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Poétisation de l'histoire. L'événement en textes et en images
Diaz Elvire
PU RENNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782753527690
La "poétisation", qui est au coeur de l'ouvrage, dépasse le fait de mettre en poésie, stricto sensu. Si dans le discours littéraire, c'est écrire ou parler poétiquement, ou donner une dimension poétique, l'ouvrage englobe non seulement l'écriture poétique et fictionnelle mais aussi la représentation artistique, inspirée notamment du concept de poésie et d'"aura" qui émane de l'oeuvre d'art, selon Walter Benjamin. Modalité de représentation du réel, esthétisation de l'événement, la poétisation est un moyen de médiation et de transmission, mais aussi d'instrumentalisation, qui revisite le rapport entre histoire et arts (littérature, peinture, cinéma, iconographie, etc). Au croisement de divers arts, elle met en jeu l'intermédialité, la mise en récit, la mise en forme artistique d'un fait et ce faisant, elle interroge sur l'engagement par l'art. L'ouvrage analyse la mise en textes et en images de l'événement, les modalités et les buts de la poétisation, dans des oeuvres précises (films, tableaux, romans, poèmes, etc), à travers des approches croisées. Les quinze contributions issues de disciplines variées (civilisation, histoire, histoire des idées, littérature, cinéma, peinture, etc) réunies ici embrassent les aires culturelles européennes et américaines, du Moyen Age à aujourd'hui. L'ouvrage est structuré autour d'axes thématiques : l'action dans la cité exercée par le poète ou l'artiste ; la poétisation comme alternative du discours historique ; la poétisation comme dénonciation éthique et politique, par d'autres biais que le discours critique. "La poétisation de la terreur" montre que l'esthétisation par la peinture, le cinéma ou la littérature permet de dépasser la violence de la guerre ou du terrorisme. L'ouvrage s'inscrit dans le champ de l'histoire culturelle et explore les interférences entre l'Histoire, ses traces, son écriture, ses représentations et les arts.
Manuel Azafia, Président de la Seconde République espagnole (1936-1939), est mort en 1940, exilé à Montauban. Les deux textes présentés ici sont des jalons de la vie de l'homme de lettres et du politique qu'il fut. Le jardin des moines, traduit par Elvire Diaz, est le premier roman autobiographique de Manuel Azana, publié en 1927, qui n'a cessé d'être réédité en Espagne depuis lors. Ce récit qui retrace l'éducation religieuse reçue par Azana à la fin du XIXè siècle, chez les Augustins de l'Escurial, de facture classique et de registre soutenu, mêle humour, mélancolie et lyrisme, et offre de savoureux portraits et d'intéressantes réflexions sur l'histoire et la société espagnoles. Témoignage de vie et oeuvre littéraire, il est tout à fait singulier dans le parcours du futur homme d'État et - dans l'histoire littéraire espagnole. Le second ouvrage, La veillée à Benicarl6, traduit par Jean-Pierre Amalric, est un dialogue écrit en pleine guerre civile par l'homme qui incarnait la légitimité républicaine tout en ressentant au plus profond de lui-même la tragédie qui se jouait. Les personnages de fiction qu'il met en scène expriment les points de vue et le débat intérieur ressentis par Azana lui-même et par ceux dont il se sentait le plus proche, les Républicains. Ce texte vigoureux, souvent implacable, impose au lecteur un exercice de lucidité dont il ne sort pas indemne. La traduction nouvelle, ici présentée, se propose de le rendre en français dans une langue immédiatement accessible à nos contemporains. Les deux textes sont précédés d'une introduction les replaçant dans leur contexte et accompagnés de notes.
Diaz Elvire ; Barata Sylvie ; Billard Henri ; Eusè
Résumé : S'adressant en priorité aux étudiants candidats au concours du CAPES d'espagnol, cet ouvrage a pour objectif de proposer une préparation efficace à l'épreuve du commentaire écrit. Il s'organise en deux parties respectivement consacrées à chacune des deux nouvelles oeuvres au programme, Los Desastres de la guerra (1810-1815) de Francisco de Goya et le film NO (2012) de Pablo Larrain et apporte des éléments de compréhension de ces oeuvres en les situant chacune dans leur contexte historique, politique, artistique et en offrant une étude précise de l'oeuvre graphique et filmique. Il est complété par des exemples de commentaires de dossiers, s'inscrivant dans les notions et thématiques du programme (Mythes et héros, Espaces et échanges, L'imaginaire, Le personnage, ses figures et ses avatars).
Ce manuel de traduction de textes espagnols est destiné à renforcer les compétences linguistiques des étudiants de licence par l"approfondissement des notions grammaticales clefs et par l" enrichissement lexical. Il vise à développer le travail de compréhension et de transposition. L"ouvrage s appuie sur un nombre important de fragments d" oeuvres littéraires du XIXe siècle à nos jours, présentant une grande variété de tons et de registres (populaire, familier, oral, soutenu, etc.) et reflétant un large panorama de la littérature hispanique contemporaine.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.