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Ventriloquie. Quand on fait parler les femmes (XVe-XVIIIe siècles)
Desrosiers Diane ; Roy Roxanne
HERMANN
36,55 €
Épuisé
EAN :9791037003423
A une époque où il est malséant pour les femmes de prendre la parole publiquement pour discuter de matières controversées ou pour formuler la critique de décisions ou de personnages politiques ou religieux, on peut se demander comment, dans les imprimés français de la première modernité, on fait parler une figure féminine ou un groupe anonyme de femmes, surtout lorsque celles-ci sont de basse extraction sociale. Qu'il s'agisse de locutrices agissant comme protagonistes au sein d'un récit ou d'un "je" féminin qui semble se confondre avec une instance auctoriale, ces "voix" féminines présentent une grande diversité d'ethe. Quels types de personae les ventriloques qu'il s'agisse de rédacteurs féminins ou masculins élaborent-ils dans leurs écrits ? Le travestissement textuel, c'est-à-dire les phénomènes de ventriloquie entendue ici métaphoriquement, soulève plusieurs interrogations relatives à l'auctorialité féminine.
Dans un misérable village de pêcheurs du Canada français, sur la côte de l'Atlantique Nord, vit une jeune fille sans beauté, mais ardente, Julienne. Elle s'éprend d'un jeune Breton venu à Terre-Neuve pêcher la morue. Amour violent, sauvage, auquel l'homme se prête avec prudence non sans d'ailleurs ébaucher une intrigue avec une autre fille. Le père de Julienne lui interdit de revoir ce marin qui est marié et père de famille. Julienne lui désobéit. Le père la chasse ; une pauvresse à demi folle la recueille. C'est chez cette pauvresse que Julienne, abandonnée par son ami, opérera sa reconquête spirituelle. Elle découvrira la Bible, s'en exaltera, s'en nourrira, y reconnaîtra la Vérité et la Vie. Un prêtre la conseillera ; elle deviendra institutrice. Cette petite sainte qui ne se prend pas pour telle devait finir par soigner les malades et enseigner à lire aus enfants. Son aventure désastreuse venait de ce qu'elle avait, comme dit l'Ecclésiaste, "oublié son créateur aux jours de sa jeunesse, avant que se brise l'ampoule d'or" . On ne peut pas imaginer un sujet plus simple que celui de ce livre : une fille laide, un amour malheureux, un recours à Dieu ; mais l'intensité, la force de la passion, la rigueur du caractère sont si grandes que le thème en est transformé en une admirable ascension vers la pureté et le renoncement.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?