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MEDIEVAL ET MILITANT
DI CARPEGNA
PUB SORBONNE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782859449148
Aujourd'hui plus que jamais, la période médiévale est une mine dont sont extraits des exemples, des modèles et des grilles pour comprendre le monde actuel. Des nouvelles " croisades " jusqu'au terroriste Breivik " le templier " , en passant par la littérature Fantasy, le traditionalisme catholique et le marché touristique des fêtes médiévales, ce livre invite à voyager dans le " Moyen Age contemporain " . Le Moyen Age de nos modernités fonctionne de manière ambivalente. Convoqué à travers le cliché des " siècles obscurs " pour expliquer les " nouveaux barbares " , le " choc des civilisations " et les terreurs de la fin du monde, il assume sous la forme opposée d'une utopie chevaleresque et fondatrice une fonction mythique pour de nombreux groupes politiques et communautés en quête d'identité. Cette actualisation du Moyen Age, cette " invention des traditions " a un nom : " médiévalisme " . Analyser ce phénomène multiforme ne revient pas seulement à s'interroger sur notre rapport au passé. A travers cette clé, il s'agit d'examiner les orientations conceptuelles contradictoires d'un monde en crise.
Di Carpegna Falconieri Tommaso ; Boucheron Patrick
Giannino di Guccio, marchand de Sienne du XIVe siècle, est persuadé d'être l'héritier du royaume de France. Sous le nom de Jean Ier, il consacre sa vie à récupérer son trône. Une véritable enquête historique et une incroyable aventure picaresque. " Nous sommes en septembre 1354, Giannino devient le roi Jean, imposteur sincère et mythomane convaincant qui "fabrique la vérité pour la prouver". Car entre ces deux images, celle d'une vie qui bascule et celle d'une vie qui s'écrit, que se passe-t ?il ? Une histoire de fausse barbe, de trésors cachés et de berceaux échangés, où l'on visite les prisons d'Aix, Marseille et Naples, où l'on s'interroge sur une couronne en or et un sceau presque authentique, une histoire faite de mille intrigues enchevêtrées, de rumeurs, de calculs et de naïvetés, mais aussi de tricheries et de manipulations, ainsi que d'une bonne quantité de ruses et de maladresses, le tout nous menant jusqu'en Hongrie. On laissera au lecteur le plaisir de démêler le vrai du faux. "
Résumé : Sans le A? carotte devient crotte, à une lettre près, le mot devient autre, une seule lettre lui manque et son sens a changé. Apprendre à lire et à écrire tout en amenant l'enfant à réfléchir entre deux éclats de rire, c'est la gageure relevée par cet époustouflant abécédaire. A partir de 5 ans.
Résumé : Louisiana vit seule depuis toujours avec sa grand-mère dans une grande précarité. Mais la vieille dame a le talent de transformer le réel en épopée ou en conte de fée. En pleine nuit, elle entraîne sa petite fille dans un voyage sans retour. Louisiana n'a pas le temps de dire au revoir à ses amies ni à son chat Archie. Sa grand-mère veut atteindre la Georgie au plus vite pour briser le mauvais sort qui pèse sur toute la famille. La fillette devra faire face à la folie grandissante de la vieille dame ; au risque d'en apprendre davantage sur son passé... Un roman bouleversant et plein d'espoir.
Homme instruit et brillant, Cola di Rienzo subjugue les foules par de beaux discours et prend le pouvoir à Rome en 1347. Il a alors 34 ans. Visionnaire politique, humaniste ou encore homme de foi attiré par des idéaux révolutionnaires, Cola di Rienzo apparait tout au long de l'ouvrage comme un leader romantique précurseur de l'Unité italienne. Ambitieux et contradictoire, il n'hésite pas à se mettre en scène dans de superbes cérémonies, s'imaginant déjà empereur. Il connaîtra toutefois une fin pitoyable. Cette nouvelle biographie illumine ce personnage hors du commun qui était avant tout un extraordinaire communicant possédant l'art inné d'utiliser les mots pour séduire et convaincre. Tommaso di Carpegna décrypte les ressorts d'une propagande qui permit à cet homme du peuple d'accéder au pouvoir. Et nous amène ainsi à réfléchir sur le thème toujours d'actualité de la dangereuse puissance de la propagande et des rhétoriques populistes.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
L'immigration algérienne des années 1950-1970 est souvent associée à un stéréotype, celui d'hommes seuls, débarqués par bateau à Marseille, logés dans des foyers Sonacotra ou des bidonvilles, à proximité de l'usine où ils travaillent. Ce cliché repose largement sur l'idée que le regroupement familial n'a été instauré qu'en 1976, après avoir mis fin à l'immigration de travail, et a conduit les partisans d'une politique migratoire restrictive à présenter l'immigration familiale comme l'origine des difficultés sociales qui affectent les banlieues populaires au début des années 1980. Pourtant, plus de 80000 familles algériennes vivaient déjà en France à cette époque. Au croisement de l'histoire coloniale, urbaine et des migrations, cet ouvrage retrace les trajectoires des premières familles algériennes installées en France, principalement à Nanterre et dans l'ouest de la région parisienne. Il mobilise à la fois des archives administratives, pour appréhender les politiques publiques mises en place à l'égard de ces familles, mais aussi des dossiers de regroupement familial, des entretiens ainsi que les archives privées de Monique Nerva ? une figure militante qui s'est installée dans le bidonville de la Folie à Nanterre dès 1959 ?, pour saisir l'expérience vécue par ces populations. Ces matériaux, en partie inédits, dessinent une autre image de l'immigration algérienne, où se côtoient les familles des bidonvilles, qui font pour certaines partie intégrante de la société de consommation, et les familles "invisibles", lesquelles, comme les ouvriers français, connaissent les logements trop petits, les taudis, mais aussi, parfois, les logements sociaux. Malgré tout, l'existence même des bidonvilles et de quelques segments du parc social concentrant des Algériens a servi de prétexte au développement d'une politique d'immigration spécifique, qui limite l'arrivée des familles algériennes après l'indépendance. A la fin des années 1970, les tentatives visant à exclure les Algériens du territoire échouent, mais le contexte de la crise économique, les discours hostiles et les pratiques discriminatoires à leur égard entraînent une rupture du processus d'intégration socio-économique amorcé au cours des années 1960.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.