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10 concepts sociologiques en relations internationales
Devin Guillaume
CNRS EDITIONS
10,00 €
Épuisé
EAN :9782271081421
10 concepts sociologiques en relations internationales Prendre au sérieux l'idée que les faits internationaux sont des faits sociaux, c'est admettre que les relations internationales doivent être appréhendées par les sciences sociales et non pas seulement par le corpus convenu des "théories des relations internationales", principalement d'origine anglo-américaine. Ce livre s'attache à l'apport de dix concepts-clés appartenant à l'oeuvre de dix sociologues : la scène (Goffman), la structuration (Giddens), le champ (Bourdieu), l'interdépendance (Elias), la domination (Weber), la loyauté (Hirschman), la rationalité (Boudon), le conflit (Simmel), la réciprocité (Mauss) et l'intégration (Durkheim). Cette démarche originale entend enrichir l'étude des relations internationales en encourageant un réflexe d'ouverture vers la sociologie et, plus généralement, vers d'autres sciences sociales.
Etudier les faits sociaux que sont les relations internationales, tenter de les décrire, de les interpréter, de les comparer, demande immanquablement au chercheur d'effectuer un choix de méthodes et d'outils. Or, paradoxalement, alors que les ouvrages théoriques traitant des relations internationales sont relativement nombreux, la présentation des divers moyens de l'enquête empirique demeure peu développée. Cet ouvrage réunit une vingtaine de chercheurs et d'enseignants et offre un panorama de données, de ressources et de méthodes utiles pour mener une recherche sur les relations internationales et la fonder de la manière la plus rigoureuse possible. On y trouvera une réfl exion critique sur la construction et l'usage des banques de données, sur la pratique des entretiens, sur le recours à la cartographie, sur l'analyse des discours et des images ou sur l'emploi de diverses méthodes quantitatives. Guide pratique pour le chercheur, ce livre s'adresse aussi à un public plus général, intéressé par les études sur les relations internationales et qui se demande légitimement comment sont produites les conclusions des "experts" .
Différente d'une approche exclusivement théorique ou d'une lecture purement historique, la sociologie des relations internationales appréhende les faits " internationaux " comme des faits sociaux. Elle privilégie la démarche empirique tout en l'accompagnant d'un effort de systématisation. Face à une incroyable accumulation d'événements et d'informations, il s'agit d'organiser la diversité des variables et des techniques internationales autour de quelques rubriques fondamentales : les acteurs, leur puissance, leurs objectifs, leurs instruments. La sociologie des relations internationales propose un cadre d'analyse suffisamment étendu pour saisir les permanences et les discontinuités des modes d'action internationaux dans la durée, mais aussi suffisamment précis pour définir ce qui fait leur spécificité aujourd'hui. Dans cette perspective, ce livre ne sépare pas l'empirie et la théorie, le passé et le présent, l'analyse des continuités et une réflexion plus globale sur le changement. Il ouvre des pistes fécondes aux études politiques internationales.
Résumé : Soixante ans après la signature du traité de Rome, la construction européenne a connu des développements considérables. Toute son histoire a été marquée par des phases de stop and go qui ont rendu son cheminement difficilement prévisible. L'institutionnalisation a servi d'aiguillon au dynamisme des intérêts, mais également à des mouvements de résistance, voire de rejet à l'égard d'une entreprise qui paraissait dotée d'une capacité d'extension continue. C'est cette capacité, déjà contestée depuis que l'opinion publique s'est invitée dans les débats européens à partir des années 1990, qui est aujourd'hui sérieusement mise en doute. La nouvelle édition de ce livre, devenu un classique, offre une introduction pédagogique sur la genèse, le fonctionnement et l'état actuel de la construction européenne. Le lecteur y découvrira ce qui donne à l'aventure européenne son caractère de processus largement non planifié. Il y trouvera également de nombreuses données sur les institutions européennes et leurs acteurs.
Les institutions internationales contribuent-elles à la construction de la paix? On pourrait en douter, tant les critiques abondent: dysfonctionnements, défaillances, soumission aux intérêts des États les plus puissants. Diplomates, praticiens de ces institutions et fins connaisseurs de leur fonctionnement, les auteurs démontrent dans cet ouvrage que s'il demeure possible de faire la guerre contre l'avis des institutions internationales, il devient désormais difficile de se passer d'elles pour faire la paix. Faire la Paix est le premier ouvrage de la collection Chaos International des Éditions Pepper dirigée par Josepha Laroche. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. Du fait de sa politique, la Russie a perdu l'Ukraine et fragmenté l'espace postsoviétique qu'elle considère comme sa sphère d'influence, elle s'est aliénée une bonne partie de l'Occident, elle s'est engagée dans un incertain virage vers l'Asie, etc. Près de vingt ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ces événements relancent les interrogations sur les objectifs poursuivis par la Russie. Quels sont les facteurs qui déterminent ses actions extérieures ? Quelle est sa capacité à se remettre des bouleversements qu'elle a connus depuis 1991 ? Cet ouvrage se penche sur ces questions en accordant une attention particulière aux perceptions et aux représentations. Il explore la vision que la Russie a de l'étranger en la confrontant à la réalité de la place qu'elle tient sur la scène internationale ainsi qu'aux regards portés sur elle par le monde extérieur. En croisant ces différents regards, il a pour but de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.