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Insistance N° 4 : Savoir inconscient et droits de l'homme
Didier-Weill Alain
ERES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782749213255
A quelles conséquences prêtent la reconnaissance ou la nonreconnaissance de " l'homme " qui est annoncée dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme ? A ceux qui considèrent que la croyance en " l'homme " universel contribue au désordre du monde, s'opposent ceux qui se trouvent poussés à affirmer que c'est, au contraire, sa négation qui induit le malaise de notre culture. Au delà de sa dimension d'universalité, l'expression " l'homme " évoque aussi un indéterminé qui, en posant l'existence d'un au-delà du déterminé, demande au philosophe, à l'homme politique, à l'artiste, au psychanalyste de se prononcer sur le sens qu'acquiert aujourd'hui pour eux le mot " liberté ". La psychanalyse maintient vivace le droit de l'homme à devenir ce qu'il n'est pas encore, en accentuant, au-delà des différents articles de la déclaration universelle, l'existence d'un article unique et absolu : droit de l'homme devenu parlant à se reconnaître et se faire reconnaître comme parlant : tout à la fois endetté et libéré par la parole.
Au cours d'une de ces réunions tendues qui ont précédé la dissolution de la Société française de psychanalyse, en 1964, Lacan faisait remarquer que les méthodes d'un analyste "ne se jugent que de l'intérieur ou selon leurs résultats - et mes résultats sont là : " C'est vous !" " Ce livre contient un ensemble de témoignages qui, sans prétendre saisir le "vrai Lacan ", donneront au lecteur une vue de l'intérieur de ses méthodes d'analyste, de superviseur et d'enseignant. Trois générations d'analystes - anciens analysants et anciens analystes en contrôle, marqués par les scissions qui ont contribué à modeler la communauté psychanalytique (1953, 1963 et 1981) - évoquent ici le travail avec Lacan : dans l'analyse, son aptitude à manier la dimension affective afin de rendre l'analysant disponible pour le travail de l'inconscient; sa manière de nouer les catégories (l'imaginaire, le symbolique, le réel); sa capacité à former des analystes capables de théoriser à leur tour ; sa disponibilité fondée sur la façon qu'il avait de s'adresser au sujet de l'inconscient ; sa conception de la responsabilité de superviseur, qui ne consiste pas à apprendre la psychanalyse à l'analyste, mais bien à l'aider à apprendre quelque chose de sa propre pratique ; sa faculté à saisir la culpabilité ailleurs que là où la conscience morale croit la trouver... Et enfin, transparaît dans ces témoignages le charisme que lui donnait, malgré lui, sa créativité.
La vocation à devenir humain nous est, à l'origine, transmise par une voix. Cette " sonate maternelle " est reçue par le petit enfant comme un guide intérieur qui le destine à la parole, et ainsi, à l'altérité. L'hypothèse qu'une telle pulsion invoquante existe est décisive, car elle nous permet de penser autrement les rapports entre loi et désir, pulsion de vie et pulsion de mort, création et mélancolie. Avec audace, Alain Didier-Weill nous invite à réfléchir, parmi d'autres questions, à l'étrange surdité de Freud à l'égard de la musique, en particulier dans la tragédie grecque dont il méconnaît la figure centrale. Dionysos. Deux brèves études sur Moïse et saint Paul interviennent en contrepoint de cette méditation autour de l'énigme que constitue la voix maternelle. Entre la vocation dans laquelle s'engage une parole en quête de sens et l'invocation qui l'anime quand elle est guidée par le son, y a-t-il conjonction ou rencontre impossible ? Par cette question sont abordés les liens de la psychanalyse avec le triple héritage grec, chrétien et biblique.
Qu'y a-t-il dans la parole de tellement redoutable que, si souvent, l'homme choisit de l'accepter pour la faire bavarder plutôt que de la faire parler ? Une certaine épreuve à laquelle il peut vouloir se soustraire : que découvre-t-il, en effet, à l'instant où il recueille cette parole qui lui a, semble-t-il, été donnée gratuitement ? Que cette parole, avec laquelle il croyait innocemment parler, se met à lui poser cette question sidérante qui l'arrache à toute innocence possible : "Es-tu justifié de parler ?" L'homme se soustraira-t-il à cette question en se réfugiant dans la normalité - quitte à payer cette fuite par un symptôme - ou la prendra-t-il en charge en lui répondant par une métaphore créatrice : si sa réponse fait entendre ce qu'il a d'inouï elle sera musique, si elle fait voir ce qu'il a d'invisible elle sera peinture, si elle montre ce qu'il a d'immatériel elle sera danse. Pourquoi la production d'un tel instant créateur est-elle si difficile ? Le sujet aussitôt questionné par l'appel sidérant à devenir, reçoit dans le même temps une étrange injonction - celle du Surmoi - à demeurer immobile sous la fixité du mauvais oeil. La question de cette division entre le commandement sidérant et l'injonction surmoïque a été, entre Lacan et l'auteur, l'objet d'un dialogue privé que Lacan a rendu public dans ses derniers Séminaires.
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
La naissance soudaine, au sixième mois de grossesse, d'un enfant pesant souvent moins de mille grammes est toujours une épreuve pour le bébé et sa famille. Sont ici abordés en termes accessibles au plus grand nombre les problèmes médicaux, mais aussi psychologiques et éthiques qu'ils pourront rencontrer. Ce livre constitue une aide pour dialoguer avec les équipes soignantes, un outil pour mieux comprendre les difficultés, un point de repère auquel ils pourront peut-être se référer dans les périodes d'angoisse.
Mauvais Patrick ; Blazy Micheline ; Deligne Isabel
Des professionnels de PMI, de lieux d'accueil, de services de soins en périnatalité, de CAMSP et de pouponnières témoignent de leurs pratiques dans l'accompagnement des relations entre parents et enfants. On reconnaîtra aisément, au travers de ces expériences diverses, une référence appuyée aux travaux d'Emmi Pikler - pédiatre hongroise qui a fondé en 1946 la pouponnière de Lòczy à Budapest - sur le très jeune enfant et sa famille. On y retrouvera l'importance qu'elle accordait, jusqu'au moindre détail, aux conditions concrètes du bien-être et de la sécurité de l'enfant. Les professionnels réunis ici, attentifs et assurés de leur confiance en l'enfant, nous enseignent combien l'accompagnement du processus de parentalisation peut bénéficier de cette approche, dans le respect des familles en devenir. Biographie: Patrick Mauvais est psychologue clinicien, responsable de la formation des formateurs à l'association Pikler Lòczy de France.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.