
L'homme qui marchait dans la couleur
L'artiste est inventeur de lieux. Il façonne, il donne chair à des espaces improbables, impossibles ou impensables : apories, fables topiques. Le genre de lieux qu'invente James Turrell passe d'abord par un travail avec la lumière : matériau incandescent ou bien nocturne, évanescent ou bien massif. Turrell est, en effet, un sculpteur qui donne masse et consistance à ces choses (mal) dites immatérielles que sont la couleur, l'espacement, la limite, le ciel, l'horizon, la nuit, l'immensité du désert. Ses Chambres à voir construisent des lieux où voir a lieu, c'est-à-dire où voir devient l'expérience de la chôra, ce lieu " matriciel ", cette fable topique inventée par Platon dans le Timée. Quelque chose qui évoquerait aussi ce que les psychanalystes nomment des " rêves blancs ". La sculpture de Turrell - sculpture de surplombs, de ciels et de volcans - est ici présentée comme une fable de cheminements sans fin. En sorte que regarder une ?uvre d'art équivaudrait à marcher dans un désert.
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| EAN | 9782707317360 |
|---|---|
| Titre | L'homme qui marchait dans la couleur |
| Auteur | Didi-Huberman Georges |
| Editeur | MINUIT |
| Largeur | 135 |
| Poids | 125 |
| Date de parution | 20010113 |
| Nombre de pages | 94,00 € |
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