Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le service de renseignement des Forces françaises du Laos (1946-1948)
Deuve Jean
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782738495082
De 1946 à 1948, en pleine guerre d'Indochine, le Service de renseignement des Forces françaises du Laos a fait preuve d'une redoutable efficacité contre ses adversaires lao-issala et vietminhs. Les raisons de ces succès sont dues à son adaptation au pays et à la forme de guerre qui y était menée, ainsi qu'à la qualité et l'expérience des premiers officiers qui l'animèrent. Pour la première fois, un ouvrage relatif à la guerre d'Indochine, expose et décrit ce que furent les missions et le fonctionnement quotidien d'un service de renseignement opérationnel. Les objectifs du SR des Forces du Laos étaient nombreux ; recherches sur l'adversaire vietminh, étude des armées des pays limitrophes, actions psychologiques et de désinformation pour tromper l'ennemi sur nos propres plans de campagne ou pour le neutraliser de l'intérieur. Le récit, authentique journal de marche, indique les sources de renseignements utilisées : décryptements des télégrammes ennemis, agents d'observation ou de pénétration, complicités au sein même des rangs adverses, intrusion dans le système de transmissions vietminh. Au travers des pages apparaissent de nombreux agents, certains pittoresques, d'autres d'une audace à faire frémir. Le lecteur les suit depuis l'école d'espionnage jusqu'en mission. On découvre surtout cette extraordinaire opération qui amena les chefs d'unités du Parti communiste vietminh, installés en Thaïlande, à croire en l'existence d'un mouvement révolutionnaire en leur sein. Celui-ci, création fictive du SR des Forces du Laos, consista à dresser les dirigeants vietminhs les uns contre les autres et força les autorités thaïlandaises à prendre de sévères mesures contre des unités vietminhs accusées de sabotages, réalisés par le SR.
Ce livre n'est pas seulement ce que son titre promet, une histoire rigoureuse, c'est aussi une projection de la société lao de l'époque. C'est aussi le récit d'une adaptation de la police à des tâches inconnues de nos polices européennes, à la lutte contre les pirates qui traversent le Mékong sur des troncs de bananiers, contre les "invulnérables" contre qui "balles, poisons ou armes blanches sont inopérants". C'est la plongée dans de sombres complots ou dans les intrigues "asiatiques". C'est l'histoire d'une police qui doit chasser les tigres mangeurs d'hommes, qui découvre la plus ancienne statue du Bouddha jamais trouvée au Laos, mais qui, tout aussi activement, participe à la guerre et au combat contre l'invasion étrangère. Ce livre est encore la découverte d'un pays, le Laos, qui, en dépit de la guerre, reste un pays fabuleux.
Le royaume du Laos, devenu complètement indépendant en octobre 1953, est immédiatement confronté à une subversion partant du Vietnam communiste, soutenu par tout le bloc soviétique et par la Chine. C'est le début d'une agression qui, vingt ans plus tard, aboutira à la main-mise communiste sur le pays du Million d'Eléphants et à sa satellisation. Seuls quelques rares initiés savent que le gouvernement royal du Laos a tenté, désespérément, de freiner cette subversion d'origine étrangère. Pour la première fois, ce livre dévoile ce que fut cette lutte secrète, quels moyens furent employés, quelles furent les opérations des services secrets du royaume. Il démonte aussi, en détail, les techniques communistes de l'époque, techniques qui peuvent être reprises dans de nouveaux cas de subversion. Il y a des leçons à tirer de ce livre qui intéresse non seulement les historiens, les politologues, les spécialistes de l'agit-prop et de l'action psychologique, mais aussi tous ceux qui se passionnent pour les actions clandestines et qui trouveront ici tout le sel des manoeuvres de conspiration et des intrigues ténébreuses de l'Asie.
De la Seconde Guerre mondiale, le grand public ne retient souvent que les plus grandes attaques ou campagnes des généraux. Pourtant, man?uvres et engagements armés ne sont que la partie visible de l'affrontement. Entre 1939 et 1945, les victoires sur les champs de bataille n'ont pu être remportées qu'au prix d'exceptionnelles opérations de renseignement et de stupéfiantes ruses de guerre. Pour la première fois, ce livre révèle ces opérations de tromperie, qui ont eu une influence déterminante sur la conduite de la guerre. Qu'il s'agisse des Américains, Britanniques, Allemands, Russes ou Japonais, tous ont rivalisé d'imagination afin d'induire leurs adversaires en erreur. Document à la fois passionnant et inédit, cet ouvrage retrace toutes les grandes opérations dites de "déception" de la Seconde Guerre mondiale et met en lumière ces incroyables mécanismes.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.