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L'écrivain et son langage
Diéguez Manuel de
GALLIMARD
6,20 €
Épuisé
EAN :9782070219247
Peut-on comprendre un écrivain dans cet "au-delà des mots" dont parle Proust et qui fait vraiment le style ? A s'y essayer, ne risque-t-on pas de prendre la table de référence, l'instrument d'approche ou le levier pour l'explication elle-même ? Le hublot du critique ne va-t-il pas envahir tout le champ ? Pour répondre à ces questions, Manuel de Diéguez s'est bien gardé de nous exposer systématiquement une méthode catégorique et définitive sur laquelle il planterait son propre drapeau : de Malherbe à Boileau il nous conduit, en logicien, à travers une histoire inédite de la critique littéraire devant le style ; puis il nous initie à l'aventure de la critique créatrice contemporaine, qui n'avait jamais été étudiée dans ses principales lignes de rechercbe, de Barthes à Paulhan, de Béguin à Poulet, de Bachelard à Sartre. Mais on s'aperçoit bientôt que la promenade n'est pas innocente : elle nous conduit au coeur de ces problèmes d'écriture que nous voyons dominer en secret toute la "stratégie créatrice" de notre littérature. Une dialectique vivante - en fait, une critique des recherches contemporaines - nous conduit insensiblement à deviner, à découvrir, à préciser nous-mêmes la solution que l'auteur avait en tête, et qui nous semble bien naturelle : peu à peu le style d'un grand écrivain nous apparaît comme une réponse si "originelle" au monde qu'elle se situe avant sa pensée. "La forme dicte le fond" disait Valéry. L'auteur nous montre alors que c'est ce message d'un style que nous attendions, et auquel nous étions sensibles sans le savoir ; d'où une interprétation nouvelle du classicisme, au niveau du tragique et de la profondeur du style. Une courte étude du style de Montherlant démontre alors la fécondité d'une méthode qui ne peut s'apprendre au sens vulgaire, puisqu'elle aboutira toujours à une conclusion valable pour le seul auteur étudié.
L'année 2016 a été consacrée comme celle de la " post-vérité ". Que faut-il comprendre par ce terme ? Selon le dictionnaire d'Oxford, qui en a fait son mot de l'année, le terme désignerait des " circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d'influence pour former l'opinion publique que l'appel à l'émotion et aux croyances personnelles ". Ce livre prend le parti de retourner à la source de cet état des lieux et l'identifie dans le concept de " bullshit " théorisé par le philosophe Harry Frankfurt en 1986. Ce qu'il a défini comme une " indifférence à l'égard de la vérité " distincte du mensonge s'avère en effet un outil conceptuel remarquablement efficace pour saisir comment l'opinion prétend l'emporter sur la vérité et pour comprendre le succès des impostures scientifiques et des " théories du complot ". L'ère de la post-vérité est bien celle du bullshit institué à une échelle globale, et seule une compréhension fine de ce phénomène permettra d'engager la lutte qui se prépare. Heureusement, une telle science du bullshit est en fait déjà disponible, mais il restait à l'assembler en un seul volume accessible, utile et stimulant.
Résumé : Peut-on réellement croire que la Terre est plate, qu'une lutte secrète contre une vaste cabale pédo-sataniste des élites de l'Etat profond était au coeur de la présidence Trump, ou que le vaccin contre le Covid-19 est un outil de contrôle de la population ? "Fake news" , complotisme, rejet de l'expertise scientifique, extrême polarisation du débat public, crispations identitaires : notre époque semble être victime d'une véritable épidémie de croyances irrationnelles. A rebours de cette analyse, ce livre propose d'explorer une hypothèse provocante : une grande part de ce que nous appelons des croyances ne sont en réalité pas des croyances du tout ; ce sont des croivances, autrement dit des pseudo-croyances, qui, indifférentes à la vérité, n'en n'affectent pas moins profondément notre vie intellectuelle et politique. A l'interface de la psychologie et de la philosophie, Croiver offre une plongée sans concession dans l'univers complexe des croyances et du complotisme contemporain.
Sujet d'actualité incontournable, les "théories du complot" font l'objet de nombre d'analyses et de commentaires. Ces récits alternatifs aux opinions communément admises et aux explications fournies par les autorités postulent l'existence de forces malfaisantes responsables de machinations secrètement élaborées : des complots. Mais pourquoi et comment ces théories séduisent-elles ? Quels sont les mécanismes qui se cachent derrière un tel mode de pensée ? Au-delà de la manipulation et de la naïveté qu'il connote, le complotisme est un phénomène complexe, à l'intersection de mécanismes psychologiques, sociaux et culturels. S'appuyant sur une vaste littérature, Sebastian Dieguez et Sylvain Delouvée, tous deux spécialistes des croyances collectives et chercheurs en psychologie, définissent le complotisme, en retracent l'histoire, et en illustrent les multiples usages dans des domaines divers (fiction, psychiatrie, débat public, réseaux sociaux, politique, et santé). Ils font ainsi le point sur ce phénomène, les facteurs qui peuvent le favoriser, son caractère insaisissable, ainsi que ses larges enjeux sociétaux. Théories du complot, complotisme, mentalité conspirationniste... Découvrez ce qui se cache réellement derrière ces mots !
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.