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L'oeil de l'histoire. Tome 3, Atlas ou le gai savoir inquiet
Didi-Huberman Georges
MINUIT
29,40 €
Épuisé
EAN :9782707322005
À quiconque s?interroge sur le rôle des images dans notre connaissance de l?histoire, l?atlasMnémosyne apparaît comme une oeuvre-phare, un véritable moment de rupture épistémologique.Composé, mais constamment démonté, remonté, par Aby Warburg entre 1924 et 1929, il ouvreun nouveau chapitre dans ce qu?on pourrait nommer, à la manière de Michel Foucault, unearchéologie du savoir visuel. C?est une enquête « archéologique », en effet, qu?il aura fallu menerpour comprendre la richesse inépuisable de cet atlas d?images qui nous fait voyager de Babyloneau XXe siècle, de l?Orient à l?Occident, des astra les plus lointains (constellations d?idées) auxmonstra les plus proches (pulsions viscérales), des beautés de l?art aux horreurs de l?histoire.Ce livre raconte, par un montage de « gros plans » plutôt que par un récit continu, lesmétamorphoses d?Atlas, ce titan condamné par les dieux de l?Olympe à ployer indéfiniment sousle poids du monde, en atlas, cette forme visuelle et synoptique de connaissance dont nouscomprenons mieux, aujourd?hui, depuis Gerhard Richter ou Jean-Luc Godard, l?irremplaçablefécondité. On a donc tenté de restituer la pensée visuelle propre à Mnémosyne: entre sa premièreplanche, consacrée à l?antique divination dans les viscères, et sa dernière, hantée par la montée dufascisme et de l?antisémitisme dans l?Europe de 1929. Entre les deux, nous aurons croisé lesDisparates selon Goya et les « affinités électives » selon Goethe, le « gai savoir » selon Nietzscheet l?inquiétude chantée dans les Lieder de Schubert, l?image selon Walter Benjamin et les imagesd?August Sander, la « crise des sciences européennes » selon Husserl et le « regard embrassant »selon Wittgenstein. Sans compter les paradoxes de l?érudition et de l?imagination chers à Jorge LuisBorges.Oeuvre considérable de voir et de savoir, le projet de Mnémosyne trouve également sa source dansune réponse d?Aby Warburg aux destructions de la Grande Guerre. Non content de recueillir lesDisparates du monde visible, il s?apparente donc à un recueil de Désastres où nous trouvons,aujourd?hui encore, matière à repenser, à remonter, poétiquement et politiquement, la folie denotre histoire.
Ce livre est un regard nouveau posé sur la peinture de la Renaissance italienne. Découvrant une partie inédite et surprenante d'une oeuvre de Fra Angelico, l'auteur s'engage dans une véritable enquête qui finira par renverser un certain nombre de nos idées acquises sur la peinture du XVe siècle.
Résumé : C'est avec les nymphes des tableaux de Botticelli et de Léonard de Vinci qu'Aby Warburg a réinventé notre façon de comprendre le monde des images. Il sera ici question de "mouvements émouvants", de draperies dans le vent, de "poursuites érotiques", de turbulences lucrétiennes et de "survivances de l'Antiquité"... Mais aussi d'une relecture de ces notions historiques fondamentales que sont les "sources", les "influences" ou ce qu'on appelle les "courants" artistiques. Pour comprendre l'art et son histoire, il faudrait donc engager quelque chose comme une véritable dynamique des fluides, qui est aussi la dynamique des jeux entre mémoires et désirs que les images mettent en scène... Et c'est aussi dans notre contemporanéité même que viendra s'observer la dynamique de cette longue durée, quand la figuration des mouvements du désir - tour à tour érotiques et mortifères - devient quelque chose comme le milieu d'immanence des images elles-mêmes.
L?histoire des images ne vit pas seulement au rythme manifeste des renaissances et des obsolescences. Elle vit également au rythme, plus talent, des survivances. Aby Warburg, qui interrogeait l?art occidental sous l?angle des «survivances de l?Antiquité», accorda une particulière attention à cette figure mouvante et drapée qu?il nommait Ninfa - sorte de personnification ou de demi-déesse des éternels retours de la forme antique. Ce livre entend prolonger aujourd?hui la quête warburgienne de Ninfa : il interroge le motif du corps féminin et de la draperie jusque dans ses avatars contemporains. Comme dans un montage cinématographique, on y voit Ninfa tomber progressivement, et son drapé se séparer d?elle jusqu?à échouer, seul, au plus bas de la représentation. Par-delà les Vénus alanguies de la Renaissance et les martyres baroques écroulés à terre, se dessine un mouvement général qui prendra toute son ampleur lorsque les artistes - d?Atget à Brassaï et Picasso, de Moholy-Nagy à Alain Fleischer - attacheront leur attention à tout ce qui traîne dans les rues de nos grandes villes : par exemple cette informe «serpillière» des caniveaux parisiens, qui forme un surprenant leit-motiv de notre modernité. On découvre alors comment notre présent le plus immédiat peut offrir une «image intime de l?Autrefois», selon l?expression chère à Walter Benjamin. On découvrira aussi l?exubérance et la paradoxale splendeur des formes les plus misérables, les plus échouées. Aléatoire et souveraine draperie de toute chose lorsque atteinte par le temps.
Qu'est-ce que ça veut dire, moderato cantabile ? - Je ne sais pas. " Une leçon de piano, un enfant obstiné, une mère aimante, pas de plus simple expression de la vie tranquille d'une ville de province. Mais un cri soudain vient déchirer la trame, révélant sous la retenue de ce récit d'apparence classique une tension qui va croissant dans le silence jusqu'au paroxysme final. " Quand même, dit Anne Desbarèdes, tu pourrais t'en souvenir une fois pour toutes. Moderato, ça veut dire modéré, et cantabile, ça veut dire chantant, c'est facile. "
Je suis dans la chambre de ma mère". Ainsi commençait la première page d'un roman publié à Paris en janvier 1951. L'auteur était un Irlandais inconnu qui écrivait en français. La presse saluait aussitôt l'apparition d'un grand écrivain : "Si l'on peut parler d'événement en littérature, voilà sans conteste un livre événement" L'avenir allait confirmer ce jugement. Dès l'année suivante paraissait, du même auteur. En attendant Godot, une pièce qui allait faire le tour du monde et même éclipser quelquefois ce premier roman. Et pourtant, Molloy reste un livre majeur dans l'oeuvre de Samuel Beckett. Jean-Jacques Mayoux, trente et un ans plus tard, nous en offre une lecture encore enrichie par le temps.
L'espace lisse, ou Nomos : sa différence avec l'espace strié. - Ce qui remplit l'espace lisse : le corps, sa différence avec l'organisme. - Ce qui se distribue dans cet espace : rhizome, meutes et multiplicités, - Ce qui se passe : les devenirs et les intensités. - Les coordonnées tracées : territoires, terre et déterritorialisations, Cosmos. - Les signes correspondants, le langage et la musique (les ritournelles). - Agencement des espaces-temps : machine de guerre et appareil d'Etat. Chaque thème est censé constituer un "plateau", c'est-à-dire une région continue d'intensités. Le raccordement des régions se fait à la fois de proche en proche et à distance, suivant des lignes de rhizome, qui concernent les éléments de l'art, de la science et de la politique.
Juin 1940. Chartres, submergée par la foule des réfugiés du Nord, s'est simultanément vidée de ses propres habitants. Quelques unités combattantes en retraite la traversent encore, bientôt suivies par les premiers détachements de la Werhmacht. Resté à peu près seul à son poste, le jeune préfet est convoqué par le vainqueur, qui veut le contraindre à signer un document mensonger portant atteinte à l'honneur de l'armée française. Le dramatique récit de Jean Moulin, dont le dépouillement fait la force, ouvre, le 17 juin 1940, le grand livre de la Résistance.
Résumé : Père de la théorie de l'évolution, Charles Darwin (1809-I882) a fait vaciller sur leurs bases les dogmes scientifiques et religieux de son temps, affirmant entre autres que "l'homme descend d'un quadrupède velu muni d'une queue, probablement arboricole". Mais quel homme était l'auteur de ce séisme intellectuel dont l'onde de choc vibre encore aujourd'hui ? De l'étudiant en théologie à l'agnostique convaincu, du voyageur audacieux traversant les Andes à clos de mule au vieux sage retiré dans son village du Kent, du rationaliste intransigeant à l'hypocondriaque abusé par des charlatans, Charles Darwin, révolutionnaire malgré lui, aura vécu une existence tout à la fois paisible et schizophrène où le conformiste Mister Charles s'oppose au subversif docteur Darwin.
Résumé : Il n'y a pas de meilleure introduction aux mathématiques que l'étude de son histoire. Résumant vingt-six siècles de découvertes sur les figures et sur les nombres, cette histoire des mathématiques ne demande aucune connaissance préalable. Le lecteur y retrouvera l'intérêt qu'ont porté aux mathématiques des savants comme Euclide, Descartes ou Pascal. Il y verra aussi comment elles ont permis à Einstein de bouleverser notre vision du monde ou encore comment elles ont rendu possible les plus récents développements de l'informatique et des télécommunications.
La science moderne a dû se libérer de l?héritage antique pour prendre son essor. Les mathématiques s?occupent d?entités abstraites, sans rapport avec le monde qui nous entoure, alors que la physique manipule des objets réels. En cette époque de boom technologique, la science bat le haut du pavé et le niveau de culture générale scientifique n?a jamais été aussi élevé.Autant d?idées reçues que le mathématicien et historien des sciences Lucio Russo dément avec brio dans cet essai court et incisif.Textes à l?appui, l?auteur montre combien la dette des sciences modernes à l?égard de l?Antiquité est importante. Il rappelle le rôle essentiel des phénomènes observables dans la genèse des théories scientifiques, aspect dangereusement occulté par les processus d?abstraction complexes des sciences modernes et par l?évolution des programmes scolaires.Il souligne que la science même la plus contemporaine implique une méthode qui, en l?occurrence, est directement héritée des travaux d?Euclide et de ses successeurs hellénistiques.Synthèse des recherches de toute une vie, Notre culture scientifique convoque les différents domaines de la connaissance (cosmologie, chimie, mathématiques, théorie des marées?) et nous invite à comprendre notre passé scientifique en profondeur, seul moyen de s?en affranchir pour bâtir notre futur.Table des matières : Note sur la présente éditionAvant-proposPREMIÈRE PARTIE. La pensée grecque à l?origine de la science moderne1. Le cas de l?astronomie2. L?idée de gravitation3. La théorie des marées4. Atomisme antique et moderne5. Le concept de molécule6. La durable influence d?une ?uvre hellénistique7. Philosophie antique et science moderne8. Une synthèseDEUXIÈME PARTIE. Le XXe siècle et aujourd?hui9. La culture scientifique10. L?histoire de quelques termes scientifiques11. Euclide retrouvé et abandonné12. Physique et science exacteÉpilogueBibliographieIndex des nomsNotes Biographiques : Lucio Russo, professeur de mathématiques à l?université de Rome Tor Vergata, est spécialiste de mécanique statistique, de probabilité et d?histoire des sciences. Il a notamment publié La Rivoluzione dimenticata (1996) et Flussi e riflussi. Indagine sull?origine di una teoria scientifica (2003). Notre culture scientifique est son premier livre traduit en français. Antoine Houlou-Garcia est membre associé de l?Institut des Sciences et Techniques de l?Antiquité et enseigne à la Fondazione Demarchi à Trente (Italie). Il réalise les vidéos Arithm?Antique pour le site La vie des Classiques et a publié plusieurs ouvrages sur les mathématiques.
Résumé : A première vue, physique et philosophie sont difficilement conciliables : elles n'ont ni les mêmes objets d'interrogation, ni la même manière de les aborder. D'ailleurs, lorsqu'ils s'adressent à leur auditoire, les physiciens parlent debout, alors que les philosophes, eux, restent assis ! Pourtant, ces deux disciplines partagent une ambition commune : celle d'augmenter et de perfectionner, chacune à sa façon, la "connaissance" au sens large. Et sont-elles, au fond, si étrangères l'une à l'autre ? Avec cet essai de "philo-physique", Etienne Klein les fait dialoguer avec bonheur ; de cette fructueuse rencontre naissent de nouveaux outils pour mieux penser le vide, la causalité, la matière, le statut du réel... Autant de questions où les prodiges de la physique peuvent nous aider à appréhender les vertiges de la métaphysique ? et inversement !