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Illusions perdues d'Honoré de Balzac
Diaz José-Luis
FOLIO
12,60 €
Épuisé
EAN :9782070401697
Est-il possible de ramener un roman polyphonique tel qu'Illusions perdues à un patron structural unique ? Si l'on se fie au titre, il s'agit d'un "roman d'apprentissage" qui obéit au modèle : illusions juvéniles/perte des illusions. Mais ce schéma se décline selon trois versions distinctes. Roman d'apprentissage d'abord, et sous un double aspect, négatif et positif : perte des illusions et acquisitions d'un savoir "adulte" de la vie. Mais aussi roman de l'ambitieux, car, même si Balzac s'est donné un héros mal loti de ce point de vue, il ne saurait si facilement renoncer à ce modèle (qui a le défaut d'avoir déjà été mis en oeuvre avec Rastignac, mais l'avantage d'avoir été le sien propre à son "début dans la vie"). Enfin, ce qui caractérise cet ambitieux problématique qu'est Lucien, c'est que, perdant ses illusions mais aussi sa pureté, il s'engage dans la voie de la corruption. Bien sûr, ces trois romans distincts - apprentissage, ambition, corruption - sont étroitement liés entre eux. Mais de distinguer leurs logiques entre-tissées permet de faire apparaître la complexité de la trame". José-Luis Diaz
Comment Balzac est-il devenu Balzac? La question s'impose d'autant plus que nous avons affaire à un écrivain Protée, qui n'en finit pas de se réinventer à nouveaux frais, une fois entré sur la scène littéraire. Il s'agit ici de suivre les avatars que Balzac construit successivement de lui-même, depuis l'époque de ses ?uvres de jeunesse (1818) jusqu'à La Comédie humaine (1842). En d'autres termes, d'écrire l'histoire de ses scénographies auctoriales. Histoire à rebondissements, d'autant plus que 1'?uvre est foisonnante et qu'elle entraîne dans son sillage divers auteurs à l'?uvre, dans une interaction constante entre création littéraire, production livresque et création de soi. "Devenir Balzac" est ainsi toute une aventure, jamais achevée, toujours recommencée, dont le présent livre marque les étapes. L'invention des divers Balzac successifs est suivie pas à pas depuis l'entrée en littérature ; viennent les "années climatériques" (1829-1831), et les divers portraits liges qui en découlent, "entre romantisme et réalisme", jusqu'à cette radicale reconstruction de soi sub specie aeternitatis que tente l'"Avant-propos" de La Comédie humaine. Dans une partie plus synthétique, sont envisagés ensuite tant "l'auteur" tel que le construisent ses préfaces, que "l'écrivain" tel qu'il se complaît à s'affubler de parures mythologiques. Enfin, par une sorte de champ/contre-champ, une dernière partie bascule "Du côté de la réception". Comment notre Protée, expert lui-même de manière novatrice quant à la réception de la figure auctoriale, a-t-il négocié sa changeante image avec ses lectrices ? Lui qui a fait roman des nouveaux rapports auteur/lecteur (Modeste Mignon), comment s'est-il trouvé jugé, aimé, consommé, mythologisé ?
En mettant au coeur de notre recherche cette notion "d'homme social" (9 occurrences dans La Comédie humaine), il s'agit de s'intéresser, non tant à la vision d'ensemble qu'a Balzac de l'évolution de la société, mais à la manière dont il dramatise et, tout à la fois, analyse le comportement social de ses personnages, quand ils se meuvent sur les diverses scènes de la "comédie humaine". C'est donc surtout sa sociologie de la "vie privée" qui est visée, et c'est sur la théâtralisation des comportements de ses acteurs que l'accent est mis.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Le XXe siècle a vu naître les deux plus belles théories physiques jamais inventées. La première, la relativité générale, est l'oeuvre du seul Albert Einstein. Son domaine d'application est l'infiniment grand. La seconde, la mécanique quantique, est l'oeuvre collective de certains des plus grands esprits du XXe siècle. Son domaine d'application est l'infiniment petit. Mais ces deux théories sont incompatibles entre elles. Cherche-t-on à les réunir dans ce qu'on appelle la "théorie du tout", on se heurte alors à d'insurmontables difficultés. Aujourd'hui, la "théorie des cordes" semble en passe de réussir là où toutes les précédentes théories ont échoué: ce faisant, elle bouleverse notre conception de la matière, de l'espace et du temps. C'est l'histoire pleine de rebondissements de cette révolution en marche - où les particules élémentaires s'avèrent semblables à d'infinis bouts de ficelle, où l'espace-temps se déchire, se répare, se replie en dix dimensions invisibles, où le Big-Bang et les trous noirs prennent des formes inattendues - que nous raconte ici l'un de ses éminents acteurs. Après la relativité générale et la mécanique quantique, l'avenir appartient-il à la "théorie des cordes"?
Jamais pharaon n'aura autant intrigué. L'inventeur du monothéisme, qui défia au péril de sa vie la colère des dieux et de leurs gardiens, était-il un fou ou un visionnaire ? A-t-il été assassiné? La Grande Epouse royale Néfertiti a-t-elle influé sur les décisions du maître de l'Egypte. Tant de siècles écoulés ont éparpillé les pièces de ce puzzle... Au fil des pages, deux égyptologues, Judith Faber et Philippe Lucas, vont tenter de décrypter l'énigme du dieu roi. S'appuyant sur les thèses les plus récentes, Gilbert Sinoué plonge, à la manière d'une enquête policière, au c?ur du mystère de l'une des figures les plus fascinantes de l'Egypte ancienne.
« Cultiver les plaisirs de mes sens fut, dans toute ma vie, ma principale affaire; je n?en ai jamais eu de plus importante ». Il n?a pas fallu longtemps, un siècle tout au plus, pour que GiacomoCasanova (1725-1798) prenne sa place au Panthéon des mythes. Fils d?une modeste famille de comédiens, il est devenu, à la faveur de ses Mémoires, Histoire de ma vie, une figure de référence dans l?art de la séduction. Mais qu?était-il vraiment? Un agent secret, un aventurier cosmopolite, escroc à ses heures? Pour aborder Casanova, il faut se garder d?appliquer à son histoire les catégories issues des deux siècles qui nous séparent de lui. Le dépouillant de ses attributs de surmâle, Maxime Rovere en fait un éternel amoureux joueur de cartes invétéré, mais aussi un voyageur insatiable, un homme de lettres éperdu de projets, un grand amateur de vins et un incomparable gastronome, en somme le chantre d?une liberté nouvelle, praticien volontaire d?unephilosophie joyeuse et hédoniste.