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Addis-Abeba (Ethiopie). Construction d'une nouvelle capitale pour une ancienne nation souveraine. To
Dewel Serge
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782343152493
Devenue fortuitement la capitale permanente de l'Ethiopie vers 1900, Addis Abeba (Addis-Abeba en français) a vu son rôle reconfirmé par l'occupant italien en 1936, lors de la fondation de l'Africa Orientale Italiana, puis à nouveau en 1941, après la Libération. Comme auparavant, c'est la volonté de reconnaissance de la souveraineté nationale et la nécessité pour le pouvoir de réaffirmer sa centralité qui contribuèrent exclusivement au dynamisme de développement de la ville. Ainsi, aux moments les plus critiques, la ville fut à nouveau mise en scène, architecturalement et monumentalement, toujours en référence aux articulations du temps long de l'histoire éthiopienne, comme le mythe fondateur du Kebrä Nägást et le royaume antique d'Aksum. Cela fut le cas après la Libération (1941), pendant la période de réintégration de l'Erythrée (1952-1962), mais encore très récemment. Faisant suite au premier tome, cet ouvrage à l'importante iconographie s'attache à comprendre la construction de la ville depuis l'occupation italienne jusqu'au XXIe siècle, constituant la première somme publiée consacrée à la capitale éthiopienne.
Pendant la seconde moitié du XIXe siècle, l'Ethiopie luttait farouchement pour conserver son indépendance, tout en agrandissant considérablement son territoire. Une région de montagnes et de prairies, jusqu'alors aux marges méridionales de l'espace national, se retrouva au centre du pays défini par de nouvelles frontières. C'est là qu'est née Addis Abäba (Addis-Abeba en français), vers 1886, d'abord simple kd'täma (camp royal) et base logistique pour les conquêtes militaires, avant de devenir un "carrefour du monde". Le texte met en lumière le rôle moteur exercé par la volonté de reconnaissance de la souveraineté nationale, dans le processus particulier de fondation et de pérennisation de la capitale éthiopienne, ainsi que dans son développement au cours du XXe siècle. Les grandes phases de croissance d'Addis Abäba ne peuvent être comprises qu'à l'aune du contexte international, alors que la souveraineté et l'indépendance éthiopiennes étaient menacées. Dans ces moments particuliers, les pouvoirs successifs ont mis la ville en scène, en la développant et en la dotant d'un patrimoine monumental. Pour cela, ils puisèrent dans le temps long de l'histoire éthiopienne, dans l'attachement à sa chrétienté — la religion Teiwahedo — et dans le mythe national du Kebrä Nägäst en développant une même rhétorique bâtisseuse. Cet ouvrage, complété d'une abondante iconographie permettant de retracer la construction de la ville et l'évolution du paysage urbain, constitue la première somme publiée consacrée à la capitale éthiopienne.
John Dewey (1859-1952) est un des piliers du "pragmatisme". Au centre de cette tradition, il y a l'enquête, c'est-à-dire la conviction qu'aucune question n'est a priori étrangère à la discussion et à la justification rationnelle. Dewey, fondamentalement, est un philosophe de la démocratie: "La démocratie n'est pas une forme de gouvernement", aimait-il répéter, nul ne saurait donc y voir une figure historique du pouvoir, caractérisée par tel ou tel prédicat idéologique, philosophique ou institutionnel. Au contraire, elle est à elle-même sa propre norme, elle définit les conditions pragmatiques de la discussion rationnelle, et par conséquent de l'enquête comme forme élaborée et socialisée de l'expérience. Dans Le public et ses problèmes, Dewey montre plus particulièrement que la politique est une "expérimentation": les pratiques expérimentales s'appliquent aussi bien à la délimitation du privé et du public qu'à la détermination des intérêts communs, à la décision politique comme à la détermination de la loi. Destiné non pas aux gouvernants mais au public, instance intermédiaire entre la société et le gouvernement, l'ouvrage entend restituer au public son pouvoir et ses compétences dont le prive la complexification de l'exercice du pouvoir. Il vise à restaurer la démocratie à sa source: la compétence de chaque citoyen.
John Dewey (1859-1952) est l'auteur d'une oeuvre dont le public français n'a pu encore prendre toute la mesure. La traduction d'Expérience et nature vient combler à cet égard une lacune importante. C'est sans nul doute en effet l'une de ses oeuvres majeures. Publié en 1925 après Reconstruction en philosophie (1920) et Human Nature and Conduct (1922), Expérience et nature offre la version la plus claire et la plus systématique de son pragmatisme et de ce que Dewey nomme lui-même son "naturalisme empirique". Il le conçoit comme la seule manière de surmonter les dualismes et les incompatibilités qui affectent l'existence collective et individuelle. A travers une réflexion critique sur 1'expérience, l'ouvrage se propose de mettre au jour les ressorts d'une pensée et d'une action orientées vers une vision compréhensive et constructive de l'existence. Il est composé de dix chapitres qui discutent successivement les rapports de l'expérience et de la méthode philosophique; la précarité et la stabilité de l'existence; le rapport de la nature à des fins aux moyens et à la connaissance, à la communication et au sens, à l'esprit, au Soi et au corps; le statut des idées et de la conscience, celui de l'expérience dans la nature et dans l'art, et enfin la place des valeurs et de la pensée critique dans l'existence. Expérience et nature n'offre aucun remède assuré contre les maux qu'il s'attache à circonscrire sous ces différents rapports; il vise à "inspirer à l'esprit le courage et la vitalité nécessaires à la création des valeurs qu'appellent les perplexités d'un nouveau monde".
Revue de presse Tiré des Gifford Lectures que John Dewey fut invité à donner au printemps 1929, La Quête de certitude est une œuvre philosophique de maturité qui constitue en même temps un point d’accès privilégié à l'ensemble de la pensée du philosophe.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.