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Essorer les images
Didier Jean-Jacques ; Tréfois Pierre
ERANTHIS
12,00 €
Épuisé
EAN :9782874830204
Le mot a d'abord conservé le sens latin. Il nous plait qu'en essorant les images, nous leur fassions prendre l'air pour y croiser d'autres images, et que le vent les marie, fût-ce, à première vue, contre leur gré. Mais essorer s'est ensuite spécialisé dans le sens de "faire sécher" , et moins par exposition au vent que par pression mécanique : essorer du linge, une salade, un fromage. On peut même en arriver à essorer quelqu'un en épuisant ses ressources, sa vitalité. Mais nous espérons n'avoir pas réussi à ce point... Jean-Jacques Didier est un enthousiaste oblique, un sceptique à éclaircies, un amoureux malgré les marées. On sait qu'il écrit, dessine et réalise des collages. Mais il en est le premier étonné. Pierre Tréfois euphorise et mélancolise, via aphorismes, dessins et poèmes, son effroi climato-angoissé et ses convictions phalanstériennes.
L'inscription corporelle chez l'enfant ou l'adolescent revêt de nombreux aspects selon qu'elle est subie ou agie. Le sujet peut être tenté de masquer, cacher, dénier, effacer ou encore exhiber. Il s'agit d'effractions corporelles, avec leur cohorte des conséquences sociales et psychiques. Outre les tatouages et les piercings qui décorent ou trouent la peau, les scarifications ou les automutilations qui entament le corps des adolescents d'aujourd'hui sont des atteintes à la peau, attaques au corps du sujet lui-même. Les différents professionnels de l'enfance ne manquent pas d'être sollicités sur le plan scopique, quand "ça se donne à voir" et peut-être moins à entendre. La réflexion suscitée ici selon de multiples axes devrait accorder à chacune de ces inscriptions la place et le sens qui leur reviennent.
Progrès médicaux, crises sanitaires, déserts médicaux, inégalités de santé, réglementations de santé publique, financement de l assurance-maladie, défis de la bioéthique: les questions de santé constituent des enjeux politiques majeurs. À partir d une analyse de l histoire du système et de la politique de santé, Didier Tabuteau examine ces grandes questions.Comment concilier sécurité, liberté et égalité? Quelles sont les limites de l ambition d universalité proclamée pour l assurance-maladie? Comment l exigence de décentralisation peut-elle affecter les politiques de santé? Quels sont les effets de la concurrence? Comment s articule le débat sur les prélèvements obligatoires?Autant d interrogations cruciales à un moment où l État providence est malmené par une crise économique d une ampleur exceptionnelle. Avec en filigrane la question de l indispensable réforme du système de santé et d assurance-maladie. Et pour ambition l édification d une véritable démocratie sanitaire
Pour composer cet ouvrage (...) : j'ai donné la priorité aux livres. Tous ont été lus, donc élus en fonction du plaisir qu'ils m'ont effectivement procuré. J'en ai retenu soixante : des romans, des nouvelles et des récits à caractère autobiographique (...). Pour chaque oeuvre, on trouvera un synopsis et un commentaire. On lira ensuite un «Portrait en pied» de l'auteur et un «Zoom sur le concept» qui permet de replacer les oeuvres dans une perspective générale.
Ce livre aurait pu s'intituler "Louvain-ma-Ville", ou encore : "Louvain-la-Neuve, telle que vous la voyez tous les jours, et telle que vous ne l'avez pourtant jamais vue". Il assemble soixante photos prises "Par la fenêtre" des usagers de Louvain-la-Neuve, qui y vivent, y travaillent, y "kotent" ou y tiennent boutique. Ces photos et les textes qui les accompagnent offrent au lecteur une mosaïque originale, émouvante, inattendue et familière de la ville nouvelle.
Dessins et poèmes "issus d'un rouge persistant, aussi bien le rouge d'un drapeau d'espoir que celui d'un sang sacrifié" (J. L. Rambour). André Doms poétise en bord de Meuse et au cours de ses pérégrinations d'insatiable voyeur-voyageur. Pierre Tréfois dessine tantôt à Ottignies, tantôt à Lablachère (Ardèche), entouré de fossiles - ses modèles préférés. Quant à Jean-Louis Rambour, il enchante le Santerre, dont il guette le silence et faufile les ciels de traîne.
Nous naissons chaque jour, dans chaque morceau de pain" , pour repousser le désespoir... Nous le faisons à plusieurs, coudes serrés, mémoire hissée au mât de notre résistance. Inspirée par l'oeuvre de Juan-Manuel Echavarría, la poésie de Matthieu de Nanteuil est un tissage en creux, une partition de silences, "comme un manteau de laine posé sur nos épaules" . Elle inscrit son chant dans les échos du monde, se noue au cri des grandes affres de l'humain. Elle éclaire nos consciences d'affects féconds et bouleversants sur le chemin de notre devenir. Il convient de la lire de notre voix intérieure pour en absorber l'écoute sans modération et laisser sourdre d'elle un miel réparateur. Une onde de sens alors porte notre pas et nous engage à vivre dignes, en hommage à ceux qui n'ont pas de nom. Une ode à l'amour de la mère, de la veuve ou de la soeur de Sebastián, au corps "rendu au multiple" . Des traces d'ombres contre l'oubli de l'avenir "pour venger nos morts en coloriant l'azur" . Pourvu que l'amour nous sauve... Pietro Pizzuti
Les mots de Matthieu de Nanteuil, les encres de Nadine Fabry... Il s'agit d'ombre et de lumière, de vents et de nuages, de ciels chargés debraises quand vient le soir, de givre quand le matin renaît. Il s'agit d'unvoyage minéral, sur une terre où passent les saisons. Il s'agit d'un chemin à accomplir, sur les sentiers du vivant, là où l'humanité surgit. Il s'agit de partir à la conquête d'un territoire et de se trouver soi. Philippe Besson