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Tlemcen ou les lieux de l'écriture
Dib Mohammed ; Laredj Waciny
IMG PLURIELLES
28,01 €
Épuisé
EAN :9782919436422
Ce livre est le récit d'une enfance perdue à tout jamais qui se dit au présent, c'est un Dib-enfant qui fixe les moments ressentis et qui capte les moments enfuis. Le désir enfoui de Dib-enfant, celui de posséder un espace d'écriture, non pour devenir écrivain, mais pour sentir seulement qu'il existe, qu'il est libre. Les conditions de vie de l'époque (1946), si dures, n'offraient qu'une alternative aux enfants "indigènes" : soit le travail précoce, soit - comme ce fut son cas - l'école. Revisiter aujourd'hui ce magnifi que guide de l'enfance des années 1940, c'est faire un voyage dans l'enfance de Mohammed Dib et retrouver les anciens codes sous-jacents à une oeuvre qui ne cesse de nous émerveiller. Ce livre est une réédition et une nouvelle version du projet Tlemcen ou les lieux de l'écriture tel qu'il a été conçu en 1993 à l'initiative du Centre culturel français de Tlemcen, puis édité en 1994 par les éditions La Revue Noire à Paris. Il contient des images inédites du photographe.
L. A. Trip est un roman en vers. Il conte les tribulations au Nouveau Monde d'un homme de l'Ancien Monde et renoue ainsi avec une tradition un peu perdue (de vue). Mais pourquoi en vers ? Mais d'abord pourquoi faut-il que cela soit un roman ? A cette dernière question, une réponse simple : pour donner du corps à une poésie devenue de nos jours ectoplasmique, languissante, épuisée par un impressionnisme à bout de souffle. Le réalisme du roman est le meilleur antidépresseur dans ce cas. Mais alors pourquoi un roman en vers ? C'est évident : le vers est là pour corseter une langue à la fois souffrant de diarrhées chroniques et croulant sous ses adiposités depuis qu'elle a cesser de fréquenter l'école du Nouveau Roman. C'est aussi simple que ça.
Ton oeil bleui devient l'étoile qui éclaire l'accalmie Soleil derrière. Soleil devant. Des soleils. Soleils émergeant sans cesse du bleu de l'être. Ils réchauffent, ils brûlent, ils aveuglent. Et reviennent sans cesse à seule fin de cacher une ombre, de la ravir à la vue. Elle ne peut pourtant m'apparaître que si je fixe pour l'immobiliser, toute cette lumière qui se refuse d'être autour de moi, traçant un cercle de peur, d'ombre, de silence. La présence est là dans ce présent approché avec soin, car le sang peut jaillir comme les souvenirs. Une vie d'homme est en jeu. Né en Algérie en 1920, Mohammed Dib est le premier écrivain maghrébin à recevoir, en 1994, le Grand Prix de la Francophonie. Il est notamment l'auteur d'une trilogie - La Grande Maison, L'Incendie et Le Métier à tisser - à travers laquelle il rend hommage à son pays. Il meurt en 2003, laissant derrière lui quelques-unes des plus belles pages de la littérature algérienne. " De tous les écrivains africains, il est celui qui risque de nous toucher le plus. " Maurice Nadeau
Dans son approche du procédé anaglyphe, Mireille Loup nous fait comprendre que, tout comme nos ancêtres, nous restons fascinés par cette magie de l'image qui fait qu'une représentation soudainement ressemble au réel. Par ses palimpsestes photographiques, elle nous replonge dans l'univers de l'enfance, des livres où surgissent, se déplient des petits théâtres en carton, elle nous invite au plaisir de l'émerveillement.
Ils sont derrière, dans l'ombre ou dans le vide : on disait les manœuvres, les « manuts », les petites mains, dents du rouage industriel, les ouvriers qui ont permis à Marseille de grandir et rayonner. On les appelle aujourd'hui « les opérateurs ». Ces ouvriers, les voici, suspendant une fraction de seconde leurs gestes pour affirmer devant l'objectif qui ils sont ou veulent être : des héritiers de l'Homme. Les voici au travail, happés dans le mouvement des machines. Voici les lieux, témoins de leur présence, traces de leur mémoire, de leur souffrance, de leur espoir. Voici comment ces lieux, ces machines, ces hommes, assemblés ou dispersés, unis ou opposés, pèsent sur le monde qui se fait, ou se défait.
Albert Alessandro ; Verzone Paolo ; Caujolle Chris
Seeuropeans est une série de portraits d?européens à la plage.À priori, toutes les plages se ressemblent, de même que se ressemblent tous ceux qui les fréquentent. Pourtant, les portraits issus de l?investigation des deux photographes soulignent les nombreuses différences qui peuvent exister entre les gens, sur les plages européennes, du nord au sud. Ce qui se dégage surtout de ces images, c?est combien, sur la plage, peuvent s?exprimer de manière surprenante les particularités de la société à laquelle on appartient. Or, dans le contexte actuel, il leur a paru primordial de mettre en valeur la multiplicité, l?individualité et les singularités de chacun, selon le pays dans lequel il évolue.Ces deux photographes sont représentés par l?Agence Vu?.
Patras est un lieu de transit. Cette ville portuaire à l'ouest de la Grèce, concentre de nombreux migrants, venus d'Afghanistan, d'Irak, d'Iran, d'Érythrée, de Somalie, du Soudan, de l'Algérie et du Maroc. Ils guettent le moment adéquat pour se cacher dans un camion afin de monter à bord d'un bateau pour l'Italie. Déterminés, mais confrontés à la peur d'être attrapés, ils attendent des mois, voire des années, pour passer cette étape de leur voyage clandestin. Tout en sachant que d'autres barrières les attendent sur la route d'une Europe rêvée, « Europa inch'Allah ». Avant d'appuyer sur le déclencheur il y a un long moment d'échange. Je tente de ne pas faire des images « d'eux » mais des images «avec eux » prises dans un processus de partage. Ma place ici est à la fois derrière et devant l'objectif, j'ai besoin de m'y immerger, de m'y retrouver dans ce contexte. Construites autour d'un mélange entre le style documentaire et la fiction, mes photographies cherchent à identifier les éléments nécessaires pour raconter une histoire. Des campements improvisés, des hôtels, des bateaux, des quais, des plages, des ruines, des cimetières, autant de lieux exposés dans cette série qui sont en réalité les espaces de vie des migrants de Patras. L'action et la situation tragique des individus ne sont pas mises au centre du propos, ces images privilégient davantage le témoignage, l'état psychologique et les traces laissées par ces passages clandestins.