Jusqu'au début des années 1980, peu de gens avaient vu un embryon humain. Depuis l'apparition de la fécondation in vitro, l'embryon humain in vitro est devenu tangible, visible, congelable, étudiable, manipulable, destructible. Certes, les fausses couches précoces et l'avortement le livraient déjà aux mains des scientifiques, mais il était mort. Désormais vivant, dynamique, promesse d'un enfant à venir, il est également plus accessible à la main de l'homme. Depuis que la science nous permet de pénétrer l'intimité de l'embryon, ce n'est plus qu'un fœtus doté d'un cœur et d'un cerveau, mais un embryon de quatre cellules qui se présente sous nos yeux. Par étymologie, ce qui était caché et donc mystérieux est devenu un enjeu de pouvoir qui doit être appréhendé par le droit : dans le cas de l'embryon in vivo, la question est celle de sa suppression, donc de l'avortement. En revanche, les questions soulevées par l'embryon in vitro sont d'un tout autre ordre : à l'instar des organes et des éléments du corps, c'est son utilisation qui pose problème. Du point de vue juridique, elle conduit à s'interroger sur la qualification à donner : on se heurte alors aux deux seules catégories disponibles que sont le sujet et la chose. Or, ni l'une ni l'autre ne peuvent permettre de se promener sur la nature juridique de l'embryon humain in vitro.
Située au carrefour de l'Europe, la région Nord-Pas-de-Calais est d'une richesse incroyable sur plusieurs plans. Sur le plan historique, d'abord. La presque totalité de la région a connu les mêmes invasions, les mêmes heures de richesses et d'infortunes avec, notamment le drame franco-anglais : Bouvines, Calais, et Azincourt. Sur le plan artistique, aussi, puisque la région offre très probablement l'un des circuits de musées les plus intéressants de France (Lille, Roubaix, Dunkerque, etc.). L'aventure minière de cette région est évoquée au cours d'un itinéraire qui reflète autant la rudesse des lieux que la dignité de leurs occupants. Enfin, il ne pourrait être passé sous silence ce qui fait l'identité de cette région : la fête, les carnavals, la bière et les estaminets. Un circuit des estaminets est ici proposé. Cet ouvrage fait partie de la refonte de la collection, avec un nouveau format et une nouvelle couverture. Il sera enrichi d'un index et d'un cahier d'informations culturelles et pratiques sur le Nord-Pas-de-Calais.
Les habitants du Nord-Pas-de-Calais savent-ils que leur région possède le réseau de canaux le plus dense de France? Parfois oubliées, sacrifiées au règne de l'automobile, parfois polluées, livrées aux rejets industriels, ces voies d'eau renaissent aujourd'hui. Au coeur des villes, tels la Marque urbaine ou le canal de Roubaix, à leurs portes, tel le parc de la Deûle dans la métropole lilloise, mais aussi dans les campagnes où le tourisme fluvial se développe. C'est la Sambre, symphonie de verdure, c'est la Lys ou l'Escaut sans frontières... Ce sont des canaux rectilignes, rappelant leur passé militaire ou appelant un nouvel essor commercial... Ce sont des méandres plus secrets et bucoliques, d'Hazebrouck à Saint-Omer, du pays des sorcières de la forêt de Nieppe au complexe damier des wateringues! En bateau, à pied, à vélo ou à cheval, ces voies bleues et leurs chemins de halage vous attendent et feront de vous les compagnons de route des péniches flamandes. Biographie de l'auteur Journaliste indépendant, Geoffroy Deffrennes est actuellement correspondant du Monde dans le Nord-Pas-de-Calais et intervenant médias dans plusieurs grandes écoles et universités lilloises. Il couvre aussi l'athlétisme international pour différents quotidiens (L'Equipe, Libération, Les Dernières Nouvelles d'Alsace...) après une longueexpérience de reporter sport à La Voix du Nord où il était aussi responsable des rubriques livres et édition. Ce livre est son sixième ouvrage publié depuis 2003, après Lille, voyage en métropole (Ravet-Anceau), Grand-Lille, un art de vivre en ville (La Renaissance du Livre), Un siècle d'olympisme (La Renaissance du Livre), Paris-Roubaix, un mythe à découvrir toute l'année (Editions Ouest-France), Lille-Métropole hier,aujourd'hui, demain (Huitième jour). Avec la collaboration de Vera Dupuis pour la Sambre et de Julien Bels pour le Cambrésis et le Hainaut.Photographe indépendant depuis 1995, Samuel Dhote diffuse ses reportages photographiques par le biais de sa photothèque de plus de 300 000 images sur la région Nord-Pas-de-Calais. Membre de l'Union des Photographes Créateurs, il est représenté à Paris par l'agence BIOS, spécialisée en environnement.
Dans la nature, la symétrie est partout présente. Que ce soit dans les mathématiques, la biologie, la chimie, la physique, et même les sciences humaines, à très petite ou à très grande échelle, la symétrie est constitutive de notre monde. Du nombre d'or aux fractales et à la théorie des catastrophes, cet ouvrage est un essai original, transversal, qui s'interroge sur la notion de symétrie. Il intéressera les esprits curieux qui ont envie de comprendre le monde: qu'est-ce que la symétrie? A quoi sert-elle? Comment se manifeste-t-elle dans la nature? Illustrés par de nombreuses images, les concepts mathématiques auxquels il est fait référence sont immédiatement suivis d'exemples qui sont discutés en profondeur. Une série de problèmes orientés vers la réflexion et l'analyse de situations originales vient émailler l'ouvrage, proposant au lecteur des intermèdes participatifs qui pimentent sa lecture. L'ouvrage intéressera les étudiants de licence des filières de mathématiques, physique, chimie, média et communications, géographie ou bien encore littérature.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.