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Le miracle de guerre dans la chrétienté occidentale
Desmette Philippe ; Martin Philippe
HEMISPHERES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782377010240
Dans un monde bouleversé, où il a perdu tous ses repères traditionnels, un individu peut se sentir "dans la main de Dieu", comme l'affirmeront, parmi d'autres, bien des protagonistes de la guerre de Trente ans. Mais le miracle peut aussi être collectif lorsqu'une statue "sauve" une cité de l'invasion, que le Ciel épargne une localité face à la cruauté d'un envahisseur. Mais pourquoi le miracle a-t-il lieu ? Qu'en reste-t-il dans la longue durée ? Comment la perception de ces miracles évolue-t-elle face à la montée de l'esprit philosophique et de la rationalité ? Voilà quelques-unes des nombreuses questions auxquelles cet ouvrage tente de répondre. Les auteurs y examinent les interventions du surnaturel dans le cadre de guerres, c'est-à-dire l'opposition entre la réalité à laquelle sont confrontés les hommes et des forces qui les dépassent. Des forces susceptibles d'influencer, de modifier le cours des choses en faveur d'une des parties.
Barthélemy Sarah ; Desmette Philippe ; Fabre Pierr
Cet ouvrage articule deux grands volets de la recherche historique, rarement joints, et l'un et l'autre marqués par une intense actualité : d'une part, la sainteté comme problème dans l'histoire de la Compagnie de Jésus, spécifiquement sur le terrain de son activité missionnaire qui est tout la fois une ressource et un parcours d'obstacles pour ce qui concerne la définition d'un nouveau modèle de sainteté. Dans ce volet s'articulent les saint anciens et nouveaux, au nombre desquels il faut compter les saints martyrs et les "jeunes saints" de la Compagnie, mais également les corps saints des catacombes, "découverts" à la fin du XVIe siècle. D'autre part, cet ouvrage envisage la production hagiographique de la Compagnie de Jésus, marquée elle-même par l'entreprise bollandiste dans la longue durée de l'époque moderne, et d'une forte intensité au XIXe siècle, pour ce qui concerne la promotion des saints jésuites eux-mêmes, qui est du reste loin de se limiter à une forme d'autopromotion. Les causes jésuites s'inscrivent au contraire dans une entreprise beaucoup plus vaste, ancienne et moderne, transhistorique comme l'ecclesia elle-même : d'où une dimension essentielle que cet ouvrage veut placer au-devant de la scène, celle de la sainteté féminine ou plus fondamentalement encore, celle de la féminité et de la masculinité dans l'élaboration des modèles de sainteté, dans la longue durée de l'époque moderne et contemporaine.
Voici le fruit d'une vaste réflexion autour d'une problématique très actuelle : la place des religions et des spiritualités en milieu carcéral. Le propos est résolument interdisciplinaire — droit, sociologie, théologie, histoire... — et sur le temps long, du XVIIIe siècle jusqu'à nos jours, ce qui a permis de saisir les évolutions en lien avec les contextes sociétaux au sens large. La question se confronte d'emblée à deux réalités : le droit et la liberté individuelle. Comment une législation envisage-t-elle l'exercice d'une spiritualité ou des spiritualités en milieu carcéral, comment l'encadre-t-elle, avec plus ou moins d'aisance ? Se pose également la question de l'évolution en la matière, dans le sens d'un plus ou moins grand encadrement normatif en raison de l'évolution du contexte global. D'où l'opportunité de s'interroger sur la compatibilité de cette norme avec les droits élémentaires des personnes incarcérées. Ce livre décline trois dimensions : les acteurs (les aumôniers) ; le cadre légal, avec une présentation des situations en France, Belgique, Etats-Unis, Maroc... ; vivre le religieux, que ce soit la "rencontre" avec la foi, la conversion, le rejet...
Les fêtes religieuses marquèrent le quotidien des fidèles durant tout l'Ancien Régime. Contraignantes en raison des obligations pieuses et des interdits en matière de travail qu'elles induisaient, elles subirent certaines critiques dès le bas moyen âge. D'où certaines réformes opérées qui culmineront au XVIIe et surtout au XVIIIe siècles. Le séisme provoqué par la Révolution française poursuivit le mouvement et amena une laïcisation partielle de la fête, tout en conservant certaines fêtes religieuses.
Résumé : Voici un manuel d'esthétique qui ressemble à un carnet de voyage au pays de l'artisanat d'art. Invité à tirer le fil du mouchoir de la duchesse de Chevreuse dans Les Trois mousquetaires, le lecteur y explore plusieurs métiers d'excellence. En compagnie de Rousseau, Andersen ou Mallarmé, il rencontre une vingtaine d'artisans d'art - tourneur sur bois, luthier, tailleur de pierre, éventailliste, parfumeur... riches d'un savoir-faire complexe issu d'une tradition parfois séculaire. Nanti de la petite histoire cachée dans la grande, l'objet devient porteur de mémoire et d'intelligence, acte de survie parfois ou geste de poésie. Unique, il est une preuve d'audace et de courage à exister encore aujourd'hui. Très illustré, avec un glossaire et des adresses, ce guide propose un voyage sentimental pour repenser son rapport à l'objet, tout particulièrement à l'objet d'art. Il dispense une philosophie prônant la création, personnelle à chacun, d'un véritable art de vivre.
Depuis que j'ai arpenté la médina de Fès un petit matin de printemps, alors qu'elle s'éveillait presque, j'ai été touché par la grâce. Et il m'a sauté aux yeux que cette ville méritait bien davantage d'attention qu'elle n'en reçoit Depuis, j'y suis revenu à plusieurs reprises et l'ai arpentée de long en large. Parler de Fès, écrire un livre sur Fès est presque devenu pour moi une obsession. Les guides sur le Maroc s'étendent assez largement sur cette cité, mais c'est, me semble- t-il, avec une approche utilitaire, mercantile, destinée à un rapide passage touristique. Fès vaut mieux que cela. Fès est le coeur du Royaume, son âme, le souffle spirituel du Makhzen. Elle en est aussi la conscience, l'histoire, le souvenir vivant. Fès mêle toutes les populations, de l'aristocrate à la peau blanche et à l'accent caractéristique, citadin et rural à la fois, au descendant d'esclave noir, au juif converti et au " blédard " au teint basané, chassé du Rifpar le dénuement et travaillant comme un forçat pour un salaire de misère. Je me suis donné la mission de faire découvrir l'âme de Fès, ce qui fait sa personnalité, sa singularité, ce qui la distingue de ses concurrentes. Plus encore : de dévoiler ses secrets ..." Didier Destremau
Cet ouvrage couvre presque cent années de l'histoire tourmentée de la péninsule coréenne, du début du XXe siècle à l'orée du nouveau millénaire. Témoignage exceptionnel, il a été écrit par la propre soeur de la compagne du Guide suprême, feu Kim Jong Il. Mais, du père héritier de propriétaires fonciers, choisissant très tôt le communisme contre ses intérêts de classe, aux enfants et petits-enfants éduqués au Nord, astreints à une vie de reclus avant de parvenir à fuir, les destins dramatiques de cette famille font largement écho aux tragédies individuelles de l'immense majorité des Coréens de l'époque. Cette émouvante narration à quatre mains – la première partie retranscrit le journal de la mère de l'auteure – est aussi un puissant manifeste : celui d'une lignée de femmes déterminées à s'arracher aux plaies de la misère et aux pesanteurs du patriarcat, et qui, au moins un temps, auront eu sincèrement foi en la société nouvelle qu'elles se proposaient de bâtir.
Ahmed Boumendjel (1908-1982) est l'une de ces grandes figures algériennes demeurées méconnues. Instituteur, puis avocat - il assure la défense de Messali Hadj en 1939 -, il entre au conseil municipal d'Alger où il sera le seul à condamner les lois anti-juives de Vichy. Après le débarquement allié en Afrique du Nord, il devient un des chefs de file du nationalisme fédéraliste. Partisan d'un Front algérien dès 1947, artisan d'une alliance durable entre l'UDMA) et les Oulama, on le retrouve à Manhattan avec les principaux acteurs de la diplomatie de guerre du FLN. Il est reçu en plénipotentiaire à la conférence franco-algérienne de Melun de juin 1960, avant de participer activement aux négociations publiques d'Evian I et de Lugrin. L'étude de ce riche parcours fait remonter aux origines du nationalisme algérien moderne et en revisite le processus. Et par-delà le seul parcours d'Ahmed Boumendjel, elle corrige plus d'une idée reçue de l'historiographie de l'Algérie.
La découverte en Occident des cinémas de Chine, de Hong Kong et de Taiwan a marqué les esprits : mise en scène de l'opéra de Pékin et des arts martiaux (King Hu), imaginaire débridé mâtiné de mythologie (Tsui Hark), poésie contemplative (Hou Hsiao-hsien), polar désenchanté (John Woo), peinture de l'Histoire et enregistrement des mutations contemporaines (Jia Zhangke, Wang Bing), etc. La créativité bouillonnante des cinémas chinois donne à voir des représentations du monde singulières, tour à tour chaotiques, lyriques ou réalistes. Premier dictionnaire français intégralement dédié aux cinémas chinois, hongkongais et taiwanais, cet ouvrage propose des analyses d'oeuvres parfois inédites dans l'Hexagone, des biographies de personnalités marquantes et des études historiques et esthétiques originales et approfondies.