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Les chemins de l'exode (mai-juin 1940), géographie de la fuite
Desponds Didier
HERMANN
40,75 €
Épuisé
EAN :9791037005724
Suite à l'offensive allemande du 10 mai 1940, un vent de panique poussa les populations à se jeter sur les routes : elles essayaient de trouver vers le Sud un improbable abri. A la suite des Belges, des Néerlandais et des Luxembourgeois, environ huit millions de Français, soit près d'un cinquième de la population, furent concernés par cet exode massif. A partir de témoignages de personnes ayant vécu ces événements, Didier Desponds revient sur l'histoire dramatique de ces déplacements forcés. Comment les populations s'organisèrent-elles ? Qu'est-ce qui les incita à fuir plutôt qu'à rester ? Quelles routes empruntèrent-elles ? De quels appuis bénéficièrent-elles ? Comment affrontèrent-elles ces situations traumatisantes ? A partir de l'analyse de témoignages, c'est toute une page de l'histoire des Français, qui hante encore nos mémoires, qui est reconstituée de façon vivante et détaillée.
Si les aéroports constituent des atouts indispensables au fonctionnement des grandes agglomérations, ils n'en suscitent pas moins de multiples controverses. Celles-ci deviennent d'autant plus vives que s'exacerbent les tensions dues au changement climatique et à la sensibilité croissante des populations à la qualité de leur cadre de vie. Ce livre découle d'une étude approfondie menée auprès de ménages ayant déménagé récemment autour de cinq plateformes aéroportuaires françaises. En s'appuyant sur une méthode mixte (quantitative et qualitative), il tente d'évaluer les différents facteurs qui ont conduit au changement de lieu de vie. Quels sont les principaux motifs ayant contribué aux arbitrages des ménages ? De quelle manière les nuisances associées aux plateformes aéroportuaires furent-elles prises en compte ? Ces plateformes présentent-elles plus d'avantages que d'inconvénients ? Ces perceptions diffèrent-elles selon la position sociale des habitants, leur statut d'occupation, voire leur situation générationnelle ? Par-delà les résultats obtenus se dessinent de nombreuses pistes visant à rendre davantage compatibles les contraintes liées au trafic aérien avec le souhait des habitants d'améliorer leurs conditions de vie et donc de réduire les injustices environnementales auxquelles ils sont confrontés.
Desponds Didier ; Auclair Elisabeth ; Bergel Pierr
Les villes se transforment en permanence sous les effets conjugués des dynamiques économiques, des projets d'aménagement et des choix des ménages. Les opérations de rénovation urbaine occupent une place particulière car elles modifient de façon radicale la physionomie des espaces urbains. Voulues par les acteurs politiques, elles sont généralement appréhendées selon le point de vue des aménageurs : quels sont leurs objectifs, quel grand dessein poursuivent-ils, quels sont les moyens mobilisés ? Le projet de cet ouvrage consiste à inverser le regard en partant de ceux qui vivent dans les périmètres en cours de rénovation. Si la décision initiale de rénover ne leur appartient pas, les habitants devraient être associés aux projets qui vont modifier leurs territoires de vie, tel que l'annoncent les politiques urbaines françaises depuis la circulaire HVS (Habitat et vie sociale) de 1977. Le concept de "participation" figure également dans les préoccupations de nombreux pays, en particulier européens. De quoi s'agit-il ? Le rôle que les habitants sont censés devoir jouer se positionne-t-il en amont des projets, dans une logique de co-construction, ou en aval pour valider les décisions, voire les infléchir à la marge ? A cet égard, les opérations de rénovation urbaine engagées depuis la loi d'orientation pour la ville d'août 2003, dite "loi Borloo", constituent un archétype. Elles visent à améliorer le cadre de vie dans des secteurs urbains considérés comme dégradés en promouvant par ailleurs la mixité sociale. La "participation" des habitants est annoncée comme indispensable mais se heurte à de multiples difficultés : réticences des aménageurs à leur octroyer une place, hésitation de ceux-ci à s'engager dans des processus dont ils ne cernent ni les objectifs, ni les effets potentiels. La "participation" attendue peut prendre d'autres voies et conduire à des mobilisations qui interrogent la légitimité des opérations en regard de la valeur patrimoniale de ce qui va être détruit. Renforcer la place des habitants dans les opérations de rénovation urbaine représente un objectif indispensable, susceptible de constituer ces populations en acteurs à part entière de la démocratie locale. Il est en effet paradoxal d'ignorer les attentes et les avis de ceux qui sont les premiers concernés par l'avenir de leurs lieux de résidence. Néanmoins, les mots ne peuvent servir d'alibi. Cet ouvrage résolument pluridisciplinaire consiste à interroger le rôle joué par les habitants dans l'élaboration des projets urbains et à plaider pour une amélioration en profondeur des pratiques de participation. La ville ne peut se transformer sans s'appuyer d'abord sur ceux qui y vivent.
Desponds Didier ; Nappi-Choulet Ingrid ; Vidal Fré
Résumé : "Si le poète Emile Verhaeren a pu décrire les cités de la fin du XIXe siècle comme des Villes tentaculaires, aujourd'hui c'est le concept-même de smart city qui essaime à travers le monde et se déploie sous des formes si variées qu'il semble échapper à toute tentative de définition. Des bâtiments aux réseaux, le smart appose peu à peu son empreinte sur nos villes, érigeant le numérique en grand urbaniste du XXIe siècle. Mais quelle est donc cette intelligence qui se diffuse ainsi au sein des territoires ? " Pour répondre à cette interrogation, cet ouvrage croise les approches de spécialistes les plus divers. Et se demande comment on intègre à cette nouvelle pensée de la ville les intérêts spécifiques, et souvent divergents, des entreprises, des acteurs politiques et des habitants. Comment dépasse-t-on les modèles "clés en main" pour prendre en compte les besoins des populations ? Un livre savant, bien utile à qui veut penser la ville.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.