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Riches Heures
Detcherry Chantal
PASSIFLORE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782857921608
A la Terre ou au Feu, éléments essentiels de nos vies, nous confions nos corps à l'heure de notre mort - inhumation ou incinération. Agathe, l'héroïne de Chantal Detcherry, relate comment son père et sa mère, morts coup sur coup, ont eu des funérailles opposées. La Terre les a liés durant toute leur existence : lui, bûcheron dans les Landes puis ouvrier agricole dans le vignoble bordelais, et sa femme qu'il a rencontrée dans la ferme autrichienne où il était prisonnier pendant la deuxième guerre mondiale. La vie de paysans pauvres qu'ils ont menée, la narratrice la reconnaît avec émotion dans les enluminures des Très Riches Heures du duc de Berry qui en révèlent la secrète poésie. Quant au Feu, il a séparé dramatiquement le père - qui entendait grâce à lui purifier le monde -, de sa seconde fille, Lucie. Mais l'Eau intervient à son tour comme l'élément de la vie. Elle réunit les deux s?urs dont les voix se répondent en duo tout au long du récit. L'auteur de Dans la main de l'Inde et de Saisons de sable nous convie à un nouveau voyage. Par l'écriture, elle s'aventure pas à pas dans le Pays du Deuil.
Vous sentez dans l'air un puissant parfum végétal, concentré, aromatique. Vous croyez entendre un air de violon. Vous commencez à vous perdre dans les ruelles tortueuses. Vous vous attendrissez sur les formes rondes des maisons et des églises, sur la maraude des chats que vous rencontrez avant les habitants. Il y a là quelque chose d'indéfinissable, la transparence de l'air, l'intelligence d'un lieu. Vous êtes pris. Yeux et pieds et mains et corps tout entier dans le bleu." Au gré des saisons et des années, une voyageuse nous confie les images et les souvenirs liés à ses nombreux séjours dans les îles grecques. Scènes de village et moments contemplatifs se succèdent, émotion et malice se mélangent, et quelquefois même, dans l'éclatante lumière de l'Egée, l'étrangeté vient nous surprendre. Au travers de textes brefs, de nouvelles, de haïkus, se dessine une Grèce modeste, profonde, souvent mystérieuse, toujours vivante et attachante, entre un prestigieux passé et un incertain présent. Ecrivain-voyageur, poète et romancière, Chantal Detcherry nous entraîne avec elle dans ses pérégrinations, de livre en livre : après l'Inde, le Sahara et le Népal, c'est aujourd'hui vers les îles grecques qu'elle nous conduits, nous dévoilant leurs territoires secrets.
Fréquenter assidument les arbres, les contempler, a conduit Chantal Detcherry à découvrir une suite de portraits au creux de leurs branches et sur leurs troncs. "Gens des arbres" propose des photographies sans aucune retouche, prises sur le vif, au cours de promenades dans divers bois, forêts et parcs. Visages étranges, créatures effrayantes, peuplades mystérieuses apparaissent, comme surgissant de contes de fées, de mythes et de légendes. Entre la réalité des images et l'imaginaire dont elles sont porteuses, l'auteur nous entraîne vers un pays enchanté, où la nature se fait portraitiste. "Gens des arbres" surprendra par l'extraordinaire diversité et par la poésie des visages entrevus. Chaque photographie fait entrer plus avant dans un univers onirique accessible à qui veut le voir, comme les figures dans les nuages.
Les rives d'un estuaire, une ville africaine, une île aride, une forêt nocturne, un quartier pluvieux, un jardin tropical, une maison délabrée. Chantal Detcherry nous entraîne vers des contrées où le proche tout autant que le lointain sont sujets d'interrogation. Des surgissements, le plus souvent issus du monde naturel, semblent proposer des signes à déchiffrer. Entre séduction et menace, ils tissent un climat de tension et d'indéfinissable trouble.
Un vieil homme un peu vagabond et une jeune fille, oscillant entre délinquance et désespérance, se rencontrent une nuit au bord de la Garonne. Face à face nocturne prélude à un étrange périple le long du fleuve. Voyage initiatique pour la jeune femme, rencontre inespérée et dernier voyage pour l'homme. Le regard porté sur l'autre, les craintes, les fuites ou l'attente se font écho dans un récit à deux voix qui témoigne de l'importance du partage.
Résumé : En sept années de guerre, six millions trois cent mille réfugiés syriens ont fui leur pays. La Syrie est aujourd'hui le premier pays " producteur " de réfugiés. La ville de Bordeaux en accueille chaque année plusieurs centaines. Ils vivent, survivent, suivant comme ils le peuvent le long chemin de la résilience. Ce livre leur est dédié. A travers vingt-deux parcours de vie, en Syrie, dans de nombreux pays de transit puis en France, chacun nous livre son histoire, illustrée par des portraits poignants d'humanité et d'authenticité. Hommes et femmes ? de tout âge, origine, religion, communauté, appartenance politique ? narrent leur étincelle de vie, extraordinaire de courage.
Le deuxième roman de Patrick Azzurra est le reflet d'une société où l'espoir peut transcender la destinée. Une histoire qui tente de prouver que rien n'est jamais prédéfini. Ses personnages, pareils aux hélianthes, n'ont pas choisi le lisier pour berceau. Programmés pour pousser sans grandeur d'âme, ils bousculent les préjugés, profitent de ces rencontres qui ont le pouvoir de bouleverser la vie. Il est bon de penser que la volonté suffit à semer du soleil sur la pluie, à faire s'ouvrir ces pétales si délicats pour en dévoiler le meilleur.
Que s'est-il vraiment passé à Gorgo al Monticano en 1920, dans une Italie où émerge la figure de Mussolini ? Dans les années 80, adultes, Nunzio et Enzo veulent savoir. Quels secrets leur arrière-grand-père leur a-t-il cachés ? Ils retournent dans le village des origines. Voyage risqué où se croisent la montée du fascisme et l'amour. Mais pour quelle vérité ? Dunac, Lot-et-Garonne, France, 1964. Il prend une motte de terre entre ses mains. Il l'effrite devant le visage des deux garçons. Ils ont dix ans. Ils regardent le vieil homme qui leur fait sentir l'odeur de la terre. [...] Il leur dit qu'il en a déjà perdu une, de terre. Il leur raconte toujours la même histoire, qu'ils connaissent par coeur maintenant. Qu'un matin, ils sont venus les expulser de sa terre. Qu'ils ont mis le feu aux granges. Qu'ils ont égorgé les chiens, coupé les arbres. Qu'ils ont brisé les meubles à coups de hache. Qu'ils ont jeté la vaisselle par les fenêtres. Qu'ils ont pissé sur les draps encore tièdes. Les deux garçons frissonnent.