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Dictionnaire Cervantès
Canavaggio Jean
BARTILLAT
28,01 €
Épuisé
EAN :9782841007134
Parmi tous les écrivains espagnols dont le nom est connu en France, Cervantès occupe sans conteste la première place, au point d'incarner parfois à lui seul l'éclat des lettres hispaniques. Il a fait, comme il se doit, l'objet de plusieurs biographies. Mais, pour le lecteur qui ne veut pas s'accommoder d'un récit soumis aux contraintes de la chronologie, il est apparu qu'un dictionnaire serait à même de lui faciliter un libre parcours, pour ne pas dire un vagabondage, qui lui appartienne en propre. Le voici désormais à sa disposition, sous la forme d'un ensemble de quelque cent trente articles qui lui permettront, si l'envie lui en prend, de privilégier telle perspective de son choix : le milieu familial de l'écrivain ; les villes où il a séjourné ; ses campagnes militaires et sa captivité à Alger ; son expérience de munitionnaire et de collecteurs d'impôts en Andalousie, au service de l'Etat ; sa formation intellectuelle ; son regard sur le monde et sur l'Espagne de son temps, en fonction des multiples aspects d'une personnalité dont la complexité se dérobe souvent à nous ; sa production littéraire (Galatée, poésies, théâtre, Nouvelles exemplaires, Don Quichotte, Persilès, Voyage au Parnasse) ; et, finalement, sa postérité et sa renommée posthume. La fascination que Cervantès continue d'exercer sur nos contemporains, au terme de plus de quatre siècles, ne tient pas seulement, tant s'en faut, aux péripéties d'une existence mouvementée, et elle n'aurait pas été aussi forte s'il ne nous avait laissé que ses poésies, ses nouvelles et son théâtre. Elle est due avant tout à Don Quichotte, ce qui explique le nombre d'articles qui lui sont ici consacrés. Sans mésestimer l'intérêt que soulèvent les questions relatives à sa vie et au reste de sa production, j'ai jugé essentiel d'accorder à son chef-d'oeuvre toute la place qu'il mérite, ainsi qu'à la réception qui lui a été réservée dans le monde entier : réception artistique, qui s'observe chez Coypel, Goya, Daumier, Doré, Dalí, Picasso, Garouste ; réception musicale, dont témoignent Purcell, Telemann, Massenet, Richard Strauss, Manuel de Falla, Jacques Brel ou Cristóbal Hallfter ; réception cinématographique, depuis George Pabst jusqu'à Orson Welles et Manuel Gutiérrez Aragón ; réception critique qu'attestent Unamuno, Ortega y Gasset, Freud, Thomas Mann, René Girard, Marthe Robert, Michel Foucault ; mais aussi réception littéraire que déclinent, chacun à sa manière, Marivaux, Fielding, Sterne, Diderot, Dickens, Flaubert, Dostoïevski, Melville, Tourgueniev, Kafka, Borges et, plus généralement, tous ceux qui, depuis le XVIIIe siècle, ont médité non seulement l'exemple que leur offraient les aventures d'un héros comique transfiguré par les romantiques en un chevalier d'idéal, mais aussi un texte fondateur, tenu souvent pour le premier roman moderne.
Beyrie Jacques, Bensoussan Albert, Canavaggio Jean
Fruit d'un travail d'équipe, cette Histoire de la littérature espagnole entend combler une lacune : depuis près de quarante ans, aucune synthèse comparable n'a été publiée en France sur le sujet. L'ouvrage traite exclusivement de la littérature péninsulaire de langue espagnole, selon un découpage en deux tomes qui comportent, chacun, une bibliographie raisonnée, une chronologie, un index des auteurs et un index des oeuvres. Ni palmarès ni panthéon, cette histoire, qui se veut cohérente, est, comme il se doit, une construction. Si les interprétations proposées sont situées par rapport à un état des connaissances, les enchaînements opérés manifestent des choix : soit qu'on prenne acte du verdict des siècles, soit qu'on procède aux révisions Jugées indispensables. Ce deuxième tome, en s'ouvrant sur le xviiie siècle, évoque, de Feijoo à jovellanos, l'éveil tardif de l'Espagne aux Lumières. Il s'attache aussi aux manifestations d'un plus ample renouveau : renaissance de l'esprit critique, invention de l'autobiographie, apparition d'une sensibilité "préromantique" , régénération de la scène, essor de la presse. Avec le XIXe siècle se produit une rupture. Dans le sillage du romantisme, essayistes, poètes, dramaturges, romanciers marquent les nouveaux enjeux, idéologiques et esthétiques. Mais le tournant décisif correspond aux années 70 : en poésie, à la suite de Bécquer, et, par-dessus tout, dans le roman, dominé par Pérez Galdôs et Clarin. Enfin, le Xxe siècle voit la poésie, le roman, l'essai, le théâtre emportés par un prodigieux élan créateur. Cet élan se dessine au lendemain de la crise nationale de 1898, incarné par Unamuno, Baroja, Machado, mais, également, par un Juan Ramôn Jiménez ou un Valle-Inclàn. Il se précise à travers l'apport d'un Ortega ; à travers, aussi, l'épanouissement lyrique symbolisé par une génération, celle de 1927, que ne résume pas, si grand soit-il, le seul Garcia Lorca. Il se confirme enfin, depuis la fin de la Guerre civile, dans les multiples expériences où s'expriment les interrogations d'une Espagne tournée vers l'avenir.
Résumé : Très populaire en Allemagne, José Ortega y Gasset est invité au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en 1949, à prononcer une conférence à l'université libre de Berlin sur l'Europe. C'est tout l'objet de cette " méditation " transformée aussitôt en livre et qui est traduit ici pour la première fois en français. Ortega invite ses auditeurs à ne pas céder au découragement. En dépit du cataclysme que vient de subir l'Europe, le moment de l'après-guerre est celui d'un crépuscule matinal et non pas vespéral. Voici comment il conçoit sa méditation : " [L'Europe] existe antérieurement aux nations qui sont aujourd'hui si clairement profilées. Ce qui, oui, sera nécessaire, ce sera de donner à cette réalité si vétuste une nouvelle forme. Loin d'être un simple programme politique pour un avenir immédiat, l'unité européenne est le seul principe méthodique qui permette de comprendre le passé de l'Occident. " L'avenir de l'Europe est alors envisagé par Ortega à la lumière des événements qui ont marqué l'entre-deux guerres : à ses yeux, les nations qui la composent sont arrivées à un instant où, dit-il " elles ne peuvent se sauver que si elles parviennent à se dépasser elles-mêmes en tant que nations, c'est-à-dire si l'on parvient à actualiser en elles l'opinion qui veut que la nationalité comme forme la plus parfaite de vie collective est un anachronisme : privé de tout avenir fécond, il est, en somme, historiquement impossible. " Ortega y Gasset délivre ici un message d'optimisme dans une Europe encore livrée aux ruines. Son message n'en a que plus d'écho aujourd'hui.
Vichy tel quel (1940-1944) est le titre que Dominique Canavaggio a donné à son récit au jour le jour des événements qu'il a vécus à Vichy en sa qualité de correspondant du Paris-Soir de Lyon. Durant près de quatre ans, il a été, de par ses fonctions, en relations suivies avec Pierre Laval et les ministres de ses deux gouvernements. Il a également approché ceux des ministères Flandin et Darlan, ainsi que les membres de leurs différents cabinets. Il a aussi rencontré souvent des hommes qu'il connaissait à différents titres : d'anciens condisciples de la rue d'Ulm, comme Marcel Déat ou Pierre Pucheu, ainsi que des personnes dont il était devenu l'ami, tels Albert Chichery, Jacques Guérard ou Bernard de Chalvron. Le témoignage que ce livre nous apporte est précieux, compte tenu des conditions dans lesquelles ont été recueillies les impressions et les confidences des personnalités qui ont été approchées quotidiennement. Le contenu même des entretiens qui nous sont restitués avec une remarquable vivacité d'écriture contribue à en rendre la lecture d'un grand intérêt.
Le nom de don Quichotte est connu dans le monde entier, mais un seul épisode subsiste généralement de son histoire, le combat contre les moulins à vent. Plus qu'à la somme de ses aventures, qui ne sont pas toutes marquées du sceau de la folie, l'ingénieux hidalgo semble devoir aujourd'hui sa renommée à sa maigre silhouette: fixée par Daumier, puis popularisée par Picasso, elle lui confère une apparence physique aussitôt reconnaissable. Mais en a-t-il été toujours ainsi? De fait, les quatre siècles qui nous séparent désormais de sa naissance dessinent une trajectoire sur laquelle un retour s'imposait. Le présent essai montre comment ce personnage a acquis une audience universelle, à travers éditions et traductions, mais aussi au-delà du récit de ses exploits, grâce à des transpositions qui lui ont ouvert de nouveaux supports iconographie, théâtre, ballet, musique, cinéma, télévision. Il s'attache également à dégager les raisons qui éclairent la vitalité d'une figure ambiguë, à la fois sublime et dérisoire, qui est devenue une référence pour le roman moderne. Sterne, Dickens, Flaubert, Dostoïevski, Melville, Kafka, pour ne citer qu'eux, ont vu en Don Quichotte un texte fondateur. Ils ont contribué, chacun à sa manière, à mettre en oeuvre le principe qui veut que plus le héros de roman s'applique à affronter le monde, plus celui-ci se dérobe ou se rebelle, creusant ainsi l'écart, comique ou tragique, entre le réel et sa représentation. Résumant dans son geste cette parabole épique, le Chevalier à la Triste Figure s'est détaché du livre dont il est issu. Il est devenu une figure mythique: plutôt qu'un message, un exemple qu'on est tenté de suivre, pour finir le plus souvent par s'en détourner. Biographie de l'auteur Ancien directeur de la Casa de Velazquez, Jean Canavaggio est professeur à l'université de Paris X-Nanterre. Spécialiste du Siècle d'or espagnol et traducteur de Don Quichotte, il a publié chez Fayard un Cervantès qui a obtenu la bourse Goncourt de la biographie. Il a aussi coordonné, pour le même éditeur, une Histoire de la Littérature espagnole en deux volumes.
Vingt-cinq femmes admirablement déterminées ! Elles ont osé, créé, innové et travaillé d'arrache-pied pour s'imposer dans le monde de la mode et du luxe. Robes, cosmétiques, parfums, joaillerie... Elles ont aussi tenu tête aux hommes et rien ne leur a résisté ! Elles se sont moquées des tabous et des conventions et leur success story constitue un palpitant tableau de plus d'un siècle de fashion-business. Elles nous entraînent ici dans la grand-messe des collections, nous font assister au lancement d'un parfum, à leurs combats titanesques pour faire jaillir la beauté, que ce soit celle d'une parure ou d'une ligne de maquillage. Jeanne Lanvin, Coco Chanel, Elsa Schiaparelli, Mme Grès, Nina Ricci, Carven, Donatella Versace, Sonia Rykiel, Laura Ashley, Chantal Thomass, Vivienne Westwood, Diane de Fürstenberg, Stella McCartney, Helena Rubinstein, Elizabeth Arden, Estée Lauder, les saurs Carita, Hélène Rochas, Annick Goutal, Gloria Vanderbilt, Lolita Lempicka, Jeanne Toussaint, Paloma Picasso, Victoire de Castellane... chacune a sublimé la femme à sa manière. Mais connaît-on l'envers du décor forgé de sacrifices personnels et d'humiliations ?
Pierre Riché, professeur émérite à l'université de Paris X-Nanterre, a publié de nombreux ouvrages sur le Haut Moyen Age (Ve-XIe siècle) qui sont devenus des classiques et sont traduits en plusieurs langues. Citons en particulier Education et Culture dans l'Occident barbare, Ve-VIIIe siècle (Points-Seuil, 1995); Les Carolingiens, une famille qui fit l'Europe (Hachette-Pluriel, 2012); L'Empire carolingien (La Vie quotidienne, Hachette, 1994). Patrick Périn est archéologue. Il a été pendant de nombreuses années directeur des Antiquités nationales au château de Saint-Germain-en-Laye.
Résumé : Cette édition rassemble pour la première fois l'ensemble des écrits sur l'art que Huysmans publia entre 1867 et 1905, dont 40 textes jusqu'alors inédits en volume. Découvreur de l'Impressionnisme et révélateur de nombreux talents, Huysmans contribua, par sa critique d'art, à l'évolution des idées esthétiques au tournant des XIXe et XXe siècles et à l'émergence de la peinture moderne. Le premier, il a su percevoir l'avenir du courant impressionniste, apprécier ses couleurs vivres et saisir le rôle nouveau conféré à la lumière, comprendre enfin la révolution qui s'opérait brutalement dans la peinture. De l'art flamand et hollandais des XVIIe et XVIIIe siècles (Bosch, Brueghel, Van Dyck, Hals, Rembrandt...) à l'Impressionnisme (Monet, Manet, Degas, Pissarro, Caillebotte, Gauguin, Cézanne, Seurat...), puis du Symbolisme (Whistler, Moreau, Redon, Rops...) à la redécouverte des artistes primitifs (Grünewald, Van der Weyden...), la critique d'art de Huysmans est une promenade à travers les plus riches heures de l'Histoire de l'art. Peintre du langage, Huysmans pulvérise la pensée au delà de toute notion de genre. A la frontière de la critique d'art et de la littérature, ses écrits esthétiques prennent place aux côtés de ceux de Diderot, Stendhal ou Baudelaire et constituent le témoignage singulier d'un esthète du XIXe siècle sur la peinture, en même temps qu'une invitation à relire son oeuvre de romancier à la lumière de sa conception picturale personnelle, à la fois moderne et hors du temps.
Résumé : Ce livre met en scène un grand nombre d'expressions, dictons, jurons et proverbes de la langue française concernant le chat dans tous ses états. Cette promenade érudite et souvent drôle en dit long sur la psychologie de ce mystérieux compagnon de l'homme et sur le regard attendri qu'il lui porte. Grâce à ce livre, il s'agit d'adopter un langage "châtié" et de donner sa langue au chat si l'on ne connaît pas la réponse. Parmi les expressions retenues, "avoir d'autres chats à fouetter", "appeler un chat un chat", "avoir un chat dans la gorge", "quand le chat n'y est pas, les souris dansent" : toutes ces formules retrouvent ici leur saveur.