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Penser les passions à l'âge classique
Desjardins Lucie ; Dumouchel Daniel
HERMANN
28,05 €
Épuisé
EAN :9782705684044
L'aventure des passions aux XVIIe et XVIIIe siècles. Apogée et déclin d'une notion théorique cardinaleComme le souligne une anthologie récente de textes sur les passions, «il est certain que la préférence marquée et pour l'usage du mot "émotion" et pour l'investigation de cette notion signale une méfiance à l'égard de ce que désigne la "passion"». Au seuil d'un ouvrage consacré à la notion de passion à l'époque moderne, cette méfiance typiquement contemporaine a le mérite d'attirer l'attention sur une histoire de la compréhension de l'affectivité qui nous révèle le renversement du statut privilégié dont jouissait cette problématique dans la philosophie et la littérature des XVIIe et XVIIIe siècles. Au surplus, cette histoire est d'autant plus complexe que, sous l'apparente continuité des termes depuis l'Antiquité, les passions font l'objet d'une réflexion faite de ruptures, de remaniements, de reprises et de controverses sur les héritages. On se souviendra qu'avecLa persuasion est produite par la disposition des auditeurs, quand le discours les amène à éprouver une passion: car l'on ne rend pas les jugements de la même façon selon que l'on ressent peine ou plaisir, amitié ou haine.De ce point de vue, les passions impliquent davantage un rapport à autrui qu'un mouvement instinctif purement individuel. À ce titre, elles renferment aussi le principe d'une relation esthétique; Aristote, on le sait, s'intéresse également aux passions suscitées chez le spectateur en envisageant la purgation des passions, ou catharsis, comme la finalité de la tragédie dans la Poétique. Les passions font sans cesse l'objet de multiples descriptions, d'analyses et de représentations de manière à mieux les connaître, mieux les représenter et savoir mieux les contrôler. Objet de représentation, elles sont aussi des perturbationes, des désordres posant avant tout un problème moral. C'est cette conception de la passion comme pertubatio animi éminemment néfaste à la quiétude de l'âme qui anime toute la réflexion d'inspiration stoïcienne et que prolongera et infléchira à sa suite le christianisme. Les passions deviendront ainsi la marque de l'homme déchu, mais pourront être aussi la source de son rachat, s'il s'élève à l'amour de Dieu.Dans son Dictionnaire Universel, Antoine Furetière consacre dix entrées au terme passion:Passion, en Morale, se dit des différentes agitations de l'ame selon les divers objets qui se présentent à ses sens. Les Philosophes ne s'accordent pas sur le nombre des passions. Les passions de l'appétit concupiscible, sont la volupté et la douleur, la cupidité & la fuite, l'amour & la haine. Celles de l'appétit irascible sont la colère, l'audace, la crainte, l'espérance, & le desespoir. C'est ainsi qu'on les divise communément. Les Stoïciens en faisoient quatre genres, & se pretendoient estre exempts de toutes passions. Voyez l'Abrégé de Gassendi, & sur tout Monsieur Descartes, qui a fait un beau Traité des Passions d'une manière physique. Coeffeteau a fait le Tableau des Passions; la Chambre, les Characteres des Passions; le Père Senaut, l'Usage des Passions.
Dans la sagesse populaire, "l'intelligence du coeur" désigne un aimable mélange de sociabilité, de générosité et d'optimisme. Mais l'expression est si banale, si quotidienne, qu'elle nous semble bien éloignée des plus hautes aspirations de l'esprit. Et pourtant... Ayant étudié différentes spiritualités orientales pendant des années, Arnaud Desjardins est arrivé à la conclusion que le coeur est à la fois l'instrument et l'objet de toute quête spirituelle. Et que la voie vers la sérénité et la sagesse consiste d'abord à faire de notre coeur un instrument de connaissance, affranchi des émotions négatives qui perturbent notre perception du monde.
Lorsqu'on a quatorze ans, des neurones d'écureuil, une meilleure amie obsédée par les garçons et qu'on enchaîne les gaffes, la vie n'est pas facile. Depuis le décès de son père, Aurélie Laflamme se demande d'où elle vient. Aurait-elle été oubliée sur Terre par des extraterrestres ? Pour couronner le tout, sa mère semble avoir des poussées d'hormones. Pas question pour Aurélie de se laisser elle aussi ramollir le cerveau ! Mais personne n'est à l'abri du coup de foudre? Au milieu de ce tourbillon, Aurélie ne désire qu'une chose : trouver sa place dans l'univers. L'AUTEUR PREFEREE DES ADOS ENFIN EN POCHE !
Résumé : Même si en apparence toutes les religions sont différentes, leur message est par essence le même : trouver la sagesse, la paix, la joie, l'amour et la lumière. Pour Arnaud Desjardins, le sens de chaque vie humaine, c'est d'atteindre l'éveil. Cet éveil se nomme aussi illumination ou libération. Comment l'atteint-on ? Selon les sages de toutes les traditions, il y ajuste à "laisser tomber" les souffrances, "laisser tomber" les peurs, les attachements et les illusions. Dans La voie et ses pièges, Arnaud Desjardins développe la méthode éprouvée par des connaissances spirituelles millénaires pour toucher cet au-delà au-dedans de nous-mêmes.
Au XVIIe siècle, le corps parle: il révèle dans la plus parfaite transparence ce qu'on appelle alors les "passions de l'âme". La rougeur ou la pâleur du visage, le battement des paupières ou l'élévation du sourcil, la plus ou moins grande ouverture de la bouche, le ton de la voix, le geste, la posture ou la démarche, chaque mouvement du corps devient signe d'une passion particulière et, de ce fait, objet d'un savoir que l'on cherche à codifier. Si ce savoir se déploie dans les traités de médecine et dans les " traités des passions ", il investit également de nombreux textes dont le principal objet est autre, qu'il s'agisse de la peinture, du théâtre ou du roman, de l'éloquence, de la musique ou du chant, de la danse ou encore de la vie de cour. De Descartes à Bernard Lamy, de Félibien au cardinal de Retz, de Marin Mersenne à Racine, ce savoir sur les pouvoirs du corps expressif traverse tout l'âge classique et devient le lieu d'une profonde inquiétude épistémologique où se forge peu à peu une conscience neuve du moi.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.