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Le pays catalan
Dieuzaide Jean ; Castillo Michel del
TEMPS IL FAIT
33,00 €
Épuisé
EAN :9782868534682
Nul doute que Jean Dieuzaide ait été l'un de ces artistes pour qui l'objectif aura été le prolongement de sa pensée. Sans cette idée, ses photographies ne seraient que des documents. Mais elles transcendent l'anecdote par ce sentiment d'une unité qui commande les choix techniques. Je n'ai pas oublié la grandeur austère de la vision que Jean Dieuzaide a su rendre de l'Espagne et du Portugal des années 5o-6o, avec sa misère seigneuriale, son architecture impassible, sa géométrie funèbre. Ses photographies s'offrent comme une méditation sur l'identité morale de ces pays, sur leur conservatisme orgueilleux. Je n'ai pas non plus oublié mon malaise, tant ce hiératisme mystique rappelait à ma mémoire les coulisses de ce théâtre pompeux. Je ne suis pas surpris de retrouver dans sa vision du Roussillon et des terres catalanes ce parti pris à la fois admirable et angoissant. Ce qu'il dégage de ces paysages, de ces villages, de ces femmes et de ces hommes, des monastères et des abbayes, des humbles églises de village, c'est l'unité mélancolique de la Méditerranée catholique. De Cadix à Perpignan, de Lisbonne à Toulouse, de Narbonne à Séville, Jean Dieuzaide voit, derrière le flamboiement des apparences, une dévotion sévère. Michel del Castillo
En fait, c'est la tiédeur qui fait scandale chez Dali. C'est elle qui heurte l'esprit de rigueur, l'attendu poétique, le goût pour un trait noble et signifiant (fût-il gagné dans la bassesse ou la honte). La tiédeur hante une rigueur qu'il voudrait incommensurable, strictement paranoïaque. C'est elle qui le rend somnolent et somnambule, alors que l'acte (peinture ou happening) pique au vif, dans l'apparence. Quand il serre son corps, presque nu sous son peignoir, c'est un immense effet de serre chaude qu'il convoque, jetant un léger froid dans le monde extérieur qui lui fait face, conjurant néanmoins ce grelottement insigne qui l'obsède depuis un temps bien antérieur à sa naissance. Forcé d'être dans le bain, alors qu'un goût archaïque le porte à la sécheresse sans fin ni commencement, voilà ce qui, chez lui, entraîne une exécration des trop forts contrastes. "
Tal Coat Pierre ; Léger Jean Pascal ; Dieuzaide Mi
Résumé : En 1977, Jean-Pascal Léger est allé enregistrer Pierre Tal Coat dans son atelier de Dormont, non loin de la vallée de la Seine et de Giverny. Le jeune éditeur, formé dans les livres de Jean-Jacques Rousseau et de Stéphane Mallarmé, s'est trouvé au milieu de plus de mille tableaux en travail. L'immense atelier de Tal Coat, bordé par une verrière orientée au sud du côté des prairies, muait de la caverne par temps sombre au labyrinthe exposé au soleil : c'est là que Tal Coat avait entrepris une nouvelle "grande mutation" de sa peinture. Broyant ses couleurs, il cherchait, tel un alchimiste, un accord profond entre la matière vivante de ses tableaux et les phénomènes de la nature. Tal Coat a souvent évoqué la nécessaire solitude du peintre entouré du monde de ses tableaux. La peinture, à ce degré d'engagement extrême, implique une liberté farouche. Tal Coat se montrait pourtant accueillant. Il dialoguait joyeusement avec le souci de faire comprendre sa démarche. Porté par l'expérience de presque soixante années de peinture, l'artiste atteignait vite une profonde concentration dans sa parole. Il puisait son énergie, sa cadence, ses silences et sa sauvagerie autant dans l'évocation de ses marches dans la campagne ou des lumières de l'Océan que dans la Rencontre des hommes et de la peinture.
La Mairie de Lourdes a souhaité concevoir une exposition des photographies de Jean Dieuzaide sur la cité Mariale. Une attentive consultation des archives a permis de retenir un peu plus de 600 négatifs intéressants réalisés entre 1945 et 1985. De ce premier choix ont été conservées les 120 photographies qui constituent le présent ouvrage, reflet de l'exposition. Pour la plupart inédites, ces images confirment, si besoin était, l'extraordinaire capacité de Jean Dieuzaide à transmettre un témoignage plein d'humanité, quel que soit le sujet traité. Du rassemblement des prisonniers juste après la guerre à la visite du Pape Jean-Paul II en 1983, en passant par le premier pèlerinage des Gitans en 1957, ce livre rassemble une somme d'images qui composent désormais une mémoire patrimoniale de ce que fut et reste la ville de Lourdes.
Les personnages de ce petit roman ne se séparent pas de l'auteur : Ils sont l'auteur, mais jeune, en plusieurs personnes, et surtout en Roger Bourcier ; il est tellement l'auteur, qu'il est impossible de parler de lui sans évoquer le paysage de Saint-Samson, près de Morlaix, où est né ce récit, et le jeune homme que j'étais appliqué à la tâche de vivre et d'écrire, à la tâche d'étudiant volontairement raté et de vivant insatisfait. Tout ce qui lui advient m'est arrivé. Ses émerveillements d'amoureux craintif, son angoisse devant la vie, c'est moi. Le lecteur d'aujourd'hui s'y reconnaîtra car tous les jeunes gens, d'une génération à l'autre, passent par là, sous des formes imprévues.
Le journal inédit que Jacques Chauviré nous livre ici estun document de grande valeur sur un monde presquetotalement disparu, et sur la vie intérieure d'un hommeremarquable. Tenu pendant dix ans - juste avant la publication de son premier roman -, il alterne les observations médicales et les réflexions littéraires. Il vaut également par l'un et l'autre aspect, qui se répondent en écho. Compassion devant la douleur, refus obstiné de la mort dialoguent avec les traces pudiques d'une recherche spirituelle soutenue, nourrie par l'amour de la campagne et la fréquentation des livres. Ses riches échanges avec Jean Reverzy et Albert Camus ne détourneront pas le médecin dévoué de la mission quotidienne qu'il s'est donnée, ni ne briseront son isolement. Il écrira, sans fréquenter le monde des Lettres, comme pour approfondir son unique objet de préoccupation: la condition humaine. De celle-ci, Chauviré a une vision plutôt sombre dont il donne la mesure dans la suite de proses intitulée Funéraires: dix morts minuscules, exemplaires, et forcément inacceptables.