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Journal de Baden
Dieterlé Nicolas ; Leclair Yves
ARFUYEN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782845903081
La parution de L'Aile pourpre en 2004 a révélé l'oeuvre littéraire de Nicolas Dieterlé, dont la reconnaissance posthume n'a cessé de s'étendre depuis lors. Deux volumes ont suivi : Ici pépie le coeur de l'oiseau-mouche, en 2008, et Afrique et autres récits, en 2013, marqués par un même regard tout à la fois joyeux et voilé d'une étrange mélancolie. " Notre joie la plus pure, écrit Dieterlé dans ce Journal de Baden, est dans l'oubli et la transparence. Toutes les autres joies sont des joies mélangées. " Dans la contemplation d'un oiseau ou d'un arbre, c'est une lumière qui nous saisit ; ou, dans un rêve, telle révélation qui s'impose à nous ; ou, dans la rencontre, ces instants où l'amour nous ouvre à une éternité... Récits, souvenirs, promenades, méditations, sans relâche Dieterlé interroge le présent et tente d'en recueillir la voix. Cinq mouvements constituent cet ensemble : le " Journal de Baden ", écrit dans cette Forêt-Noire si chère aux grands Romantiques allemands que Dieterlé aimait tant, " Mélancolie ", " Parmi les bris de la matière ", " 30 fragments " et " Les oiseaux ". " Nicolas Dieterlé est, tout ensemble, écrit dans sa préface Yves Leclair, l'enfant inconsolable d'une terre africaine, exotique, puissante, sensuelle et colorée, une sorte d'acrobate de la joie divine à la manière d'un Chagall et, tout autant, le fils prodigue du plus alchimiste des poètes romantiques allemands, ce Novalis dont il avait déjà rédigé le synopsis d'un essai à venir quand la maladie dépressive l'assiégea et lui fit mettre une fin aussi cruelle que soudaine à sa quête inachevable. "
Au pays Bamiléké, Zékéyé aime faire paître les chèvres de son oncle sous le grand tamarinier. Il doit pourtant se méfier: sous son feuillage, se cachent de mauvais génies. Un jour, hélas, les chèvres mangent les fruits de l'arbre, provoquant la colère du terrible Djoudjoukalaba. Le génie menace alors de venir chaque nuit au village prendre une chèvre et la dévorer... Zékéyé réussira-t-il à l'en empêcher?
Souvent la terre tremble, le vent souffle et il pleut à torrent sur le beau pays Bamiléké. Zékéyé part dans la montagne pour comprendre ce qui se passe. Il découvre un géant qui n'arrête pas de faire des colères. Comment le calmer? Zékéyé est plein de ressources?
Extrait le toit des voitures est verni par le gel ; les branches des arbres crissent contre le ciel Dans l'allée, en passant, j'ai entendu le chant pointu, pareil à une mince flèche tournoyante, d'un oiseau invisible * le jour est gris-bleu, avec des rehauts de rose * une rivière d'enfants a glissé dans la rue Leurs voix chantonnantes traversaient le temps mince comme un film * quand la femme est passée sous le sapin, son corps a semblé fléchir, comme si le sapin avait réellement pesé sur elle Ce fléchissement - que l'homme prosaïque aurait tenu pour illusoire, mais qui était doué d'une indiscutable réalité pour celui qui sait voir, c'est-à-dire imaginer - ce fléchissement exprimait la soumission heureuse (quoique inconsciente) de la passante à la présence oscillante et pleine du sapin Cela n'a malheureusement duré qu'un moment : une fois sortie de l'orbe du sapin, la femme a repris aussitôt sa marche faussement autonome, vive mais sans but