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La voie et ses pièges
Desjardins Arnaud ; Loiseleur Véronique
TABLE RONDE
15,20 €
Épuisé
EAN :9782710305378
En marge de la prolifération de sectes plus ou moins inquiétantes, l'intérêt des Occidentaux pour les enseignements donnés par des maîtres à leurs disciples se confirme comme une réalité dépassant les modes passagères. Nombreux sont ceux qui aspirent à l' " éveil ", à la " libération ", en tout cas à une vie plus heureuse et plus sage. Or, l'expérience montre que cet espoir est trop souvent déçu. Pourquoi ? Ce livre propose des réponses. Un enseignement spirituel n'est pas une doctrine ni une thérapie, mais une méthode de transformation impliquant tous les aspects de notre être. Encore faut-il en avoir parfaitement intégré les principes et maîtrisé les techniques. De bonne ou de mauvaise foi, il est toujours fâcheux de se tromper, surtout lorsqu'il s'agit d'un enjeu aussi grave et de mécanismes aussi difficiles à contrôler que nos fonctions psycho-mentales. Plutôt qu'un traité méthodique des erreurs possibles sur la " voie ", ce livre approfondit certains thèmes prioritaires, Arnaud Desjardins insistant avant tout sur la possibilité de s'affranchir des doutes et des souffrances.
En 1964-1965, puis en 1967, Arnaud Desjardins, alors réalisateur à la télévision, spécialisé dans les traditions spirituelles de l'Orient, fut l'un des premiers Français à approcher dans l'Himalaya les plus grands maîtres du bouddhisme tibétain. Guidé dans ses expéditions par Sonam T Kazi, interprète personnel du Dalaï-Lama, il devait séjourner plusieurs mois dans des monastères et côtoyer différents sages, dont Sa Sainteté Karmapa, Kangyur Rimpoché, Khentse Rimpoché, Chatral Rimpoché et Dudjom Rimpoché. Rédigé au retour de son premier voyage, avant que les lamas ne se déplacent de par le monde, le présent livre n'est pas un ouvrage d'érudition destiné aux tibétologues (bien qu'il puisse servir d'introduction à l'univers si riche du bouddhisme tibétain) mais le témoignage personnel d'un chercheur de vérité, d'un homme habité par la quête spirituelle. Venu en pèlerin à la rencontre d'une tradition millénaire et d'une société menacée, l'auteur, au fil des pages, nous livre ses moments de ferveur, ses émerveillements et les réflexions suscitées par la rencontre des maîtres et des disciples. Document précieux pour le public sollicité par le message de Tibétains, ce livre s'inscrit par ailleurs dans l'?uvre d'Arnaud Desjardins comme le carnet de bord d'une étape décisive de son propre cheminement.
Les quatre tomes de A la recherche du Soi ont été écrits à partir de causeries enregistrées au Bost, le premier "ashram" animé par Arnaud Desjardins en Auvergne. Elles s'adressaient à un petit auditoire de personnes désireuses d'approfondir l'enseignement que lui-même avait reçu de son propre maître, Swâmi Prajnânpad, mort en 1974. Depuis la première parution de ces ouvrages (entre 1977 et 1980), le nom de Swâmi Prajnânpad est devenu peu à peu connu en France. Des philosophes comme André Comte-Sponville, des universitaires comme Michel Hulin le mentionnent dans leurs ouvrages. Mais les pages qui suivent ne sont pas un exposé rigoureux de son enseignement, comme l'a tenté un autre de ses élèves français, Daniel Roumanoff. Elles expriment les convictions de l'auteur lui-même et ce qu'il a compris, année après année, auprès de ce maître. L'existence quotidienne demande à chacun de trouver une réponse relative aux problèmes en tous genres qui se posent jour après jour. Mais les enseignements spirituels ont toujours proposé aux hommes une réponse absolue. Le christianisme annonce la vie éternelle, le royaume des cieux qui est au-dedans de nous, "la joie qui demeure", "la paix qui surpasse toute compréhension", les soufis enseignent baqâ, la subsistance en Dieu, qui couronne fanâ, l'extinction des limitations individuelles. Le Bouddha a montré le chemin du nirvana, de la conscience éveillée, de la nature-de-Bouddha. Le Vedanta nous révèle l'atman, le Soi suprême, éternel, supra-personnel. Les termes changent mais la promesse demeure identique : notre essence est la réalité indestructible en laquelle "nous avons l'être, le mouvement et la vie". Et ce message s'adresse à chacun de nous personnellement. Arnaud Desjardins a conservé la forme directe de l'entretien en pensant à tous ceux et celles qui lui écrivent et auxquels il ne peut répondre. Ces pages sont comme une longue lettre qu'il adresse à chacun d'entre eux.
La nature de l'homme, c'est de pouvoir changer. Il peut éliminer certaines faiblesses et acquérir des capacités qu'il ne possédait pas auparavant. Nous avons tous l'expérience personnelle de ces améliorations et de ces développements possibles. Mais depuis l'origine, on évoque une transformation d'un autre ordre. Métamorphose au sens précis du terme, elle n'a jamais concerné qu'une minorité. A toutes les époques, aussi anciennes soient-elles, dans les civilisations d'Orient et d'Occident, des enseignements et des méthodes connus sous les noms d'"ésotérisme" ou de "traditions initiatiques", ou de "voie", "chemin" (on retrouve l'équivalent de ces termes aussi bien dans le sanskrit des hindous ou le grec des premiers chrétiens que dans l'arabe des soufis) ont été transmis. Ils visent à un changement de statut ontologique, un "éveil" ou une "libération". C'est ce changement de niveau d'être - ou de niveau de conscience - qui ont inspiré ce dialogue entre Arnaud Desjardins, reconnu comme un maître de sagesse, et le philosophe Jean-Louis Cianni, auteur de La Philosophie comme remède au chômage.
«Des lecteurs m'ont souvent demandé un livre "qu'on puisse faire lire à des jeunes". Ce souhait a inspiré la sélection de chapitres de cet ouvrage composé à partir de causeries enregistrées. Celles-ci s'adressent à de petits auditoires. Elles ont donc toujours un caractère familier, intime. Le lecteur y trouvera des thèmes simples liés à l'existence quotidienne. J'y fais plusieurs fois allusion à mes propres années de recherche et j'y raconte quelques souvenirs anciens. L'expérience a montré que les "jeunes" apprécient ces références personnelles. Cet ouvrage, qui s'avère trop incomplet pour qu'on puisse le considérer comme un traité sur "la Sagesse orientale", peut cependant servir d'introduction à un monde ancien et aux certitudes qui en ont survécu jusqu'à nous.» Arnaud Desjardins.
Ce volume réunit trois grands reportages que Manuel Chaves Nogales a réalisés en Andalousie pour son journal Ahora, à diverses étapes de la Seconde République. "Avec les paysans andalous" date de novembre 1931, "Semaine sainte à Séville" d'avril 1935, et le récit qui donne son titre au recueil, "L'Andalousie rouge et "la Blanche Colombe"" , de juin 1936. Ce sont d'amples pièces où se mêlent les thématiques andalouse, ethnographique, religieuse, socio-économique et politique. Le journaliste met en lumière l'évolution d'un climat hautement politique, qui va de l'atmosphère pré-révolutionnaire - lors de ses journées avec les paysans -, à une atmosphère annonçant clairement le conflit - lors de son pèlerinage d'El Rocío -, en passant par des pages magistrales dédiées à une Semaine sainte bouleversée par cet élan républicain. Dans chacun des trois récits, le contexte historique et actuel impose sa loi et met à mal tout présage, parfois même d'authentiques réalités d'avant guerre. Mais seule une plume avertie comme celle de Chaves Nogales a su faire de son travail de journaliste une oeuvre intemporelle dont la lecture, aujourd'hui, est un exercice que personne ne devrait négliger.
Quand débute la Seconde Guerre mondiale, Muguet vient à peine de découvrir les plaisirs de la chair et de quitter le nid familial. Bientôt prisonnier des Allemands, il s'évade malencontreusement puis cherche à nouveau le gîte et le couvert, sillonnant l'Europe de cachots en salons princiers, de rencontres fortuites en insolentes conquêtes. Une foule de personnages parcourt les aventures débridées de ce Don Quichotte, qui revient de la guerre comme d'une escapade. L'Europe buissonnière, premier roman d'Antoine Blondin, a reçu le prix des Deux Magots en 1950.
4e de couverture : Miguel de Cervantès a raconté la vie de don Quichotte jusqu'à son retour au village après sa troisième sortie. À peine le chevalier a-t-il rédigé son testament qu'il rend l'âme, entouré de sa gouvernante Quiteria, du curé don Pedro, du barbier Nicolas, de son écuyer Sancho Panza et de sa nièce Antonia, tourmentée par les nombreuses dettes que lui lègue son oncle et les attentions masculines peu louables dont elle est l'objet, alors qu'elle n'a d'yeux que pour le bachelier Samson Carrasco. Chacun se souvient de l'ingénieux hidalgo et s'interroge sur les intentions profondes qui ont guidé son âme. Mais l'action continue, qui donne à Andrés Trapiello, à Sancho Panza et au lecteur l'occasion de se venger de la bêtise de ceux qui, profitant de sa folie, se sont moqués du chevalier à la Triste Figure.
Ohl Michel ; Dussert Eric ; Ohl Jean-Pierre ; Nogu
C'est par pur altruisme que Michel Ohl a rejoint le groupe des écrivains imaginatifs débordants, et s'est laissé classer dans ce club informel des gens d'esprit avec ses pairs Maurice Roche, Jean-Pierre Verheggen, Alphonse Allais, Raymond Queneau, Boris Vian, Alfred Jarry et quelques moralistes carabinés du genre de Félix Fénéon. Ajoutez à cela son goût personnel pour les collages à usage épistolaire, vous avez le portrait de l'original bravant les conventions d'un monde codifié qui n'apprécie rien tant que le sérieux et la morgue. Dans ces pages où se percutent les notes de zinc, les détournements, les anagrammes, les calembours, les anecdotes, les récits de rêves fous et ses méditations de lecteur frénétique, ces pages où résonne le "mastaraglu", la langue des morts de son invention, on retrouve toute la jubilation et toute la déflagration de la littérature en marche.