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Al Xuraan ci Wolof
Diagne Pathé
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782738459664
Hal Huran ci wolof est la première traduction écrite et publiée du Coran dans une langue parlée en Afrique de l'Ouest par dix millions de locuteurs musulmans à plus de 95 % et au contact de l'Islam dès le ville siècle. Cette traduction intervient des siècles après celle du grand-père de Tarih, fondateur de l'Espagne musulmane. Elle fixe des traditions établies par les tafsirs Al Huran, bien avant la conquête, au xle siècle, du Ghana, du Maghreb et de l'Espagne par les Marubata des monastères de Guédé et de l'Ile à Morphil. Cette conquête est conduite à l'époque, sous l'égide de War Jaabi Ndiaye, empereur du Tekrour, par son neveu Lebu Sall et son beau-fils Abubakar Lamtuna du Trarza, époux de Fatima Sall, et Yusuf Ibn Tachefin, le guide ghanawa de la révolution almoravide. Après les traductions, les anthologies, les manuels, la revue Kaddu, et les lexiques scientifiques et techniques publiés à l'Institut Fondamental d'Afrique Noire Cheikh Anta Diop et ailleurs, la voie est ouverte aux traducteurs, interprètes et commentateurs. Ils sont nombreux et talentueux. Ils ont charge de rendre le Coran accessible dans toutes les langues propres aux populations africaines musulmanes et à tous les locuteurs sans frontières.
Dès ses origines, l'Islam africain s'est constitué en toute liberté, en relisant et en interprétant le Coran avec ses Mara, ses Marabat, ses Marabouts, ses Madiba, ses Modibo, ses Moriba, ses Thierno et ses Serignes, guides religieux préislamiques convertis. Il s'est tôt forgé historiquement, en ses propres termes, dans l'espace subsaharien et ses empires souverains. Il a pu le faire en toute indépendance jusqu'à l'époque des conquêtes coloniales européennes et des Jihaad du XIXe siècle. Il a pris contenu, forme et spécificité, eu égard aux traditions monothéistes très anciennes dont il héritait sur le terrain. Il l'a pu, du fait de la qualité de ses contextes culturels et civilisationnels de tradition non orientale et non arabe. Cette autonomie spirituelle, intellectuelle, linguistique et historique féconde, dont témoigne une recherche avertie, a survécu au niveau du peuple comme des élites. Elle a, à ce jour, conféré à l'Islam africain son originalité, son dynamisme et sa spécificité, au coeur de ses confréries elles-mêmes. Elle lui donne, aujourd'hui, cette autorité et cette indépendance qu'elle se doit de préserver dans un monde spirituel et géopolitique en crise, porteur de violences et de pur hégémonisme qui s'exportent. L'Islam africain face à la Sharia orientale traduit, à nouveau, un effort qui inscrit la présence islamique, dans cette tradition spirituelle et religieuse, dont rendait compte notre traduction en wolof du Coran. Cette traduction datée de plus de quarante ans avait été précédée sur ce thème et ces préoccupations, par notre recherche consacrée au Pouvoir politique traditionnel en Afrique noire. Cet ouvrage, antérieur à notre traduction du Coran, était en effet consacré au rôle de l'Islam dans l'évolution des institutions en Afrique. L'Islam africain face à la Sharia orientale s'inscrit dans cette continuité.
L'Afrique, enjeu de l'histoire: Afrocentrisme, Eurocentrisme, Sémitocentrisme et les deux ouvrages précédents Tarana ou l'Amérique précolombienne: un continent africain et Bakari II 1312, Christophe Colomb 1492 à la rencontre de l'Amérique appartiennent à une même trilogie. Ils prennent en compte les acquis exposés dans La révolution ramakushi ou l'archéologie linguistique et culturelle de la préhistoire spirituelle et intellectuelle de l'humanité sur la planétarisation récurrente de la terre opérée par la navigation transocéanique et la mondialisation à partir des XIIIe-XVe siècles, d'une histoire partagée de l'humanité. Il s'agit de travaux qui portent, en particulier, sur le passé des civilisations et des navigations nilo-transatlantiques. Celles-ci ont commencé à prendre forme dès la préhistoire, sous l'action des navigateurs et migrants natifs africains, qui ont emprunté les corridors balisés par les vents et courants du Nord et du Sud équatorial, menant des côtes africaines aux terres de l'Outre-Atlantique et du Pacifique américain. Ces civilisations maritimes se révèlent aujourd'hui, des deux côtés de l'océan, à travers des réseaux portuaires, des zones de débarquement, des aires de peuplement, des métropoles spirituelles et politiques, des espaces de pouvoir royal et impérial parfaitement identifiés, grâce à une archéologie linguistique et culturelle, systématiquement mise à jour pour la première fois. C'est grâce à ces données et à la problématique qu'elles justifient que s'organisent ici la lecture critique et le débat continué sur l'appropriation de l'Histoire que réouvrent un certain nombre de publications dont: Black Athena: The Afroasiatic Roots of Classical Civilization de Martin Bemal ; Black Athena Revisited, édité par Rogers Mac Lean et Mary Lefkowits et publié en 1996, par Chapel Hill, à Londres ; Afrocentrism: Mythical Pasts and Imagined Homes de Stephen Howe, publié à Londres en 1990; Afrocentrismes: L'histoire des Africains entre Egypte et Amérique édité par J. P. Chrétien, E-X Fauvelle-Aymar et H Perrot. Cette controverse qui peut paraître obsolète est un phénomène dormant, qui se réveille par intermittence. Les données inédites qui sont avancées dans ce livre et la trilogie à laquelle il appartient, visent à élargir les perspectives.
Ce livre introduit et commente succinctement la vie et l'oeuvre de Cheikh Anta Diop, auteur de Nations Nègres et Culture, considéré comme un texte majeur dans la renaissance du monde noir, et de Civilisation ou Barbarie. A travers ses ouvrages, Cheikh Anta Diop réinvente, au coeur des luttes de l'après Seconde Guerre mondiale, l'antiquité négro-pharaonique à la suite du jamaïcain Edward Wilmot Blyden et de Marcus Garvey. Il prend ainsi position contre le courant dominant des historiens et universitaires de la période coloniale. Ce livre a pour ambition de fournir des repères aux intellectuels, aux étudiants et à un public plus populaire qui désirent étudier son oeuvre. Ils y découvriront un grand Africain qui, dans le monde politique, renvoie à lui-même, à Paul Robeson et à Nelson Mandela et, dans le monde artistique, à Thelonius Monk qui avait sa carrure et sa gestuelle.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.