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Le raisonnement juridique. Recherche sur les travaux préparatoires des arrêts
Deumier Pascale
DALLOZ
36,00 €
Épuisé
EAN :9782247120512
La présentation du raisonnement juridique est marquée par la forme qu'il prend dans la décision de justice, celle d'un syllogisme logico - déductif, qui fait découler du texte l'unique solution logique. Cependant, cet habillage formel masque le raisonnement réellement suivi par les juges pour parvenir à la solution. Ce raisonnement réel demeure dans le secret du délibéré ; cependant, il est possible d'en trouver un reflet dans le raisonnement suivi en amont de la prise de décision, au moment de la préparation de la discussion. La présente recherche essaie de décrire le mode de raisonnement alors à l'oeuvre, sur la base de l'étude de deux années de travaux préparatoires d'arrêts soulevant une question de principe devant la Cour de cassation et le Conseil d'Etat. Il en est ici rendu compte par l'analyse de la façon dont sont mobilisés les arguments les plus souvent employés : le texte, la doctrine universitaire et organique, les précédents de la juridiction et ceux des autres juridictions, l'argument de constitutionnalité, le droit du Conseil de l'Europe et celui de l'Union européenne, le droit comparé et les considérations d'opportunité. Chacun de ces arguments a été soumis aux mêmes questionnements : comment est-il mobilisé ? A quelle fréquence ? Comment est-il présenté ? Semble-t-il peser ? Est-il mobilisé de façon divergente ou convergente devant la Cour de cassation et le Conseil d'Etat ? Son utilisation rejoint-elle la présentation traditionnellement faite par la doctrine du point de vue des sources ? Il apparaît alors que le raisonnement déployé, loin de reposer sur le seul fondement textuel, dresse un état complet de l'état du droit, puisant à toutes les sources du droit et soupesant leur autorité persuasive ; loin de prendre la forme d'un syllogisme, il avance par une succession de choix, qui doivent autant à des considérations juridiques qu'à des appréciations d'opportunité ou de cohérence.
Quelle peut-être la place, l'influence des précédents du juge judiciaire dans la prise de décision du juge administratif ? Quand, comment et pourquoi le juge administratif s'informe-t-il et informe-t-il sur les solutions retenues par le juge judiciaire ? Comment manie-t-il la jurisprudence judiciaire ? dans l'argumentation ? La présente étude se donne pour ambition d'aborder la question du raisonnement du juge administratif à travers l'usage qu'il fait du précédent judiciaire, d'analyser et d'évaluer le précédent judiciaire comme argument se déployant dans le discours du juge administratif. Dans cette perspective, l'ouvrage tend à montrer que la motivation n'est pas simplement dictée par des règles juridiques ou des facteurs externes logiquement imbriqués, mais qu'elle résulte d'un processus plus complexe impliquant une argumentation réfléchie, des stratégies de persuasion et la prise en compte de diverses contraintes.
Les possibles de demain sont les impensés et les impossibles d’aujourd’hui. Si l’on veut produire de l’innovation de rupture au sein d’une entreprise, voire dans une société, il est nécessaire de s’appuyer sur des méthodes favorisant l’exploration libre et ouverte de nouveaux chemins. Comme nous l’avons démontré dans notre précédent ouvrage («L’innovation de rupture : concepts pour (ré)inventer le monde de demain»), il s’agira de privilégier les méthodes les plus à même de nous extraire de nos effets de fixation, de stimuler l’évolution des représentations individuelles et collectives, de provoquer l’apport de connaissances extérieures au cadre de référence habituel et une progression non linéaire. Quatre méthodes sont analysées à l’aune de ces exigences : la créativité et le design thinking, le biomimétisme et le DKCP®. Les deux premières sont implantées depuis longtemps dans le paysage de l’innovation et justifiaient, à ce titre, tout notre intérêt. Les deux secondes sont plus nouvelles. Elles présentent des caractéristiques en adéquation avec les exigences de l’innovation de rupture évoquées ci-dessus. Nous démontrons en quoi elles peuvent permettre, ou non, d’engager, voire de piloter, un processus d’apprentissage ouvert qui nous aidera à « penser « et à « construire « notre futur en dehors de déterminismes de la réalité d’aujourd’hui. Pour compléter ce paysage, nous évoquons de façon plus succincte, d’autres méthodes très utilisées comme ASIT, la Stratégie Océan Bleu, le Lean Startup ou les Méthodes Agiles.
Résumé : La summa divisio droit public-droit privé, incontournable pour les uns, artificielle pour les autres, a toujours intrigué les juristes. Le développement contemporain de branches du droit échappant largement à cette grille de lecture pourrait annoncer sa remise en cause. Cependant, la summa divisio s'est dans le même temps enracinée dans la culture juridique et dans la formation des juristes. Interroger l'intérêt de la summa divisio droit public droit privé aujourd'hui impose donc de vérifier si les spécificités des privatistes ou des publicistes sont essentielles, indépassables, caduques, s'il existe une véritable summa divisio du droit ou simplement une summa divisio des juristes, si un monde sans summa divisio serait envisageable. L'unité du droit peut-elle dépasser la division du droit ? Le colloque organisé par le Centre de recherches critiques sur le droit (CERCRID UMR 5137) à l'Université Jean Monnet de Saint-Étienne en octobre 2009 a permis, de manière originale, de croiser les réflexions des publicistes et des privatistes sur ce thème, en faisant d'abord un retour sur les raisons historiques, philosophiques et juridiques de la summa divisio et en les confrontant aux disciplines et systèmes ne connaissant pas cette distinction ou parvenant à la transcender. La réflexion s'est ensuite portée sur le moteur réel du maintien de la summa divisio, qui tiendrait peut-être pour beaucoup à une division des juristes, universitaires, juges, imprégnant la structuration des facultés de droit. Enfin, les intervenants ont imaginé l'ordre juridique français sans la division droit public-droit privé.
La façon la plus naturelle d’envisager l’innovation est de s’inscrire dans une trajectoire d’amélioration de l’existant. Mais pour reprendre une formule de Pierre-Gilles de Gennes « ce n’est pas en perfectionnant la bougie que l’on a inventé l’électricité «. Innover, c’est aussi explorer de nouveaux possibles en empruntant des sentiers peu, voire pas, balisés par les connaissances. L’innovation de rupture est le graal de tout entrepreneur. Comme l’explique cet ouvrage, elle confronte les entreprises à la difficulté de se réinventer pour faire face à une compétition par l’innovation de plus en plus féroce portée par la troisième révolution industrielle. L’innovation d’aujourd’hui prépare la société de demain et l’entreprise se doit aussi de composer avec les nouvelles exigences environnementales, sociétales et économiques. Elle nécessite, dans le même temps, d’accompagner les nécessaires évolutions d’organisations très structurées, par essence hostiles aux nouveautés susceptibles de les déstabiliser. Une innovation en rupture n’est ni la résultante de la mise en oeuvre d’une idée sortie du cerveau d’un génie isolé ou d’une séance de créativité ni la traduction opératoire directe d’un projet de recherche ambitieux. C’est le produit d’un apprentissage ouvert opéré autour de l’exploration conjointe de nouveaux concepts et de nouvelles connaissances. Elle ne se décrète pas, elle se construit pas à pas en s’affranchissant progressivement des effets de fixation associés aux cadres cognitifs, organisationnels et culturels en place. Les possibles de demain sont les impensés et les impossibles d’aujourd’hui. Dans ce contexte mouvant où l’agilité, l’imagination, la coopération et l’ouverture d’esprit doivent être fortement encouragés, les modes d’organisation et de management hérités du siècle précédant se révèlent de plus en plus inadaptés. Pour répondre efficacement aux nouveaux enjeux de l’innovation, il convient aussi de mobiliser les organisations autour de défis motivants et porteurs de sens, de s’ouvrir à plus de transversalité, de développer l’empowerment et de laisser plus de place à l’intelligence collective.
Résumé : Symbole du droit international des droits de l'Homme qui a connu un développement remarquable depuis la Seconde Guerre mondiale, la Déclaration universelle des droits de l'Homme cristallise également les interrogations qu'il suscite. Des droits peuvent-ils réellement être universels ? Droits civils et politiques, droits économiques, sociaux et culturels peuvent-ils être pensés ensemble ? Quelle est la portée d'une déclaration de droits ? La protection effective des droits suppose-t-elle la régionalisation ?
Emmanuel Macron aime les mots. Toutes sortes de mots. Les mots courants comme les mots rares, les mots politiques et les philosophiques, les techniques et les littéraires, les rassurants et les provocants... Avec plus de cinq cent cinquante citations, ce petit dictionnaire des Mots de Macron permettra à chacun de se faire une idée plus précise du plus atypique et imprévu de nos Présidents. De mieux connaître aujourd'hui ses convictions, ses obsessions, ses ambitions. D'apprécier demain ses réalisations, ses rétractations, ses contradictions.
Indispensable aux étudiants en droit anglais, américain et droit comparé, cet ouvrage sera également utile aux étudiants étrangers qui viennent en France étudier notre droit. Il s'agit d'un lexique des termes juridiques bilingue français-anglais et anglais-français. L'ouvrage se découpe en deux parties : une partie Français-Anglais et une partie Anglais-Français. Il s'organise ensuite à l'intérieur de ces deux parties par ordre alphabétique. Ouvrage coédité par Dalloz leader sur le marché juridique et Harrap's leader sur le marché des langues.