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Propos sur les sciences de l'éducation. Réflexions épistémologiques
Develay Michel
ESF
13,65 €
Épuisé
EAN :9782710116868
La science de l'éducation enseignée à l'Université à la suite des lois de Jules Ferry a pour fonction de justifier une école républicaine adossée à des fondements laïques. Les sciences de l'éducation qui lui succèdent, à partir de 1967, ont pour fonction d'éclairer non seulement l'enseignement, mais l'éducation au sens large. Trois conceptions des sciences de l'éducation se font jour dès lors. La première revendique le caractère pluridisciplinaire du champ conçu comme juxtaposant des disciplines indépendantes. La deuxième conception est interdisciplinaire : aucune discipline ne peut à elle seule, saturer l'explication ou la compréhension de la question que l'on se pose : la collaboration entre disciplines est une obligation. Le troisième point de vue postule le caractère transdisciplinaire du champ de l'éducation. Les différentes disciplines sont dans l'obligation de faire ?uvre de scientificité et de collaborer en ayant à l'esprit que les transformations de pratiques qu'elles ambitionnent ne peuvent advenir de cette seule scientificité. Dit autrement, les sciences de l'éducation conspirent à un horizon qu'elles savent impossibles à atteindre par leur seul apport. Elles véhiculent la certitude de leur incertitude. En ce sens elles constituent un singulier pluriel. La collection Pratiques et Enjeux Pédagogiques, dirigée par Michel Develay propose des pistes de réflexion sur des questions d'éducation, d'enseignement et de formation avec le souci constant des auteurs, tous spécialistes dans leur domaine d'activité, de demeurer particulièrement clairs, concrets et accessibles à tous. Ces ouvrages sont destinés aux enseignants, aux étudiants, aux parents, et à tous ceux qui sont en charge de responsabilités éducatives. Sur chaque thème abordé, ils récapitulent les travaux existants et apportent les éléments essentiels pour réfléchir et pour agir
Personne ne doute que tous les enseignants " fassent la classe " du mieux qu'ils le peuvent... Pourtant, chacun observe que certains élèves ont des difficultés et que d'autres échouent, avec toutes les conséquences, parfois dramatiques, que cet échec peut avoir. Michel Develay considère qu'il n'y a là aucune fatalité, et que même si l'Ecole ne peut, à elle seule, panser les blessures de la société, une meilleure formation des enseignants serait susceptible de faire reculer l'échec scolaire de manière significave. Il ne s'agit pas, pourtant, de sacrifier les contenus de connaissances et de basculer dans une conception du métier d'enseignant qui ferait de lui un animateur socio-culturel. Au contraire, il faut repenser le travail du maître en fonction de ce qu'il doit enseigner ou, plus exactement, de ce que l'élève doit apprendre. C'est aujourd'hui, affirme l'auteur, le véritable enjeu de la formation des enseignants. Partant de cette conviction solidement étayée, Michel Develay se demande à quelles conditions les enseignants peuvent être formés, comment doit être organisée la formation, avec quels contenus et quelles méthodes. Il développe quatre champs de compétences qu'il articule en un ensemble cohérent, capable de redonner aux enseignants le sentiment d'avoir une identité professionnellement forte, tout en les rendant plus efficaces dans leur action quotidienne, donc plus heureux : il s'agit du domaine relatif aux savoirs disciplinaires et à leur épistémologie, du domaine de la didactique de leurs disciplines, de celui de la pédagogie et, enfin, du domaine de la formation psychologique. L'ouvrage est construit avec de nombreux exemples, des tableaux récapitulatifs et des outils de travail directement utilisables. Il constitue un moyen de reflexion et un guide pour tous les formateurs d'enseignants. Il est aussi, en lui-même, un véritable outil de formation pour tous les enseignants en exercice qui veulent être plus efficaces dans leur travail quotidien, de même que pour tous les futurs enseignants qui cherchent à approfondir la nature des tâches qu'ils auront à affronter.
L'École est en crise comme la société est en crise. Les élèves, les enseignants et les parents s'interrogent: "À quoi sert l'École? À quoi ça sert de faire des maths ou de la géographie? Pourquoi chercher à réussir quand on n'est pas sûr, avec un diplôme, d'avoir du travail?" Le présent est vécu en rupture avec ce qui l'a précédé, le futur est incertain. La question du sens est posée. Comment aider les enfants à trouver du sens à l'École? Michel Develay montre que l'École est en crise parce que les réalités et les valeurs qu'elle véhicule s'opposent en partie à celles de la société. Comprendre le rapport des élèves au savoir et à la loi est le fondement de la professionnalité de l'enseignant qui doit permettre aux élèves de donner du sens à l'École et à ce qu'ils y font. Des pistes d'action concrètes sont ainsi proposées pour que l'École retrouve sa justification aux yeux de tous: un lieu d'étude (schola) où le savoir (sapere) a de la saveur. Un ouvrage qui aide à penser et qui permet d'agir.
Par delà toutes les évolutions du métier d'enseignant, chacun s'accorde à reconnaître qu'une qualité fondamentale de tout enseignant est bien la maîtrise des savoirs qu'il enseigne. Mais cet accord peut rester sans effet, ou même engendrer des malentendus : sait-on, en effet, précisément quelle est la nature des savoirs enseignés dans chaque discipline et à chaque niveau d'enseignement ? Certes, nous disposons des programmes scolaires et nous pouvons aussi nous appuyer sur les connaissances universitaires élaborées. Pourtant, les savoirs scolaires ne peuvent se réduire à ces approches car ils exigent, pour être enseignés efficacement, que l'on identifie précisément leurs concepts, leurs structures, les principes auxquels ils obéissent, les méthodes qui permettent leur construction, ainsi que leur portée pédagogique et sociale. Cet ouvrage propose, pour la première fois, un ensemble de contributions sur les disciplines scolaires enseignées au collège et au lycée, Michel Develay a demandé à plusieurs spécialistes de porter sur chaque discipline un regard distancé, susceptible de faire apparaître des éléments fondateurs qui devraient constituer l'une des composantes essentielles de la formation des enseignants. Car cet éclairage est un point d'appui indispensable pour comprendre les difficultés que peuvent rencontrer les élèves au quotidien... il constitue donc un atout décisif pour une " pédagogie de la réussite ". Cet ensemble de contributions originales constitue une véritable encyclopédie qui devrait intéresser tout à la fois les formateurs, les enseignants et les étudiants et, plus largement, tous ceux qui veulent comprendre ce qui se joue vraiment aujourd'hui dans l'enseignement et le système éducatif.
La façon de considérer l'erreur dans l'apprentissage a beaucoup évolué ces dernières années. On est globalement passé d'une conception négative donnant lieu à sanction à une autre, où les erreurs se présentent plutôt comme indices pour comprendre le processus d'apprentissage et comme témoins pour repérer les difficultés des élèves. Sans nier qu'il existe des erreurs liées à l'inattention ou au désintérêt, l'auteur montre avec précision qu'il est possible de s'appuyer sur les erreurs commises pour renouveler l'analyse de ce qui se joue dans la classe et pour mieux fonder l'intervention pédagogique. Ainsi identifie-t-il, en s'appuyant sur de nombreux exemples, huit types d'erreurs pour le quelles il propose médiations et remédiations. Mettre l'erreur au coeur des apprentissages dépasse largement la sphère technico-didactique pour questionner le sens des activités scolaires. Cela peut être angoissant pour les enseignants mais n'est peut-être pas si étranger qu'il y paraît à la question de la violence à l'école.
Tout enseignant, tout éducateur se doit d'exercer une autorité. Aucun d'entre eux, d'ailleurs, ne souhaite délibérément abdiquer son autorité ! Pour autant, les injonctions à la "restauration" de l'autorité traditionnelle paraissent bien dérisoires dès lors qu'elles ne s'accompagnent ni d'une réflexion sur la nature de cette autorité, ni d'un travail sur les moyens de l'exercer à bon escient. L'ouvrage de Bruno Robbes rompt tout autant avec les lamentations passéistes sur un âge d'or de l'autorité qu'avec les préconisations simplistes sur "la tenue de classe". L'auteur s'efforce, en revanche, de comprendre comment une autorité peut être véritablement éducative. Il souligne la nécessité de dépasser l'opposition entre contrainte et liberté afin de construire des situations où l'élève consent à s'impliquer dans ce qui lui est proposé pour accéder aux savoirs qui lui permettront de s'émanciper. Il montre aussi que cette autorité requiert une éthique professionnelle qui la rend, tout à la fois, légitime et praticable. Mais l'originalité de ce livre tient aussi dans la manière dont il s'appuie sur des situations concrètes qui, de la maternelle au lycée, permettent de comprendre où se situent les problèmes d'autorité, comment les analyser et les surmonter. Grâce à ces situations, où l'on reconnaîtra le quotidien de notre école, le lecteur pourra non seulement identifier les enjeux de l'autorité éducative aujourd'hui, mais aussi voir comment on peut concrètement s'y prendre pour y faire face. Sans dramatiser ni s'épuiser. Et même en trouvant du plaisir à enseigner ! Philippe Meirieu.
Développer l'es rit critique des élèves est, pour Gérard De Vecchi, aussi fondamental que leur apprendre à lire, écrire ou à compter. Aujourd'hui, plus que jamais, on a besoin de citoyens capables de faire le tri dans les informations et d'effectuer les choix pertinents pour le bien de tous. Composante essentielle de notre enseignement, l'esprit critique est, en réalité, l'autre face de l'exigence de précision, de justesse et de vérité que chaque élève doit s'appliquer. Et pourtant, développer une pensée libre n'a rien d'évident. Nombre d'enseignants se trouvent démunis devant l'absence de recul et de réflexion des élèves face aux situations et faits qui leur sont exposés. L'esprit critique, dont il est ici question, vise donc à permettre à tout un chacun d'acquérir des connaissances et de s'émanciper de ses croyances. Dans un seul but, que la vérité nous rende libres ! Découpé en 26 courts chapitres, la nouvelle édition enrichie de Former l'esprit critique se veut un véritable outil de soutien et de perfectionnement au quotidien. Etayé de nombreux exemples pratiques, il montre comment les enseignements peuvent entrer dans une démarche mettant en oeuvre l'esprit critique.
Les expériences de "classe inversée" apparaissent aujourd'hui prometteuses. Alors que, dans les "classes traditionnelles", on "fait cours" à l'Ecole avant d'envoyer les élèves "travailler" chez eux, dans les "classes inversées", le professeur propose aux élèves de prendre connaissance d'un exposé enregistré ou d'une séquence illustrée puis les accueille en classe pour répondre à leurs questions et les accompagner dans la réalisation d'exercices ou de projets... On comprend que ce modèle pédagogique soit particulièrement attractif : à l'ère du numérique, au moment où tant de ressources documentaires sont disponibles, le professeur voit ainsi son rôle renouvelé et peut se consacrer pleinement à l'appropriation des connaissances. Mais il ne faut pas, pour autant, basculer dans la naïveté spontanéiste. Prendre connaissance d'une information ou regarder une vidéo pour en tirer quelques enseignements ne vont pas de soi et le risque existe que beaucoup d'élèves n'en profitent guère. De même, interroger le professeur pour mieux comprendre un phénomène, faire un exercice de manière autonome ou travailler en petits groupes pour résoudre un problème ne sont pas des comportements faciles à mettre en oeuvre. Etre intellectuellement actif, s'engager dans un travail et le mener à bien ne se décrète pas, cela se forme. Et, précisément, l'ouvrage d'Alain Taurisson et de Claire Herviou nous montre comment faire. Prenant appui sur des travaux scientifiques éprouvés et des expérimentations solides, présentant les références théoriques nécessaires et donnant de très nombreux exemples d'outils utilisables, les auteurs fondent une véritable "pédagogie de l'activité", garantissant pleinement l'engagement de chaque élève tant dans la prise d'information que dans l'assimilation et le réinvestissement des connaissances. Ils font ainsi de la "classe inversée" une véritable "pédagogie alternative". Au service de la réussite de toutes et tous. Et pour retrouver le bonheur d'enseigner...