Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Streets of London / L'histoire du rock dans les rues de Londres
Devillard Arnaud, Bousquet Olivier
MOT ET LE RESTE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782360540716
Aujourd'hui, l'Eurostar vous mène en deux heures et quart de Paris à Londres. Un coup de Google Maps sur votre smartphone et dix minutes après votre arrivée à la gare de Saint Pancras, vous voilà devant le Water Rats Theatre, sur Gray's Inn Road, où se sont formés les Pogues. Un peu plus bas, c'est le collège où Johnny Rotten et Sid Vicious ados firent la connaissance de Jah Wobble. Descendez encore un peu, prenez Guilford Street: au bout, le square où Dezo Hoffman prenait les Beatles en photo. Tiens, à propos des Beatles, et si vous alliez vous faire prendre en photo sur le passage piéton de la pochette d'Abbey Road ? Mais c'est où, Abbey Road ? Streets of London est le compagnon idéal pour une balade à pied, en métro ou tout simplement dans son fauteuil, dans le Londres des Beatles ou pour plus de fièvre, sur les pavés du punk et de la new-wave. Quartier après quartier, surgissent les anecdotes sur des moments de l'histoire du rock au détour d'une rue, d'un square ou d'un pub. Soit comment PeteTownshend a écrit "Who Are You" après une beuverie improvisée avec deux Sex Pistols, comment les photos de l'album Ziggy Stardust de David Bowie ont été prises sur Heddon Street, une nuit de janvier 1972, comment aux débuts des Rolling Stones, le batteur Charlie Watts, qui n'avait pas assez de place chez lui, laissait son instrument à la consigne de la Leicester Square Station entre chaque concert, comment le chanteur d'AC/DC Bon Scott est mort dans une Renault 5, etc.
Grizzly Park retrace le voyage d'Arnaud Devillard et sa compagne, de Denvers dans le Colorado à Glacier National Park, au nord du Montana. Sur fond de bearanoia, du rock en guise de bande - son, cette odyssée américaine nous plonge dans l'Ouest des cow - boys, des trappeurs, des parcs nationaux des Rocheuses, des moutain men, des Araphos et des Blackfeet. Des interstates interminables dans les grandes plaines où galopent les antilopes aux villes quasi désertes de Laramie, Billings et Butte, l'auteur porte un regard décalé mêlé d'authentique excitation sur son périple américain, avec Rick Bass, Doug Peacock et un bear spay (souvent) à portée de main.
C'est somme toute toujours la même histoire. Celle d'un gringalet des îles Britanniques marqué par sa découverte d'Elvis Presley et de Buddy Holly, captivé par le twang de Duane Eddy, fasciné par le vibrato main gauche de B. B. King, les bends d'Albert King, la slide d'Elmore James, qui comprend avec les chansons de Bob Dylan que l'on a le droit d'écrire des textes intelligents sans trop se soucier de son timbre vocal. Des enluminures de " Sultans Of Swing " au riff de " Money For Nothing ", Dire Straits est d'abord l'écrin de son leader et guitariste, Mark Knopfler. Mais derrière les tubes se cache le paradoxe rare d'un groupe qui a accédé au succès en radicalisant sa vision. Emergeant en pleine frénésie punk avec une musique rêvant d'Amérique et d'espaces, le groupe incarne autant les travers des années quatre-vingt ? clips, stades, synthétiseurs et saxophones ? qu'il s'en méfie. Sa disparition discrète permettra à Knopfler de cheminer auprès de ses héros Chet Atkins et J. J. Cale, aspirant à un calme que son talent lui a longtemps refusé.
Thoreau Henry-David ; Granger Michel ; Mallet Nico
Ironiquement intitulé Le Paradis à reconquérir, ce texte est une recension du livre de John A Etzler The Paradise within the Reach of all Men dans laquelle Thoreau critique l'utopie technique de l'auteur en y déplorant l'extravagance et l'antihumanisme. Selon Etzler, les machines dompteront bientôt les forces de la nature pour rendre possible le bonheur de tous ; or, rien n'est plus éloigné de l'idéal de vie naturelle du jeune Thoreau. Cet article anticipateur au ton acerbe n'est pas sans rapport avec les critiques actuelles de la technoscience et de l'ingénierie du climat et propose une réflexion pertinente pour notre temps.
Thoreau Henry-David ; Granger Michel ; Mallet Nico
La succession des arbres en forêt est le texte d'une conférence donnée en 1860 à l'attention de fermiers, dans lequel Thoreau apparaît comme un précurseur de l'écologie. A la fin de sa vie, l'auteur de Walden met son insatiable curiosité au profit de la science et établit le lien entre le déplacement des graines par divers agents et l'ensemencement des forêts. Il apporte ainsi une explication naturelle à un phénomène jusqu'alors perçu comme surnaturel, en discréditant les théories créationnistes encore dominantes.
Thoreau Henry-David ; Granger Michael ; Mallet Nic
Nous devrions sans doute entreprendre jusqu'à la plus courte des marches dans un immortel esprit d'aventure, avec l'idée de ne revenir jamais, et préparés à ce qu'on renvoie nos coeurs embaumés, uniquement comme reliques, dans nos royaumes éplorés. Si vous êtes prêt à quitter père et mère, frère et soeur, femme, enfant et amis pour ne plus jamais les revoir, si vous avez effacé vos dettes, rédigé votre testament et réglé toutes vos affaires, si enfin vous êtes un homme libre, alors vous êtes prêt pour marcher.
A partir de l'expérience au bord du lac Walden (1845-1847), Thoreau développe une conscience écologique, un modèle pour revivifier la civilisation. Il élabore une économie de vie centrée sur la pauvreté volontaire et l'étude de l'environnement. De retour à Concord, il rédige patiemment son oeuvre maîtresse, Walden, qui contient en germe ce qu'il développe dans les Essais et le Journal. Le récit de son expérience frappe l'imagination, le narrateur non conformiste donnant force à ses idées hétérodoxes : la critique de l'esprit commercial et du système industriel, la contestation d'une démocratie opprimante pour l'individu original et l'émancipation par la culture.