Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Afrique et autres récits
Dieterlé Nicolas
ARFUYEN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782845901896
Extrait La demeure En Afrique, j'étais de plain-pied avec les choses et les êtres. Je connaissais intimement tel rocher, je me courbais avec la colline qui surplombait la maison, j'étais les yeux profonds du chien familier, je me dissolvais avec le nuage, à l'aube, dans la clarté montante du jour. Le soleil lui-même était issu de ma poitrine et je connaissais d'avance la splendeur de sa course qui s'achevait en moi. Quant à la terre, verte et rouge, immense et souple, elle ne faisait qu'un avec mon pied nu et chacun de mes pas renouvelait notre alliance. Ainsi, arpentant telle piste, j'en déchiffrais la large écriture faite de bosses, de trous, de cailloux épars et de branches, de mes seuls pieds amoureusement savants. Car, en Afrique, au temps de l'enfance, connaissance et amour n'étaient pas séparés. Ils se confondaient comme se confondent, dans la réalité invisible et suprême, le rayon et l'ombre, la lune et le soleil, l'eau et le feu, la folie et la sagesse. Tous mes amours s'achevaient en connaissances, toutes mes connaissances s'achevaient en amours. La fleur que je prenais dans la main revêtait un éclat double et unique qui ceignait le monde. Ainsi pour moi, l'enfant, tout était demeure, profonde maison dont les murs légers et indestructibles étaient faits d'un ciment mêlé d'amour et de sagesse. La nuit En Afrique, la nuit n'était pas le triste et froid envers du jour, comme dans les villes occidentales, mais un univers en soi, peuplé de présences infinies dont les bruissements et les appels se fondaient en une musique étrange et lancinante. Il suffisait de l'entendre pour se croire transporté sur une autre planète dont les habitants mystérieux émettaient des chuchotements magiques destinés à provoquer chez eux quelque transe divine. Sous cette influence, l'univers entier semblait perdre ses assises familières et se mettre à voguer sur une mer irréelle aux couleurs violentes et sourdes à la fois. Tout paraissait en proie à un balancement immense qui donnait à l'âme une nausée mêlée de délices. La magie nocturne délivrait le monde, le rendait à son invraisemblance native, primordiale. Comme un océan, la nuit englobait tout dans sa masse. La maison, ses murs, son toit, les chambres, les miroirs, les couloirs étaient saturés d'une nuit violette, poisseuse, odorante. Cet univers aquatique était peuplé des lumières éparses de nos lampes à pétrole, pareils à de minces poissons au doux rayonnement. Nous nous tenions contre eux, contre leur ventre, et voyagions ainsi au fil des soirs bruissants, électriques. Puis nous allions nous coucher sous la moustiquaire semblable à un cocon, le corps tendu dans l'attente de quelque événement. (...)
Résumé : La célèbre comptine réinterprétée avec fraîcheur, ingéniosité et tendresse par Nathalie Diéterlé, dans un livre cartonné à flaps et à trous. Un régal pour la crèche et la maternelle !
Quatrième de couverture Ce journal écrit entre 1994 et 2000 constitue le témoignage exceptionnel d'une quête spirituelle intime et profonde menée avec rigueur et discrétion. Nicolas Dieterlé se définit lui-même par la pierre et l'oiseau, cette polarité exprimant un sentiment de pesanteur (la pierre) mais l'aspiration à la verticalité et à la lumière (l'oiseau). Marqué par des figures telles que celles de Simone Weil, Etty Hillesum ou Novalis, l'auteur perçoit que ce qui le crucifie est en même temps ce qui le sauve. « Jusque dans la mort, je bénis la Vie qui surpasse la vie ». Quelques jours après avoir écrit ces mots, Nicolas Dieterlé s'est donné la mort. Ce journal fait néanmoins découvrir chez l'auteur un immense désir de vivre alors qu'il se sentait acculé et vaincu par la maladie.
Qui a pris le dodolé de Zékéyé? Maman Kouma, le terrible crocodile ou le redoutable sorcier? Amuse-toi à le chercher avec lui: vous finirez bien par le retrouver!Des dépliants à soulever, une histoire animée, un livre pour s'étonner!
Les Editions Arfuyen ont publié en 2007 un ouvrage intitulé Etty Hillesum, "histoire de la jeune fille qui ne savait pas s'agenouiller", présentant pour la première fois trois lectures de cette oeuvre : juive (Claude Vigée), chrétienne (Dominique Sterckx) et laïque (Charles Juliet). Cet ouvrage donnait aussi pour la première fois la parole à la famille d'Etty, à travers le témoignage de notre cousine Liliane Hillesum, seule survivante de la famille Hillesum. La collection Ainsi parlait nous offre l'occasion de donner cette fois encore une approche très nouvelle de l'oeuvre d'Etty en revenant au plus près du texte original. Etty y apparaît dans toute l'urgence et la spontanéité de son écriture, écrivain toute débutante rassemblant dans des notes improvisées le matériau de ses futurs livres, quand la guerre serait finie. On trouve ici toute la force et la liberté de pensée de cette jeune femme extraordinaire, affrontée à l'extermination méthodique de tous les siens. De très nombreuses phrases admirables mais perdues dans l'énorme masse du Journal et des lettres (plus de 1000 pages) sont ici mises en relief dans un phrasé qui permet de retrouver un peu le naturel de cette voix. Au travers de ces écrits, ce qui frappe, c'est l'importance et la permanence de Rilke dans sa méditation quotidienne. Au camp de Westerbork, c'est Rilke encore qu'elle emporte (le Livre d'heures) avec la Bible et son dictionnaire de russe. Rilke maître à écrire, mais aussi maître de vie. Et c'est toute une nouvelle approche d'Etty qui apparaît là, sur la ligne de crête entre littérature et spiritualité.
Résumé : " Quelle vie doit-on mener ? La vie que l'on aime. J'aime écrire, j'aime le changement, j'aime lancer mon esprit dans les hauteurs et attendre de voir où il va retomber. " Virginia Woolf écrit ses lignes dans le monumental Journal qu'elle a commencé de rédiger lorsqu'elle avait 15 ans et qu'elle tiendra jusqu'à sa mort. Et dans une lettre à Horace Walpole ce qu'elle écrit poursuit même interrogation : " Je pense parfois que seule l'autobiographie relève de la littérature ; les romans sont les pelures que nous ôtons pour arriver enfin au coeur qui est vous ou moi, rien d'autre. " C'est la vie qui intéresse Virginia Woolf, et rien d'autre. Qui l'effraie aussi : " La vie, pour les deux sexes est ardue, difficile, une lutte perpétuelle. Qui demande un courage et une force gigantesques. " Ces lignes, elle les écrit dans un recueil de conférences intitulé Une chambre à soi. Dans ses journaux, lettres, essais, il n'est rien dont Virginia Woolf ne fasse l'objet de son écriture. Car écrire, pour elle, c'est avant tout se libérer : " Le premier devoir de la femme écrivain, c'est de tuer l'Ange du Foyer " (Journal). Il faut avoir lu, bien sûr, les géniaux romans de Virginia Woolf ? Mrs Dalloway, Les Vagues etc. ?, mais elle ne ?y trompait pas : c'est dans les écrits autobiogra-phiques que nous arrivons avec elle " au coeur " : ce " coeur qui est vous ou moi, rien d'autre ".
Sur scène, s'opère publiquement et en langues visibles le retournement du sens commun: en aucun lieu au monde nous ne venons autant désadhérer. Et quitter la cause humaine. Et voir l'animal parler.
Résumé : Et vous, quel geste vous trahit ? Il y a les gestes qui disent l'embarras, d'autres la satisfaction de soi, certains encore le simple plaisir d'exister, là maintenant, sur cette terre. Mais tous nous révèlent, dans nos gloires comme nos petitesses, nos amours comme nos détestations : le selfie, geste roi de nos vies modernes ; le " vapotage ", qui relègue l'art de fumer à un plaisir furtif, presque honteux ; les hommes de pouvoir qui se grattent le dessous de leur chaussette ; cette façon qu'on a parfois de tourner le volant avec la paume de la main bien à plat ; un verre qu'on tient à la main sans le boire...
Résumé : Après avoir donné naissance à une petite fille, Cora Salme reprend son travail chez Borélia. La compagnie d'assurances vient de quitter les mains de ses fondateurs, rachetée par un groupe qui promet de la moderniser. Cora aurait aimé devenir photographe. Faute d'avoir percé, elle occupe désormais un poste en marketing qui lui semble un bon compromis pour construire une famille et se projeter dans l'avenir. C'est sans compter qu'en 2010, la crise dont les médias s'inquiètent depuis deux ans rattrape brutalement l'entreprise. Quand les couloirs se mettent à bruire des mots de restructuration et d'optimisation, tout pour elle commence à se détraquer, dans son travail comme dans le couple qu'elle forme avec Pierre. Prise dans la pénombre du métro, pressant le pas dans les gares, dérivant avec les nuages qui filent devant les fenêtres de son bureau à La Défense, Cora se demande quel répit le quotidien lui laisse pour ne pas perdre le contact avec ses rêves. A travers le portrait d'une femme prête à multiplier les risques pour se sentir vivante, Vincent Message scrute les métamorphoses du capitalisme contemporain, dans un roman tour à tour réaliste et poétique, qui affirme aussi toute la force de notre désir de liberté.
L'Amazonie.Perdue sous la canopée, une tribu d'Indiens isolés, fragilisés, menacés par les outrages faits à la forêt. Au-dessus de leurs têtes, un homme d'affaires seul et pressé, aux commandes de son avion, survole l'immense cercle formé par la boucle du fleuve délimitant leur territoire.Une rencontre impossible, entre deux mondes que tout sépare. Et pourtant, le destin va l'organiser.À la découverte de la " Chose ", tombée du ciel, un débat agite la tribu des Yacou : homme ou animal ? C'est en essayant de leur prouver qu'il est humain que l'industriel finira par le devenir.Le Cercle des Hommes n'est pas seulement un puissant roman d'aventures, d'une richesse foisonnante, c'est aussi un livre grave sur le monde d'aujourd'hui et notre rapport à la nature.Photographe, journaliste, réalisateur, Pascal Manoukian a couvert un grand nombre de conflits. Ancien directeur de l'agence CAPA, il se consacre désormais à l'écriture. Il a publié notamment, au Seuil, Le Paradoxe d'Anderson.