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Adorno contre son temps
Desplat-Roger Joana ; Vuillerod Jean-Baptiste ; We
PARIS OUEST
15,00 €
Épuisé
EAN :9782840163176
Une pensée nouvelle n'est pas là pour réjouir, elle est là pour déranger. Cela, Adorno le savait, lui qui, à l'été 1966, écrivait : "L'auteur s'attend aux résistances auxquelles la Dialectique négative s'expose". Une pensée nouvelle n'est pas là pour réjouir, elle est là pour déranger. Cela, Adorno le savait, lui qui, à l'été 1966, écrivait : "L'auteur s'attend aux résistances auxquelles la Dialectique négative s'expose". Par un paradoxe assumé, Adorno affirme que la philosophie fait preuve de sa plus grande actualité au moment même où elle est la plus intempestive, c'est-à-dire lorsqu'elle n'esquive pas le difficile combat promis à qui veut critiquer les positions établies. Issu d'un colloque tenu à Nanterre en mars 2017, l'ouvrage collectif Adorno contre son temps propose de revisiter l'oeuvre du philosophe à la lumière de ce pas de côté qu'elle a toujours su faire pour échapper à la pensée dominante de son temps. Il s'agit par là de tracer une transversale à même de parcourir ses différents aspects, de la philosophie à l'esthétique, et de la sociologie à la politique. Un parcours qui revient aussi à interroger l'actualité de la pensée adornienne, car en tant que penseur contre son temps, il se pourrait qu'Adorno soit aussi un penseur pour notre temps, et que les combats d'hier fassent encore sens aujourd'hui.
Desplat-Duc Anne-Marie ; Seiter Roger ; Goust Maya
Quatre jeunes filles rêvent d'aventure et de succès. Elevées aux portes de Versailles, ces colombes du roi-soleil volent vers leur destin. Le célèbre monsieur racine écrit une pièce de théâtre pour les élèves de madame de Maintenon, les colombes du roi-soleil. L'occasion idéale pour s'illustrer et, qui sait?, être remarquée par le roi. L'excitation est a son comble parmi les jeunes filles. Y aura-t-il un rôle pour chacune d'entre elles?
Desplat-Duc Anne-Marie ; Seiter Roger ; Goust Maya
Anne-Marie Desplat-DucAnne-Marie Desplat-Duc vit dans les Yvelines. Elle a publié de nombreux romans, chez Hachette Jeunesse, Bayard Jeunesse, Rageot... Plusieurs titres sont disponibles dans les collections de poche «Castor Poche» et «Flammarion jeunesse».Mayalen GoustMayalen Goust vit à Rennes. Elle a illustré de nombreux albums dans la collection du «Père Castor», notamment Blanche Neige. Elle a également publié chez Magnard, Fleurus, Lito... Elle compte aujourd'hui parmi les artistes référents en illustration jeunesse.Roger SeiterRoger Seiter vit près de Strasbourg (Erstein). Il commence son oeuvre de scénariste avec Simplissisimus aux éditions Glénat, puis il publie Coeur de Sang aux éditions Delcourt et également chez Casterman, dont la dernière série en date, H.M.S. avec Johannes Roussel.
Desplat-Duc Anne-Marie ; Seiter Roger ; Goust Maya
Extrait Partout, les dragons se conduisent de la pire des manières, volant, saccageant, torturant, lorsqu'ils n'obtiennent pas rapidement les abjurations espérées.
Résumé : Les livres sont aussi des bibliothèques. Dans la salle de lecture de celle que constitue celui-ci, on peut croiser, entre autres, Thomas Bernhard, André Breton, Blaise Cendrars, Pascal Quignard, Pierre Michon ou encore Philippe Sollers, qui y forment une petite communauté provisoire. Chacun de ces lecteurs singuliers vient là pour des raisons diverses : pour voyager, dénombrer, rêver ou encore interpréter. On y rencontre aussi l'auteur qui s'interroge sur cette étrange passion lire dont il soupçonne qu'elle cache quelque chose. Il semble que chacun de ces lecteurs ait trouvé dans le livre un objet d'amour. Un objet d'amour qui en remplace un autre.
Résumé : " Il y a des dates qui comptent, d'autres qui tombent en poussière. Tandis que 1896 ou 1907 se laissent oublier et ne marquent plus pour nous que des heures surannées, 1900 est une échéance, un jubilé, noces d'or du passé et de l'avenir ". C'est en orfèvre que Paul Morand célébrait 1900, trente ans après. Entre temps il aura été un des héraults des Années folles et, tout particulièrement, de l'année 1925, qui tout autant que 1900 a marqué une échéance et s'est vite imposée à la mémoire collective comme une année mythique. Étonnante et durable fortune ! Entre l'armistice de 1918 et la crise de 1929, les années vingt, profondément marquées par les horreurs de la Grande Guerre, présentent un singulier mélange de désarroi, de révolte et de frivolité. À la fin des combats qui ont dévasté l'Europe, tout un monde s'écroule, plongeant modèles et valeurs dans une crise durable. En cette période d'extraordinaire effervescence, la table rase et l'expérimentation sans tabous sont à l'ordre du jour. Les moeurs oscillent entre deux tendances fortes : émancipation et détraquement. Amour et libertinage jouent à cache-cache aux quatre coins de l'Europe galante. Discréditée par un conflit qu'elle a provoqué ou qu'elle n'a pas su empêcher, la politique hésite entre les tentations du communisme et du fascisme. Et la littérature, gagnée elle aussi par la difficulté d'être, cherche les voies de son renouvellement. Pour restituer l'esprit de cette époque qui à tant d'égards dialogue avec la nôtre, il fallait remplir deux conditions. Réunir, en premier lieu, des recherches travaillant dans des disciplines différentes. Se croisent ici des travaux de spécialistes d'architecture et de cinéma, de littérature française et de littérature comparée, d'études anglo-américaines et de Kulturwissenschaft, des hispanistes et des slavistes, des italianistes et des historiens du sport. D'autre part, il était indispensable de faire appel à des spécialistes internationaux.
Avant-propos de Sandrine Dubel, Sophie Gotteland et Estelle OudotDepuis quelque temps déjà, nous étions plusieurs d'une même génération à souhaiter rendre hommage au travail et à la personnalité de Suzanne Saïd. Ce projet a immédiatement rencontré son adhésion. Elle n'y mettait qu'une condition: que le volume, contrairement à l'usage courant pour des Mélanges, rassemblât les contributions des étudiants qui avaient, de façon plus ou moins étroite, travaillé sous sa direction.Sa curiosité intellectuelle, son énergie inlassable, son goût sans cesse réaffirmé pour les textes ont trouvé à s'épanouir sous des horizons très variés: successivement assistante et maître-assistante à l'université de la Sorbonne, professeur à Grenoble, puis à Strasbourg et à l'université de Paris Ouest Nanterre La Défense, elle a ensuite poursuivi cette carrière déjà extrêmement riche à l'université de Columbia à New York. Ce parcours géographique, les liens qu'elle a su nouer avec d'innombrables chercheurs de tous pays, reflètent parfaitement, nous semble-t-il, son ouverture d'esprit et traduisent l'aura internationale qu'elle a acquise au fil de sa carrière.Suzanne Saïd n'est pas une enseignante ordinaire. Tous ses étudiants le diront: c'est un savant reconnu, qui toujours regarde devant elle. Loin d'attendre l'approbation immédiate et le respect figé devant une autorité, elle apprécie la réponse, la contradiction, bref la dialectique au sens où les Anciens l'entendent. Elle apprécie les nouveaux angles de lecture adoptés par d'autres, les interprétations inattendues qu'ils peuvent proposer. Jamais elle ne se tient à une position préétablie, jamais elle n'impose aux textes une grille académique. Elle prend à chaque fois le risque de nouvelles approches, mais elle les soumet, immanquablement, au crible de sa formation philologique et de sa profonde rigueur intellectuelle. Il en est résulté très vite des interprétations nouvelles, qui sont devenues des classiques.Suzanne Saïd a tracé différents chemins dans le paysage littéraire de la Grèce ancienne. Nos recherches reflètent, nous semble-t-il, la variété de ses travaux et de ses angles d'approche. Elles suivent également l'évolution de ses centres d'intérêt et de ses méthodes de recherche. Ces Mélanges ont donc été conçus, à travers nos contributions respectives, comme un reflet du parcours littéraire et philologique de Suzanne Saïd. Nous avons néanmoins choisi de les organiser selon la chronologie d'histoire littéraire.Ce livre n'aurait pu paraître sans la générosité de différents organismes et centres de recherche. C'est un plaisir pour nous de remercier, pour leurs contributions financières, l'université de Columbia (New York), le Centre de recherches sur les littératures et la sociopoétique (EA 1002, Clermont-Ferrand 2), l'équipe ESPRI UMR 7041 (CNRS - Paris Ouest Nanterre La Défense), l'équipe THEMAM (UMR ArScAn, CNRS - Paris Ouest Nanterre La Défense), ainsi que l'équipe d'Accueil 1491 «Édition et commentaire des textes grecs et latins» (Paris-Sorbonne). Que leurs directeurs respectifs trouvent ici l'expression de notre plus vive gratitude. Nous tenons également à remercier les Presses universitaires de Paris Ouest, qui ont bien voulu accueillir ce volume dans leur catalogue.
Résumé : Longtemps relégué dans l'ombre, le rire est aujourd'hui à la mode. Mais on s'intéresse presque toujours au rire pour d'autres raisons que le rire lui-même. On veut démontrer ses significations philosophiques, exalter ses vertus esthétiques, comme s'il fallait toujours s'excuser de rire et de faire rire. A rebours, L'Esthétique du rire veut s'en tenir au rire. D'abord, en rappelant son irréductible unité, malgré toutes les variantes ou sous-catégories qu'il est loisible d'énumérer (l'ironie, le burlesque, la satire, la blague, la parodie, la farce, etc.). Ensuite, en affirmant avec force que, s'il existe bien un art du rire, il n'est rien d'autre que l'art de faire rire, avec le plus de force et de plénitude possible. Pour saisir cette dynamique du rire, il fallait un dialogue entre les spécialistes du Moyen Age, des siècles classiques et de la modernité post-révolutionnaire. Mais l'histoire ne doit pas faire oublier l'essentiel: la nature anthropologique du rire. Le mécanisme comique plonge dans les zones les plus mystérieuses de l'homme: dans l'inconscient que refoule le moi sérieux; dans les mondes merveilleux de l'enfance; plus généralement, dans un stade archaïque et primitif de l'homme. L'art du rire opère la mystérieuse transfiguration des ténèbres opaques de l'intimité humaine en bruyant feu d'artifice. Et ce sont les extases d'imagination induites par cette inversion miraculeuse qui fait du rire un phénomène d'ordre esthétique.