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Que diraient les animaux si... on leur posait les bonnes questions ?
Despret Vinciane
LA DECOUVERTE
13,50 €
Épuisé
EAN :9782707183262
Les singes savent-ils vraiment singer ? Les animaux se voient-ils comme nous les voyons ? À quoi s'intéressent les rats dans les expériences ? Pourquoi dit-on que les vaches ne font rien ? Ce livre pose vingt-six questions qui remettent en cause nos idées reçues sur ce que font, veulent et même " pensent " les animaux. Elles permettent de raconter les aventures amusantes ou stupéfiantes qui sont arrivées aux animaux et aux chercheurs qui travaillent avec eux, mais aussi aux éleveurs, aux soigneurs de zoo et aux dresseurs.À la lecture de ces récits désopilants, on se demande si les animaux n'ont pas un sens de l'humour bien à eux : ils semblent parfois trouver un malin plaisir à créer des situations qui aboutissent à ce que les plus savants des spécialistes soient désarçonnés, obligés de faire de nouvelles hypothèses risquées et, toujours, de constater que les animaux ne sont pas si bêtes que ça...On se délectera de ces histoires incroyables qui nous invitent à faire de l'éthologie et de la philosophie. Après avoir lu ce livre, on ne regardera plus son chien de la même manière !Table des matières : UsageA comme ArtistesBête comme un peintre ?B comme BêtesLes singes savent-ils vraiment singer ?C comme CorpsEst-ce bien dans les usages d'uriner devant les animaux ?D comme DélinquantsLes animaux peuvent-ils se révolter ?E comme ExhibitionnistesSe voient-ils comme nous les voyons ?F comme Faire-scienceLes animaux ont-ils le sens du prestige ?G comme GéniesAvec qui les extraterrestres voudront-ils négocier ?H comme HiérarchiesLa dominance des mâles ne serait-elle pas un mythe ?I comme ImprévisiblesLes animaux sont-ils des modèles fiables de moralité ?J comme JusticeLes animaux font-ils des compromis ?K comme KilosExiste-t-il des espèces tuables ?L comme LaboratoireÀ quoi s'intéressent les rats dans les expériences ?M comme MenteursLa tromperie serait-elle une preuve de savoir-vivre ?N comme NécessitéPeut-on conduire un rat à l'infanticide ?O comme ?uvresLes oiseaux font-ils de l'art ?P comme PiesComment faire aimer les miroirs aux éléphants ?Q comme QueerLes pingouins sortiraient-ils du placard ?R comme RéactionLes chèvres sont-elles d'accord avec les statistiques ?S comme SéparationsPeut-on mettre un animal en panne ?T comme TravailPourquoi dit-on que les vaches ne font rien ?U comme UmweltLes bêtes connaissent-elles les usages du monde ?V comme VersionsLes chimpanzés sont-ils morts comme nous ?W comme WatanaQui a inventé le langage et les mathématiques ?X comme XénogreffesPeut-on vivre avec un c?ur de cochon ?Y comme YoutubeLes animaux sont-ils les nouvelles stars ?Z comme ZoophilieLes chevaux devraient-ils consentir ?Précisions d'usages.
Résumé : Dans le désert du Néguev, l'ornithologue Amotz Zahavi étudie les cratéropes écaillés, ou passereaux d'Arabie, des oiseaux qui se regroupent à la tombée de la nuit ou au lever du jour pour danser. Pourquoi le font-ils ? Et que signifie le fait qu'ils s'offrent des cadeaux ? Peut-on penser, comme le propose Zahavi, qu'ils sont intéressés par des questions de prestige ? Pour Vinciane Despret, philosophe, qui s'est jointe à l'équipe de chercheurs, il y avait là une occasion tout à fait extraordinaire de comprendre comment on observe les animaux mais aussi comment les chercheurs construisent des théories rendant compte de leurs comportements. Faut-il étudier les animaux en les soumettant à des dispositifs expérimentaux artificiels, ou les suivre sur le terrain et rassembler tous les indices possibles ? Les théories évolutionnistes sont-elles dépendantes du contexte d'observation, de l'environnement ou de l'obligation de " faire science " ? Ce sont toutes ces questions qui vont permettre à l'autrice de dresser un tableau de l'éthologie et de ce qu'elle nous enseigne sur un monde que nous n'habitons pas seuls, et qu'il nous faut apprendre à mieux partager. Un monde où les oiseaux dansent et s'offrent des cadeaux et où les chercheurs deviennent inventifs à force de les observer ne pourrait-il pas nous aider à remettre en cause le grand partage entre humains et non-humains ?
En septembre 1904 à Berlin, un cheval, dénommé Hans, suscite une des controverses les plus vives qui aient agité l'Allemagne à cette époque. Selon son maître, Hans peut résoudre des problèmes arithmétiques, reconnaître des couleurs ou des cartes à jouer, épeler les lettres d'un mot, donner la date du jour ou désigner une personne d'après sa photo. S'agit-il d'une fraude ? d'une " révolution " quant à l'intelligence des animaux ? ou Hans est-il télépathe ? Une commission est mandatée pour évaluer les compétences du fameux cheval. Surprise: Hans répond aux questions qui lui sont posées, même en l'absence de son maître. Aurait-il appris à lire des signaux que les humains lui enverraient inconsciemment ? Ou, les humains, toujours inconsciemment, l'auraient-ils influencé?Une aventure passionnante, qui nous fait revivre les premiers moments de la psychologie expérimentale, ses enjeux, ses questions, l'originalité et l'inventivité de ses acteurs, le talent de ses sujets et l'engagement de ses scientifiques.
Les animaux ont bien changé. Bien sûr on pourrait penser que ce sont nos façons de les voir qui changent. Ce qui voudrait dire qu'il n'y a que nous qui changeons : nous serions les seuls à avoir une histoire, les animaux n'y seraient que les figurants. Or, une autre version semble aujourd'hui pouvoir compliquer cette manière de raconter, une version qui suggère que les animaux changent comme nous et parfois avec nous.. Selon qu'elles sont protégées ou chassées, les loutres peuvent être diurnes ou nocturnes. Selon qu'ils entretiennent ou non des relations de paix avec les humains, les corbeaux sont anthropophiles ou très sauvages. Le chien peut se transformer en une sorte de jouet à ressort dans l'expérience de Pavlov ou devenir le compagnon le plus inventif dans une relation qui fait le pari de son intelligence. Selon les situations qu'on leur propose, voire les questions qu'on leur adresse, les animaux pourront ou non déployer certaines compétences. De même qu'ils pourront ou non obtenir que l'on prenne en compte ce qui importe pour eux. Ces situations dans lesquelles humains et animaux entrent en relation sont multiples. Elles vont des pratiques des éleveurs à celles des scientifiques, du vivre ensemble avec les animaux familiers aux difficultés de cohabitation avec les espèces protégées. Chacune d'elles décline des interrogations, des exigences et des difficultés particulières. Mais une question commune les traverse : avec qui voulons-nous vivre et comment ? Les illustrations de ce livre, oeuvres de plasticiens, photographes et vidéastes, témoignent des multiples manières qu'ont les artistes contemporains d'entrer en relation avec les animaux.
Les morts peuvent faire agir les vivants, mobiliser ceux qui restent autour de questions qui touchent à la vie collective, à l'érosion des liens sociaux, à des événements qui les dépassent ou dont l'ampleur ou la violence pourrait les détruire, annihiler ce à quoi ils sont attachés. Les morts peuvent aider les vivants à transformer le monde. Dans ce livre, Vinciane Despret nous raconte cinq histoires où des morts proches ou éloignés dans le temps ont obligé les vivants à leur donner une nouvelle place. Ces morts " insistent " parce qu'il y a eu quelque chose d'injuste dans le sort qui a été le leur : victimes de violence, commandos d'Afrique et de Provence, sacrifiés politiques à la raison du plus fort... Ceux qui restent ont décidé de répondre à cette insistance en commandant une ?uvre grâce à un protocole politique et artistique nommé le programme des Nouveaux Commanditaires. Ce protocole consiste à choisir un artiste et à décider en commun d'une ?uvre. Il va transformer en profondeur les commanditaires.Cela n'a rien à voir avec le deuil dans sa forme autoritaire (quand les théories psychologiques enjoignent à l'oubli). C'est avec la vie, celle qui n'est plus mais qui est encore d'une autre manière, celle qui résiste à son effacement, que ce faire avec provoque une étonnante série de métamorphoses.Table des matières : Prologue. Répondre à " ce qui arrive "1. Le jardin perpétuellement fleuri2. Les obélisques de Chaucenne3. Un pont sans fin4. En souvenir de Vaux et Petit (L'affaire des incendies de Longepierre)5. Il fait novembre en mon âmeConclusionsTable des illustrations.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Préface de Navi Radjou. L'innovation technologique copie Dame Nature depuis longtemps : les pattes de gecko ont inspiré les mécanismes d'adhésion, la plante bardane le Velcro, la feuille de lotus des structures imperméables, etc. Les recherches en bio-inspiration rencontrent de plus en plus d'échos auprès des industriels. Ce que l'on exploite moins, c'est l'incroyable pouvoir que peut avoir la nature dans les organisations du travail. L'observation fine des fonctionnements animal et végétal nous éclaire sur de nouvelles formes d'agilité, de collectif, de gouvernance, et nous permet de repenser les processus d'apprentissage, de résilience, d'adaptabilité et d'innovation. Cet ouvrage, à la croisée des chemins entre le développement personnel et professionnel, s'appuie sur les récents travaux en éthologie, neurosciences, anthropologie et psychologie. A travers 60 récits du vivant, Emmanuelle Joseph-Dailly nous emporte dans un plaidoyer apte à inspirer positivement et durablement les stratégies organisationnelles.
Ni animal, ni plante, ni champignon, le blob est une masse jaune à la texture spongieuse et aux capacités étonnantes ! Sans bouche, sans yeux ni estomac, cet organisme unicellulaire parvient néanmoins à voir et à digérer. Découpé en morceaux, il cicatrise en deux minutes, est capable de se reproduire (il présente pas moins de 720 sexes), de communiquer, de résoudre des énigmes et d'avoir différentes personnalités alors même qu'il n'a pas de cerveau. Dénué de membres, il se déplace et adapte sa taille à son environnement. Ses seuls ennemis sont la sécheresse et la lumière, qu'il fuit en "hibernant". Derrière ses allures d'ovni, cette espèce promet des avancées scientifiques majeures : réponses sur les origines de l'intelligence, solutions pour prolonger notre longévité, traitement du cancer, découverte de nouveaux médicaments, amélioration de nos réseaux de transports... Nous n'avons pas fini d'entendre parler du blob !Notes Biographiques : Chercheuse au CNRS, Audrey Dussutour est spécialiste des fourmis et des organismes unicellulaires. Ses recherches sur le blob l'ont menée en Australie, au Japon et en Suède. Elle est aussi l'éditrice associée de trois journaux scientifiques prestigieux et a remporté de nombreux prix pour ses travaux et ses articles. Chercheuse au CNRS, Audrey Dussutour est spécialiste des fourmis et des organismes unicellulaires. Ses recherches sur le blob l'ont menée en Australie, au Japon et en Suède. Elle est aussi l'éditrice associée de trois journaux scientifiques prestigieux et a remporté de nombreux prix pour ses travaux et ses articles.
Joie, peur, colère, deuil... Ces émotions ne sont pas le privilège de l'espèce humaine. Dans ce livre, le professeur Frans de Waal, éthologue et primatologue de renommée mondiale, affirme et explique, en s'appuyant sur de nombreuses études scientifiques, que les animaux ressentent les mêmes émotions que nous. Le regard sensible et affectueux de Mama, vieille matriarche chimpanzé, à la visite d'un professeur de biologie qui l'a côtoyée pendant plus de quarante ans, en est un exemple qui ne peut pas nous laisser indifférent. A travers de nombreuses anecdotes et observations, Frans de Wall nous convie dans un voyage fabuleux au coeur du monde des émotions animales.
Résumé : Les éléphants bénéficient d'une impressionnante mémoire spatiale, olfactive, visuelle et vocale, on le sait, mais sait-on que certains oiseaux peuvent cacher leur nourriture dans plus de mille emplacements différents ? Dans ce livre riche d'une quinzaine d'années d'expérience de terrain, Emmanuelle Pouydebat montre que l'intelligence est une fonction adaptative partagée par tous les animaux. Elle permet de répondre le mieux possible aux contraintes du milieu et du contexte, que l'on ait des plumes, des mains, une trompe, dix pieds, des écailles, de la fourrure, des tentacules, un squelette ou pas...