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Le lieutenant de kouta
Diabaté Massa makam
HATIER INTERN.
7,45 €
Épuisé
EAN :9782747304627
Le lieutenant de Kouta", de son vrai nom Siriman Keita, qui donne son titre au roman de Massa Makan Diabaté, est un spécimen étonnant de vétéran de "l'armée coloniale", revenu au pays peu avant l'indépendance après des années de discipline militaire, au service du drapeau bleu blanc rouge?Le roman moque avec gentillesse l'inadaptation de l'officier, sorte de Tartarin maladroit qui ne retrouve que progressivement les traditions de son village, non sans se laisser berner à plusieurs reprises par ses concitoyens, pas toujours de bonne foi? La force du roman est de placer son lecteur dans une situation d'un témoin dont le point de vue sur le lieutenant se modifie en même temps que son histoire se déroule.Le personnage, qui était d'abord découvert, de l'extérieur, comme une excentrique peu sympathique, mêlant une arrogance mal venue à des comportements presque vexatoires à l'endroit des enfants du village, surprend de plus en plus par des comportements qui révèlent sa sensibilité écorchée : adoption d'un jeune orphelin, concessions successives faites à l'imam malgré ses premières protestations d'athéisme, échec pathétique de ses tentatives de séduction et de ses projets "politiques"?Au bout de ce chemin fait de déconvenues et de méprises, Siriman Keita trouve enfin sa voie propre, devenant le muezzin du village, refusant avec simplicité la Légion d'Honneur que le gouverneur français lui a octroyé? L'accident qui survient alors permet opportunément au représentant du pouvoir colonial d'effacer ce qui pourrait sembler un affront, de la part d'un ancien soldat : "après tout, on peut décorer quelqu'un à titre posthume. Et c'est plus honorable."Les soins empressés dont il fait alors l'objet de la part du médecin militaire lui seront progressivement fatals? Triste fin sur laquelle l'auteur n'insiste pas, mettant dans la bouche du docteur, à l'adresse de l'infirmier perplexe, la version officielle à retenir : "Eh bien, retiens bien ceci : le lieutenant est mort d'une hépatite virale".Ainsi, c'est par petites touches comiques que Massa Makan Diabaté aura procédé, tout le long du chemin, pour faire perler l'insupportable étrangeté de cet univers colonial, et son inadaptation radicale à l'Afrique. Pas de grande déclaration de principe, pas de philosophie inutile, ce sont des petits faits vrais, accumulés les uns après les autres, qui tournent en dérision un monde de mensonge et d'injustice, où les bons ne sont pas ceux qui le paraissent à première vue, et où les mauvais ne sont punis? qu'à la longue.D'ailleurs, il y a-t-il des bons et des mauvais ? L'histoire tisse son cours en arrière plan des vies humaines, et c'est avec la même tendresse amusée que Diabaté peint tous ses personnages. Au bout du conte, au bout du compte, c'est l'humanité universelle qui se révèle, telle qu'en elle-même. --Khaled Elraz -- -- Afrik.com
Si toutes communautés musulmanes avaient strictement appliqué les lois coraniques, il n'y aurait jamais eu de problèmes dans la vie d'un couple. Ce guide permettra de mieux connaître l'Islam et contribuera à son modeste niveau à participer à l'éducation spirituelle et morale des couples pour que ces derniers vivent leur vie religieuses en parfaite harmonie.
Au cours d'un stage de l'écriture à la scène, nous avons eu un sujet intitulé : Otages. J'ai pensé que souvent, les Français issus de l'immigration étaient une sorte d'otages aux mains de l'espace de naissance de leurs parents et de la France où ces enfants ont vu le jour et ont grandi. Saman, un jeune français vient d'être désigné pour un reportage au Bêtasso en Afrique Noire. Il s'agit du pays de ses parents. Il va informer ceux-ci de la nouvelle avec cette joie de retour dans son pays. A sa grande surprise, ils lui apprennent qu'il partait à l'étranger, fut-il la terre de ses ancêtres. Il s'agit du pays des parents car ils y sont nés et y ont grandi. Quant à lui, à l'instar des autres jeunes de son âge, il est né en France et y a grandi. Ce n'est pas parce que quelques abrutis leur disent franco-ivoiriens, franco-sénégalais etc., qu'il faut lâcher prise. Il s'agit d'un combat de tous les instants. Tenir, avancer ; un pas, deux pas, trois ; malheur à celui dont le pied flanche. Bien que leur histoire soit différente de celle des Américains Noirs, il n'en demeure pas moins que les situations sont les mêmes ; tous nés en dehors du continent africain. Qu'ont fait ou que font ces Américains ? Ils ont conquis leur place dans la nation américaine. A leur tour en France de conquérir la leur. Ce sera au prix de courage et d'efforts colossaux qu'ils parviendront à gagner cette "guerre". Un sage africain disait : "Le tigre ne clame pas sa tigritude, c'est dans la capture de sa proie qu'il la montre".
«Elle», une jeune albinos dont la vie n’a été qu’une suite de malheurs, dans une société qui la considère comme un être maléfique, décide de mettre fin à sa vie suite à la mort tragique de Michel, son seul et unique amour, qui a pris le risque de l’épouser malgré toutes les mises en garde. Mais c’est également à ce moment qu’un soi-disant génie protecteur, lui aussi amoureux de la jeune femme albinos, décide d’user de son pouvoir magique avec un seul objectif : l’empêcher de se suicider et prendre la place de Michel dans son coeur.
A l'instar de nombreux pays en développement, le Mali a entamé, aux débuts de la décennie 1980, un large processus de libéralisation et de privatisation de son secteur économique. Ce processus de libéralisation, qui constitue, en fait, la mise en oeuvre des recommandations des bailleurs de fonds notamment le FMI et la Banque mondiale, s'est accéléré avec l'intégration du pays dans deux organisations sous-régionales économiquement intégrées que sont la CEDEAO et l'UEMOA. Avec son adhésion à l'OMC en 1994, le pays s'insère dans un marché mondialisé, résolument gouverné par les règles du libéralisme économique. A l'égard du consommateur d'aliments, le postulat de départ était que la libéralisation des ressources agricoles et des marchés alimentaires, ainsi que l'ouverture du Mali aux échanges sous-régionaux et mondiaux, auraient permis d'accroître la production alimentaire, de diversifier et de garantir la disponibilité des denrées alimentaires. De plus, le libre jeu de la concurrence qu'instaure la libéralisation du marché engendrerait une compétition entre opérateurs économiques qui conduirait à l'augmentation de la qualité des denrées alimentaires et à une diminution de leurs prix au profit des consommateurs. L'auteur fait le constat selon lequel les consommateurs des pays en développement ont difficilement accès à l'aliment. A la source de cette difficulté se trouvent le droit du commerce international et les choix de la mondialisation, plus orientés vers le développement du libre-échange et la protection des intérêts économiques et financiers des acteurs de la mondialisation que vers l'accès des consommateurs à l'aliment. Ainsi, la construction d'espaces juridiques, à l'échelle régionale et mondiale, dominés parla loi du marché, participe-t-elle à l'affaiblissement du rôle de l'Etat dans la détermination des politiques agricoles et alimentaires pour préserver l'accès des consommateurs à l'aliment. L'auteur conclut que de nouvelles voies doivent être envisagées afin que le droit du libéralisme économique participe à ce qui doit être la fonction première du droit, à savoir la protection des valeurs essentielles à l'existence humaine, au premier rang desquelles se trouve l'accès à une alimentation saine et suffisante.