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Le sursaut
Devolder Eddy
ESPERLUETE
16,50 €
Épuisé
EAN :9782930223797
Un après-midi de mars, je quitte la galerie Guillaume avant l'heure, je ne parviens pas à me concentrer. Je salue Zoé, la secrétaire et je rentre à pied. J'ai envie de me balader : place Stéphanie, Porte Louise, avenue de la Toison d'Or, chaussée d'Ixelles. Un homme, au bord de la chute, parle d'un désarroi qui le pousse à l'irréparable et de ce qui, au bout de la douleur, le ramène à la vie. Eddy Devolder se raconte dans une langue directe et une narration saccadée. Les moments sont donnés, comme autant de faits à charge et à décharge d'une vie qui ne devient supportable qu'au moment de sa perte même. Les images, composées de plusieurs dessins entremêlés, ponctuent le moment du suicide. Ce sont des mains découpées, elles renvoient aux mains détruites. Elles marquent aussi la charnière du récit : le moment de la reconstruction. Un livre sur le thème de la construction de l'identité par l'épreuve de l'égarement amoureux, du suicide et de la douleur. Cet ouvrage est le quatrième volet d'une histoire entamée avec La Russe, Anna Streuvels et La ligne de partage.
Hugo Pratt n'est pas seulement une figure majeure de la bande dessinée, auteur de Corto Maltese, chantre de l'aventure avec un grand A. C'est aussi un personnage haut en couleur, doté de qualités rares, doué d'une intelligence perpétuellement en balance entre la curiosité et le rêve. Eddy Devolder l'a côtoyé pendant plusieurs années. Comme journaliste, comme organisateur d'expositions mais aussi de temps à autre comme collaborateur. Il a tenu le journal de ces rencontres, noté les anecdotes, enregistré les confidences... Témoin privilégié, son ambition avouée est de saisir Pratt au travail. Il veut comprendre comment Corto devient Corto, comment une songerie devient un début d'histoire, quels objets encombrent sa table, quels êtres hantent ses pensées et quels paysages habitent ces êtres. Il découvre un auteur soucieux de transfigurer le passé, de réhabiliter ce que l'oubli menace
Elle m'appelait son Petit Jivago. Fin janvier 1956, la Grenzpolizei nous a arrêtés à la frontière de la R. D. A. Elle m'avait enlevé deux jours auparavant, peut-être pour prendre sa revanche sur la vie ou parce qu'elle voulait me communiquer l'histoire qu'elle avait endurée. Elle pensait sans doute que j'avais été conçu pour cette histoire. Dès qu'elle m'a vu, elle m'a appelé Jivago : Vivant, Syn Boga Jivago, Fils du Dieu Vivant. Elle était d'origine russe. J'avais trois ans et demi. C'est l'histoire d'une rupture imposée par l'Histoire. Certains moments sont vrais, d'autres non, mais l'auteur ne saurait plus aujourd'hui établir le partage entre ce qui est inventé et ce qui ne l'est pas. C'est sans doute aussi cela écrire : essayer d'approcher l'existence que l'on n'a pas eue et rêver de l'échanger avec celle que l'on ne parvient à assumer qu'à grand peine.
Un enfant. Un mort. Une série de désastres. L'enfant porte les noms du mort. Il s'en rend compte comme il entre à l'internat, comme il change de langue. Une ligne blanche régulièrement repeinte traverse la cour de l'école. D'un côté les filles, de l'autre les garçons. Son père, camionneur, vient le chercher les jours de sortie. Le camion est sa maison. S'il n'y avait pas eu la guerre, son père serait instituteur. L'enfant prend en charge le désir de son père, rencontre l'une de ses anciennes maîtresses. Elle se met en tête de l'initier. C'est le désastre. L'expérience du désastre, du mensonge, du " mentir-vrai " avec lequel il faut composer. "
Ecrire une histoire ou un scénario de film d'animation, ce n'est pas si facile. On connaît l'angoisse de la page blanche, mais imagine-t-on la multitude de questions qui se posent à l'illustrateur lorsqu'il commence un projet ? Faut-il commencer par créer les personnages ? Travailler sur les recherches graphiques ? ou bien se plonger dans des lectures en quête de références ? Quels outils utiliser ? Mon idée convient-elle à un film d'animation ou vaut-il mieux imaginer un livre ? Quelles sont les différentes étapes pour mettre une histoire en images ? Nicolas Bianco-Levrin est auteur, illustrateur, réalisateur de films d'animation. Il a travaillé pour différents journaux et institutions, ce qui lui a permis d'appréhender le processus créatif de diverses manières. Au fil de ses parutions, il a forgé des outils, développé une méthode, mis des mots sur les Etapes préparatoires à son travail. Etayé de nombreux exemples concrets, le livre présente de manière très complète les procédés d'élaboration et de fabrication d'une histoire et propose des pistes de réflexion à ceux qui souhaitent se lancer dans l'écriture d'une histoire en images, qu'elles soient fixes ou animées. Certaines étapes sont communes à tous, comme l'élaboration d'un storyboard, les crayonnés, les recherches documentaires ; d'autres sont propres à chacun, selon ses envies, habitudes et mode de fonctionnement. Ce manuel est un outil très concret qui aidera les auteurs et illustrateurs en herbe à se lancer, mais aussi tout un chacun à mieux comprendre les étapes qui précèdent l'élaboration et la réalisation d'un album ou d'un film d'animation.
Un manuel de dessin reposant sur le principe de la déclinaison. Il comporte dix listes de 100 esquisses de dessins auxquelles viennent s'ajouter des compositions d'artistes contemporains et d'enfants, des mots et des objets. L'artiste en herbe peut alors se livrer à une grande variété de combinaisons.
Claire, étudiante, est à la recherche du monde et d'elle-même. En quête d'absolu, elle pense naïvement qu'elle pourra découvrir LA vérité ou une sorte de formule magique qui lui permettrait d'appréhender l'univers. Elle cherche d'abord dans les livres, puis dans les rencontres de hasard, enfin, c'est un voyage, décidé sur un coup de tête, qui l'emmènera vers une métamorphose...