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FAIRE JEUNESSES RENDRE JUSTICE
DESTEMBERG
PUB SORBONNE
28,01 €
Épuisé
EAN :9782859449117
Les contributions ici réunies en hommage à Claude Gauvard viennent accomplir l'achèvement d'un triptyque éditorial initié en 2010 : après Un Moyen Age pour aujourd'hui et Violences souveraines (PUF, 2010), le bouquet d'études rassemblées témoigne de la dette contractée par une ultime génération de doctorants, tous devenus docteurs depuis lors. Il s'agit ici d'un acte collectif visant à rendre justice à l'incomparable capacité que Claude Gauvard n'a jamais cessé d'avoir de "faire jeunesses" de la connaissance dispensée, à travers l'enseignement et l'encadrement de travaux de recherche de longue durée. Ces travaux tentent de rendre grâce à un legs intellectuel inestimable et qui pourrait être ainsi qualifié : agir pour les autres et leur donner ce qui est inaliénable, soit la passion du savoir et, en l'occurrence, le désir de comprendre la société médiévale dans la profondeur de sa complexité, de ses ambitions morales comme de son rêve de totalité.
Résumé : Identité, identification, idéal du moi : autant de notions qui jalonnent la recherche pratique et théorique d'Evelyne Kestemberg (1918-1989) sur l'adolescence. Une adolescence présentée d'emblée moins comme une crise que comme un passage, un temps " organisateur ", au cours duquel les transformations corporelles et la confrontation avec la sexualité génitale et le conflit ?dipien appellent un bouleversement de l'économie psychique. C'est dans ce contexte que s'affirme l'importance des investissements narcissiques et que se trouve abordée la pathologie du moi propre à l'adolescence, avec ses différents modes d'approche thérapeutique dont le psychodrame psychanalytique. Ce recueil doit permettre de resituer dans la continuité d'une réflexion sur l'adolescence l'ouvrage sur l'anorexie mentale, qu'Evelyne Kestemberg publia, en collaboration avec Simone Decobert et Jean Kestemberg, en 1972, La faim et le corps.
Près de 70 cartes et infographies pour découvrir l'histoire des origines de la France, du règne de Clovis à celui de Louis XI. - La politique et le territoire à l'époque des Francs, de Charlemagne, des Capétiens. - La diffusion du christianisme, les abbayes et les cathédrales, le catharisme, les croisades. - La société féodale, le développement des villes et des échanges. - La croissance démographique, la peste noire, la guerre de Cent Ans, les révoltes populaires. - La renaissance carolingienne, la culture courtoise, le développement des universités. Cet atlas, qui embrasse dix siècles d'histoire de France, expose les étapes de la formation du royaume et explore les dimensions politique, religieuse, sociale, économique et culturelle de la France au Moyen Age.
Destemberg Antoine ; Le Goff Fabrice ; Balavoine G
Résumé : Les premières universités constituent l'une des innovations majeures du Moyen Age. Près de 70 cartes et infographies pour découvrir l'histoire des origines de la France, du règne de Clovis à celui de Louis XI. - La politique et le territoire à l'époque des Francs, de Charlemagne, des Capétiens. - La di usion du christianisme, les abbayes et les cathédrales, le catharisme, les croisades. - La société féodale, le développement des villes et des échanges. - La croissance démographique, la peste noire, la guerre de Cent Ans, les révoltes populaires. - La renaissance carolingienne, la culture courtoise, le développement des universités. Cet atlas, qui embrasse dix siècles d'histoire de France, expose les étapes de la formation du royaume et explore les dimensions politique, religieuse, sociale, économique et culturelle de la France au Moyen Age.
Les désaccords philosophiques dont l'idée de liberté fait constamment l'objet ne font-ils pas signe, au-delà des querelles métaphysiques, vers la dynamique réelle de la liberté - et indissociablement de son idée - dans ses productions socio-historiques et, par conséquent, jusque dans ses négations ? Cet essai propose un travail généalogique autour du mot "liberté" : les significations successivement attribuées à ce concept sont essentiellement reliées à des expériences d'aliénation, dont elles constituent des projections en positif, idéalisées. Articulant histoire de la philosophie et philosophie sociale, Peggy Avez explore plusieurs configurations - la peur de l'exil dans l'Antiquité, la conception chrétienne de l'homme endetté, la crainte asservissante d'autrui pour les modernes et la peur contemporaine de l'objectivation unilatérale chacune forgeant des significations de la liberté comme autochtonie, rédemption, sécurité et réinsertion du sens. De la "dialectique négative" de l'idée de liberté - ce dont les idéaux de liberté veulent émanciper l'homme constitue ce qui le conduit à s'aliéner - à la dialectique de la praxis - dans laquelle l'idée de liberté devient mythe et mobilise des mécanismes psychologiques à la faveur desquels l'aspiration à l'émancipation se mue en désir d'adaptation et d'obéissance -, l'auteure suit comme fil directeur l'histoire de la philosophie, qui fournit des éléments fondamentaux non seulement pour réveiller les sens du terme "liberté", confusément sédimentés dans notre usage discursif, mais aussi pour comprendre le rôle essentiel de Vidée de liberté dans l'imaginaire social.
Hobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.
Résumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.