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Démocratie
Didion Joan
FLAMMARION
13,80 €
Épuisé
EAN :9782080648648
En 1975, à Hawaï, les membres de la dynastie Christian se réunissent autour des corps inanimés de l'une des leurs, Janet, et de Wendell, délégué au Congrès américain. Leur assassin ? Paul, le père de Janet, rapidement interné dans un hôpital psychiatrique. Ce fait divers tragique, raconté à Joan Didion par Inez, la soeur de Janet, est l'occasion pour l'auteur de revenir sur une période sombre de l'histoire américaine, marquée par la guerre du Viêt-Nam. Autour d'Inez, tous les membres de la famille Christian cherchent un sens à leur vie au-delà des mondanités et de la jet-set. Emportés tour à tour dans les voyages, les grandes réceptions et la politique, certains se perdent dans la drogue tandis que d'autres cherchent à infiltrer les plus hautes sphères de la société. Le mari d'Inez aspire à devenir président des Etats-Unis, mais il lui faudra d'abord étouffer l'affaire du meurtre de sa belle-soeur. Quant à Inez, elle ne pense qu'à retrouver sa fille héroïnomane, disparue à Saigon, et vivre enfin librement avec l'homme qu'elle a toujours aimé, Jack Lovett, agent de la CIA et profiteur de guerre. Le récit suit le fil de la mémoire d'Inez, revient constamment en arrière, analyse un événement sous différents angles, digresse enfin pour mieux capturer l'essence de cette famille dispersée, enlisée dans une "démocratie" américaine qui a perdu les valeurs qui l'ont un jour créée.
Maria a tourné dans deux films d?avant-garde remarqués, mais à trente-six ans, elle se sent déjà à bout de souffle. Sa carrière d?actrice à peine commencée s?enlise, son mariage avec le réalisateur Carter Lang se solde par un échec, et sa petite fille Kate souffre de troubles mentaux. Alors Maria navigue à vue. Entre alcool, rencontres sans lendemain et longues errances en voiture, elle tente désespérément de se reconstruire...Dans une langue très visuelle, Mauvais joueurs brosse le portrait poignant d?une jeune femme à la dérive, et celui de Hollywood, entre misère affective et glamour.Paru pour la première fois en France au début des années 1970, ce livre culte de Joan Didion n?a rien perdu de sa puissance. Un grand roman américain qu?il est urgent de redécouvrir.La magistrale chronique d?une déliquescence existentielle. Estelle Lenartowicz, L?Express.Un roman porté par une écriture étincelante, aussi sèche que visuelle. Serge Bressan, Ouest-France.Traduit de l?anglais (États-Unis) par Jean Rosenthal.Notes Biographiques : Née en 1934 à Sacramento, en Californie, Joan Didion entre très jeune comme rédactrice au magazine Vogue, puis devient l?une des meilleures chroniqueuses de la scène politique et culturelle américaine. Aujourd?hui, elle contribue régulièrement au New Yorker et à la New York Review of Books. Romancière, essayiste, journaliste et scénariste, elle a reçu pour L?année de la pensée magique le prix Médicis de l?essai en 2007.
Résumé : Près d'un demi-siècle avant L'Année de la pensée magique, une jeune femme faisait ses débuts sur la scène littéraire américaine. Joan Didion n'a pas encore trente ans lorsque paraît en 1963 Run River, premier roman et premier jalon d'une oeuvre immense à venir, dont il annonce déjà, à bien des égards, les thèmes, la couleur et l'écriture si particulière. A première vue, c'est l'histoire, presque banale, d'un meurtre : Everett McClellan tue l'amant de sa femme, Lily. Aux mains de n'importe quel écrivain, on aurait affaire, au choix, à une bluette sentimentale ou à un roman policier des plus ordinaires. Mais l'auteur du Bleu de la nuit n'est pas n'importe qui ; chez elle, cette trame domestique et dramatique sert un propos ô combien plus ambitieux. Derrière l'analyse des tromperies et des faux-semblants de la vie de couple, il s'agit pour elle de démonter méthodiquement les ressorts et les conséquences d'un assassinat d'une tout autre nature : celui des illusions qu'une certaine Amérique aura nourries pendant plusieurs décennies, depuis l'époque des grands pionniers californiens dont Everett et Lily sont les ultimes descendants, jusqu'à l'aube des années 1960, qui sous la plume acérée et visionnaire de Didion s'apparente plutôt à un crépuscule : la fin du Rêve Américain.
Résumé : Deux carnets conservés par Joan Didion depuis les années 70 sont aujourd'hui rassemblés en un seul volume. Il s'agit tout d'abord d'un carnet de voyage : en juin 1970 Joan Didion et son mari ont sillonné le Sud des Etats-Unis (la Louisiane, le Mississipi, l'Alabama), et en de courts chapitres non datés Joan Didion livre ses observations sur les lieux, les paysages ou les gens rencontrés. Le projet du voyage et son miroir littéraire découlent de la volonté de comprendre ce " Sud profond " , pour la Californienne qu'est Joan Didion - et à travers le Sud, l'Amérique tout entière. Le Sud comme une terre tournée vers le passé - alors que la Californie est tournée vers l'avenir - et comme un pays aux certitudes inébranlables : chacun doit rester à sa place, les femmes, les Noirs, les pauvres, les étrangers. Joan Didion absorbe, commente, questionne, et se moque parfois. La plume est acérée, rapporte des conversations avec divers personnages, des entrepreneurs, des médecins, des esthéticiennes et note à quel point son apparence, ses vêtements et son attitude générale inspirent la méfiance. Elle décrit une société qui vit sur les vestiges d'un système féodal construit par les planteurs de coton. Le deuxième carnet, daté de 1976, est constitué des notes prises par Didion quand elle s'est installée dans un hôtel à San Francisco pour couvrir le procès de Patty Hearst. L'auteure revient sur la figure de sa grand-mère, ses lectures, et sur son appartenance à cette Californie depuis qu'elle a traversé pour la première fois le Golden Gate Bridge. Les deux textes nous permettent de mieux comprendre l'Amérique de ces années-là, et de ce fait, l'Amérique de Trump, dans ce court livre brillant où l'acuité du regard de Didion fait toujours mouche.
Didion Joan ; Thompson Christopher ; Klifa Thierry
Je vous ai prévenus, je suis là pour vous dire ce que vous devez savoir. Vous me voyez sur cette scène, on se croise dans un avion, à un dîner, et vous savez ce qui m'est arrivé. Vous ne voulez pas croire que ça pourrait vous arriver à vous. C'est pour ça que je suis là."Personne n'a oublié L'Année de la pensée magique, le récit bouleversant dans lequel Joan Didion racontait son deuil.Voici aujourd'hui ce texte magique transformé par l'auteur elle-même en un monologue, incarné sur les scènes new-yorkaise et londonienne par Vanessa Redgrave. Et c'est, en France, la voix et la présence de Fanny Ardant, lors de sa création au théâtre de l'Atelier en novembre 2011, qui donnent une nouvelle vie à ce récit puissant, incandescent.