soit à la hauteur de sa personne. Il leur fallait absolument trouver un moyen d'influencer quelque humain en mesure de les aider dans leur projet. Wilhelm von Knoblauch fut cet homme. Il se trouvait devant la dernière demeure de la cantatrice lorsqu'il se sentit enveloppé d'une brise légère. L'idée d'ériger un tombeau digne de la renommée de Maria Callas venait de germer dans son esprit... Félix Guillermo Daglio est né à Buenos Aires en 1940. Son désir d'écrire est motivé par ses nombreux voyages à l'étranger et son amour pour les arts. Il est également l'auteur de plusieurs ouvrages, écrits en espagnol : Conte sur les origines de Mansion Vitraux, La fille Tchèque, Maria Callas - PL 16 258 ainsi que d'autres contes et poèmes. C'est au coeur du cimetière le plus célèbre de France, le Père Lachaise, que germe l'idée du roman de Felix Guillermo Daglio. Comme un ordre venu de l'au-delà, le besoin d'écrire sur ce qu'il voit et d'exprimer ses désirs par l'intermédiaire du protagoniste s'impose à lui. La modeste tombe de Maria Callas, la plus grande cantatrice de tous les temps, donne l'impulsion à une véritable quête pour lui offrir une dernière demeure digne d'une reine. A mi-chemin entre fantastique et réalisme, Maria Callas - PL 16 258 n'est pas une biographie mais bel et bien une fiction. Alternant discussions entre esprits et rencontres avec des personnalités contemporaines, le récit de Felix Guillermo Daglio est pour le moins atypique.
Les Emirats arabes unis occupent une petite partie de la péninsule d'Arabie, et la culture islamique y cohabite avec un programme radical de modernisation. Le résultat au niveau architectural est la multiplication rapide des bâtiments aux lignes futuristes : des gratte-ciel réinventés grâce à des formes aériennes et audacieuses aux édifices publics dont le design et la structure utilisent des solutions architecturales très originales. Le paysage encore désertique des années 1990 s'est transformé en villes hérissées de buildings à perte de vue - on pense surtout au cas emblématique de Dubai, le leader en la matière. Ce processus se développe grâce à des avancées technologiques incessantes, qui font constamment reculer les seuils du possible. Les Emirats sont ainsi devenus un terrain d'essai illimité pour la recherche conceptuelle de toute l'avant-garde architecturale. L'objectif de ce livre est de brosser le tableau le plus exhaustif possible de la production architecturale la plus récente de cette région. Une approche par grande catégorie fonctionnelle nous a semblé le moyen le plus efficace de présenter la variété des constructions et des projets en cours dans les Emirats arabes unis. Une invitation à la découverte des chefs-d'œuvre en verre et acier qui font de ce pays le creuset de l'architecture contemporaine.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.