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Ethnologie du bureau. Brève histoire d'une humanité assise
Dibie Pascal
METAILIE
21,50 €
Épuisé
EAN :9791022610599
Après L'Ethnologie de la chambre à coucher et celle de la porte, l'auteur nous invite à nouveau à nous regarder nous-mêmes dans une de nos occupations les plus répandues lorsque l'on parle du travail aujourd'hui, à savoir : être au bureau. Du moine bénédictin au jeune cadre contemporain, de la société du bureau de Napoléon au bureaucrate kafkaïen, du pupitre du copiste au nomadisme numérique du co-working, ce livre est un voyage dans ce qui fait du bureau et du travail sédentaire le centre du développement de nos sociétés modernes. Toujours avec humour, sensibilité et une connaissance encyclopédique, Pascal Dibie, en ethnologue, nous fait remonter dans notre histoire et réussit, sans que l'on se rende vraiment compte, à nous faire prendre conscience de la complexité réelle et déterminante de nos vies assises : une aventure de plus de trois siècles partagée au quotidien par cinq milliards de personnes dans le monde (oui, dont vous) !
Résumé : La grande aventure du repos des hommes présentée ici, non sans humour est une odyssée dont le navire a pour nom " matelas ". L'auteur met en scène les empereurs romains élucubrant au fond de leur lit, réhabilite les rois fainéants, surprend l'Eglise dans le mitan du lit et conte l'invention de la chambre conjugale. Il nous apprend aussi que dormir est une technique et la chambre un lieu de culture. Il nous fait pénétrer dans les chambres-villages d'Amazonie, les dortoirs d'enfants en Inde, saute des lits de romance sur les lits de douleur d'où il rebondit sur un K'ang chinois après avoir, au passage, fait un somme sur la banquise, chassé les courants d'air, bravé les parasites, visité nos caves et nos greniers pour aboutir au Japon dans une chambre escamotable. Pascal Dibie nous dit tout ce que nous avons toujours voulu savoir sur la chambre à coucher.
Brossant une brève histoire de l'origine à nos jours, des prêtres catholiques, Pascal Dibie nous invite à suivre leur itinéraire sacré. Du décryptage de la vocation des bébés en passant par la stratégie du catéchisme, afin de débusquer "l'appel" jusqu'à l'entrée au séminaire, toutes les étapes sont décrites avec minutie. Vient alors le sacerdoce et l'apprentissage de ses mystères : voeux de chasteté, liturgie du geste, maintien, etc. Suivent les activités et les moeurs définies canoniquement : messes, confessions, prudence avec les confrères et les paroissiens, vie au presbytère, voyages, maladie et mort du prêtre sont autant de scènes décrites ethnologiquement. L'ouvrage se termine par une histoire du costume du clergé et une description du monde des prêtres aujourd'hui en France.
C'est à une revisitation des époques fascisantes autant qu'à une attention extrême portée sur notre quotidien actuel et à l'influence de la cybernétique qu'il faut nous atteler pour endiguer ou tenter de ralentir la conquête méthodique et mondiale d'un "néo-fascisme-soft" qui est en train de s'installer comme théorème général et définitif pour l'ensemble de l'humanité. La différence des temps fait que les choses ne se répètent jamais à l'identique, mais il faut se méfier de ce "demain" indéchiffrable qui s'annonce. Qu'est-ce qui rend possible le fascisme ? Quelle est son essence ? Et surtout : en avons-nous fini avec lui ? ".
Tatouage, piercing, scarifications, cutting, burning, peeling... Les marques corporelles sont à la mode et se sont débarrassées des valeurs négatives qui leur étaient associées. Que signifient-elles aujourd'hui pour les jeunes générations? Le Breton inscrit ces pratiques dans la tendance contemporaine à considérer le corps comme inachevé, un brouillon ouvert à tous les embellissements, à toutes les modifications. De même relie-t-il sa réflexion à ses recherches sur les conduites à risque, largement développées dans Passions du risque en montrant l'importance des marques corporelles dans le processus de « remise au monde », de reconstruction de soi des jeunes en difficulté. Moins ambitieux que ses livres précédents, Signes d'identité en constitue ainsi une sorte de chapitre supplémentaire particulièrement documenté. --Michel Abescat-- -- Télérama
Revisitant une réflexion menée il y a dix ans, l'auteur constate que le statut de la marche a énormément changé en une trentaine d'années. Aller à pied, livré à son seul corps et à sa volonté, est un anachronisme en un temps de vitesse, de fulgurance, d'efficacité, de rendement, d'utilitarisme. Marcher ainsi de nos jours - et surtout de nos jours, disait J Lacarrière, "ce n'est pas revenir aux temps néolithiques, mais bien plutôt être prophète". Il est l'un des premiers à en retrouver le goût. Les chemins de Compostelle sont devenus en quelques années des lieux très fréquentés et dotés d'une organisation méticuleuse. Nous sommes bien loin des anciens chemins, mal aménagés, mal balisés, avec une population méfiante envers ces gens de passage portant leur sac à dos qui étaient les pionniers de leur renaissance dans les années 70. Ceux qu'essaient alors de reconstituer P Barret et J-N Gurgand ont disparu sous les "coquelicots, les chemins sont goudronnés ou ne sont plus". Les années 80 voient leur réorganisation méthodique, en 1983 est créée la première association jacquaire, qui sera suivie de bien d'autres. Dans les années 90 les chemins de Compostelle prennent leur essor. Aujourd'hui la marche s'impose comme une activité essentielle de retrouvailles avec le corps, avec les autres. Là où ils existent, même dans les villages, rares sont les syndicats d'initiative qui ne proposent pas un répertoire de chemins bien balisés pour la découverte de la cité ou de ses environs. Les imaginaires contemporains de la marche sont heureux, ils réfèrent plutôt au loisir, à la disponibilité. Marcher est un long voyage à ciel ouvert et dans le plein vent du monde dans la disponibilité à ce qui vient. Tout chemin est d'abord enfoui en soi avant de se décliner sous les pas, il mène à soi avant de mener à une destination particulière. Et parfois il ouvre enfin la porte étroite qui aboutit à la transformation heureuse de soi.
Résumé : Ronaldo vit à Copacabana avec sa grand-mère Sofia qui est née en Allemagne et a émigré au Brésil à la fin des années 30. Il reçoit un coup de téléphone d'une banque de Hambourg qui recherche une certaine Sofia Stern pour lui remettre un héritage et décide de s'y rendre. Mais Sofia, qui n'en fait qu'à sa tête, veut partir avec lui. Dans un cahier mystérieux trouvé au fond d'une armoire, on découvre en parallèle le Hambourg des années 30 et l'amitié de deux adolescentes inséparables. Klara, très douée pour le dessin, devient créatrice de mode et connaît un grand succès au bras d'un jeune officier nazi, qui l'abandonnera de façon dramatique pour faire un riche mariage. Sofia, fille d'un accordeur de piano aveugle et juif, devient chanteuse de cabaret, un peu trafiquante de drogue et reine de la débrouillardise, et tombe amoureuse de Hugo, le frère de Klara, un anarchiste opposant au régime nazi. Les deux jeunes femmes survivent dans le chaos de l'arrivée d'Hitler au pouvoir, au milieu de passions, de trahisons et de problèmes d'argent, sans jamais oublier l'amitié qui les lie.
Résumé : Septembre 1713. Juché sur une étique rossinante, la rapière au côté, Blasco de Castiglione, coeur tendre et tête brûlée, entre dans Palerme. En quête du secret de sa naissance, il rencontre Don Raimondo de la Motta, qui a commis tous les crimes pour ceindre la couronne ducale, l'éblouissante et ténébreuse Donna Gabriella, le sbire Matteo Lo Vecchio, maître ès scélératesses, Violante, belle comme un rêve de pureté, le séduisant et mystérieux Coriolano della Floresta, et tout un petit peuple pittoresque et rebelle. Il rencontre aussi une ville de palais arabes, où se réunit la secte des Beati Paoli, dont l'idéal de justice sera défiguré par la mafia...