Catalogue d'objets et livre de recettes, Les Séductions du palais. Cuisiner et manger en Chine accompagne une exposition du musée du Quai Branly. Voyage des saveurs à travers l'espace chinois, beauté de l'art de la table, ce livre nous fait découvrir une civilisation à travers sa cuisine, l'une des plus réputées au monde. Il nous plonge dans les traditions de table en Chine, à travers des objets culinaires conservés au Musée national de Chine et au musée Guimet, et une sélection de trente-deux recettes emblématiques. Cet ouvrage retrace, depuis le Néolithique, une riche histoire avec ses inventions (celle des pâtes alimentaires ou de boissons alcooliques tirées des céréales...), ses instruments de cuisson et sa vaisselle (bronze, céramique, laque, orfèvrerie, porcelaine...), ses traditions culinaires (la consommation de grains de céréales cuits entiers, la gastronomie médicinale...). D'origine rituelle, façonnée sur les autels des ancêtres, la gastronomie chinoise a gagné au fil des siècles la table des princes. De solennelle elle est devenue savoureuse et partie si intégrante de la vie chinoise que le premier mot que l'on adresse à un ami est Chifanle meiyou, "Avez-vous mangé?".
Monreal Luis ; Desroches Jean-Paul ; Garcia Nombel
Des lieux rendus inaccessibles à cause du terrorisme, Tombouctou et Gao, l'après-guerre dans les villes, Alep et Kaboul, des métropole surpeuplées, en Inde, au Pakistan, voici un livre qui illustre, à coups de photos argentiques, noir et blanc, ce que vivent ou endurent ces sociétés en transit entre tradition et modernité. Pendant quinze années l'auteur aura "promené" son Leica dans des parages aujourd'hui insaisissables et dans des lieux sacrés réservés aux seuls fidèles. Pour partie, cet ouvrage dépeint la vénération qu'en Inde inspirent aux masses de fidèles musulmans, et à d'autres, les saints du soufisme. Les photographies qui l'illustrent explorent les pentes douces et les versants escarpés de la vie de tous les jours et brossent le portait d'humains d'extraction et d'origine diverses. Ce sont là des images rares pour leur beauté, pour les conditions dans lesquelles elles ont été acquises, et pour les lieux impénétrables et les vues imprenables qu'elles nous font découvrir.
Résumé : Boroo Gol est le premier véritable habitat xiongnu fouillé sur territoire mongol. Il a livré six maisons d'habitation semi-enterrées munies d'un ingénieux système de chauffage à air chaud aménagé le long des parois. Les structures architecturales et le mobilier archéologique sont particulièrement riches et bien conservés et les différentes activités pratiquées à l'intérieur du village ont pu être mises en évidence : production de céramiques, artisanat du cuir, élevage et agriculture. Si le cheptel est identique à celui que l'on connaît aujourd'hui dans les steppes mongoles, la pratique de l'agriculture céréalière est une découverte inédite qui relance le débat sur le mode de vie nomade des Xiongnu. La situation stratégique et géographique du site de Boroo Gol sur l'axe Oulan-Bator - Irkoutsk, la fertilité de ses terres qui a permis la production céréalière et la présence de gisements d'or font de cette région une zone archéologique de premier plan en Asie centrale. L'habitat exploré est aussi directement lié à Noin Ula, l'une des plus riches et des plus célèbres nécropoles d'Asie centrale, située à une demi-journée de cheval.
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
L'agriculture biologique comme mode de production agricolereste peu ou mal connue des citoyens et fait toujours l'objet denombreuses approximations, tantôt positives, tantôt négatives.Chacun interprète le sujet à travers ses présupposés, sonenthousiasme ou ses réticences. C'est ainsi que se succèdentles affirmations encourageantes sur les bénéficesenvironnementaux ou sanitaires de la bio et les inquiétudes surses rendements plus faibles ou ses difficultés techniques.Passéistes pour les uns, pionniers pour les autres, lesagriculteurs biologiques sont sujets du débat, mais rarementconvoqués à la barre. L'ouvrage de Jacques Caplat combleainsi une lacune. A partir d'une connaissance intime de laréalité de l'agriculture biologique en tant que fils d'agriculteur,ancien conseiller agricole de terrain puis chargé de sondéveloppement à l'échelle nationale et européenne, JacquesCaplat explique les fondements et les pratiques concrètes del'agriculture biologique telle qu'elle a été définie et telle qu'elleest mise en oeuvre dans les champs. Il relate l'expérienced'hommes et de femmes, notamment dans les pays du Sud,pour qui la bio est une innovation stimulante et un espoir àlong terme. Clair et pédagogique, l'ouvrage s'adresse à toutconsommateur, curieux des enjeux réels autour du contenu deson assiette, comme à tout citoyen, soucieux de pouvoir sepositionner sur des débats de fond comme celui des OGM, del'adaptation de l'agriculture biologique aux réalités desterritoires en France et dans le monde, ou encore desproblématiques sanitaires associées à l'alimentation... Il donneainsi une vision transversale et globale de l'agriculturebiologique en reliant des sujets souvent considérés jusqu'àprésent de manière isolée et partielle.
Chargé de l'enquête sur un assassinat commis à Édimbourg, Fin Macleod est envoyé sur son île natale de Lewis, en Écosse, quand un second cadavre apparemment exécuté selon le même modus operandi y est découvert. Persuadé que les deux affaires ne sont pas liées, Fin doit composer avec un décor et des gens qu'il a quittés dix-huit ans auparavant... Sur fond de traditions ancestrales d'une cruauté absolue, Peter May compose un roman palpitant parsemé de fausses pistes, de scènes glaçantes et de personnages aussi frustes que menaçants.Notes Biographiques : Né à Glasgow en 1951, Peter May habite dans le Sud de la France. Passionné par la Chine, il a été nommé membre honoraire de l'Association des écrivains de romans policiers à la section de Pékin. Il est notamment l'auteur d'une série publiée aux éditions du Rouergue qui met en scène le commissaire Li Yan et Margaret Campbell.
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !