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Aux marges des dialogues de Platon. Essai d'histoire anthropologique de la philosophie ancienne
Desclos Marie-Laurence
MILLON
27,40 €
Épuisé
EAN :9782841371563
Au point de départ de cet ouvrage, il y a d'abord l'observation, somme toute assez banale, de l'étonnante prolifération de ce qu'on considère généralement comme du non-philosophique à l'intérieur des Dialogues de Platon. Penser les marges, consiste donc, contre la représentation canonique de l'écrit platonicien comme " ?uvre philosophique ", à prendre au sérieux le recours à tout ce qui semble s'en distinguer. Dans ce dernier cas, il convient notamment de s'interroger sur le sens à accorder à la notion même d'" histoire " lorsqu'on la considère en terrain grec, et sur les rapports qu'entretiennent le médecin, le rhéteur et l '" historien ". Il faut en outre montrer le lien étroit unissant l'étude de la dialogicité des Dialogues, et le rapport à une histoire ancienne redéfinie. On doit de même s'aviser que cette expertise, cette habileté précédemment soulignées se manifestent aussi dans la capacité - en tout point remarquable - de pointer les " résidus problématiques " des pratiques et des discours que l'on investit, et d'en dessiner par là les contours. Penser les marges consistait enfin à s'apercevoir que chaque dialogue offre à la lecture sa propre périphérie, qu'il s'agisse des pro-logues, ou du contexte référentiel dans lequel l'entretien vient s'insérer (destinataire, conditions d'énonciation, dimension pragmatique, etc.). Pour le dire clairement, il y va du refus d'accepter comme allant de soi la distinction du philosophique - seul vraiment digne d'intérêt - et du non philosophique qu'il conviendrait, en tant que tel, d'abandonner à d'autres. Intuition, conviction même, que rien ne vient, si ce n'est étayer, du moins fonder en raison, sauf à considérer qu'une telle distinction n'est pas autre chose qu'un effet du texte platonicien dont nous serions les victimes involontaires, ou consentantes. Ainsi s'expliquerait que nous reprenions à notre compte sans autre forme de procès, ou que nous projetions sans scrupule aucun, la division (lu champ du savoir en territoires distincts comme s'ils étaient déjà tout constitués. Prendre la mesure des effets de cet effet et en démonter les mécanismes, tel est l'objet de ce livre.
On a parlé, à propos du corpus aristotélicien, de "véritable naufrage" , tant ce qui nous reste de l'oeuvre du Stagirite n'est qu'une infime partie de la totalité de ses écrits. Et pourtant, même en l'état, l'ensemble est encore très volumineux, marqué de surcroît par une extrême diversité, et propre, si ce n'est à décourager, du moins à effrayer le lecteur néophyte. Le présent opuscule prétend l'aider dans son entreprise en lui permettant, par exemple, de suivre le traitement différencié de telle ou telle notion dans les divers traités, ou d'avoir une vue générale du contenu de tel ouvrage ou de tel chapitre. Le "lecteur avisé" , quant à lui, réussira à localiser plus rapidement, et plus facilement, tel passage ou tel développement. C'est donc un véritable instrument de travail qui est ici proposé.
Marie-Anne-Adélaïde Lenormand (1772-1843), plus connue sous le nom de Mlle Lenormand, ou "La Sybille de Saint-Germain", fut une très célèbre voyante consultée notamment par Joséphine de Beauharnais et Napoléon. Elle créa un jeu de cartomancie, le Petit Lenormand, composé de trente-six cartes, chacune agrémentée d'une illustration à caractère symbolique et d'un texte court. Ce jeu reste aujourd'hui le jeu de cartomancie le plus répandu grâce à sa facilité d'utilisation et à sa puissance divinatoire. Marie Delclos, spécialiste de l'astrologie, du tarot et de la voyance, nous dévoile dans son ouvrage toutes les clés pour une utilisation optimale de ce jeu. Pour chacune des cartes, elle décode son symbolisme, établit la correspondance astrologique, puis fournit une interprétation sur différents plans : matériel, professionnel, sentimental, et différents domaines : santé, spiritualité et chance. En fin d'ouvrage, elle décrit, exemples à l'appui, les quatre meilleures méthodes de tirage : en ligne, en triangle, en deux colonnes et en croix. Grâce à ce véritable guide, vous apprendrez rapidement à maîtriser le Petit Lenormand qui deviendra votre compagnon quotidien et vous révélera votre destinée.
Contribuer à tracer les contours d'une pratique grecque du rire, tel est le but de ce volume. On doit, pour cela, prendre acte de la transversalité de la notion (des vases peints que chacun amène dans les banquets et qui sont autant d'" histoires drôles à voir " à l'usage péripatéticien du rire, en passant par le rire des Immortel dans l'Iliade et le spectacle politique mis en scène par Aristophane), mais également de sa surdétermination (le rire est, depuis Aristote, " le propre de l'homme "). Il s'agira donc ici d'analyser les réseaux lexicaux et, les représentations iconiques ; de s'interroger sur le caractère réellement définitoire du rire ; d'établir la place qui est la sienne dans le discours et de préciser sa fonction argumentative ; de caractériser le type de relations qu'il présuppose ou qu'il induit, notamment dans les rapports sociaux et politiques ; de prendre enfin la mesure des écarts, des ruptures ou des similitudes entre la théorie et la pratique du rire chez les Anciens et l'usage qui en a été fait par les Modernes, mais aussi - afin d'éviter le double piège de l'universalisme et du réductionnisme la façon dont l'une et l'autre trouvent à se manifester non seulement en d'autres temps mais aussi en d'autres lieux.
L'idée d'empire, dont l'emploi semble aujourd'hui connaître un retour en force, a été utilisée pour désigner des contextes historiques très différents, et afin d'élucider des logiques politiques extrêmement variées. Le présent volume réunit les contributions de philosophes, d'historiens, de politistes et de juristes dans le double but de la clarifier et d'évaluer sa pertinence. Politique, l'idée d'empire paraît nécessairement se fonder sur la domination ; cependant, qu'est-ce qu'une politique d'empire ? Et tout empire est-il nécessairement impérialiste ? Si, du point de vue historiographique, la notion d'empire semble constituer un outil approprié pour penser certaines configurations et certains moments de civilisation, pourrait-on penser l'histoire du monde sans y faire référence ? Parce que sur le plan des relations internationales, elle désigne une unité qui coordonne des nations éventuellement antagonistes, la notion d'empire ne semble pas compatible avec les exigences démocratiques modernes. Mais juridiquement parlant, la souveraineté impériale du pays dominant est-elle définitivement négatrice des souverainetés nationales et des libertés de ceux qui lui sont soumis ? Ou bien, justement parce qu'elle fournit une unité à cette irréductible diversité, est-il possible de justifier certaines formes d'empire ? Enfin, de notables élaborations philosophiques ont, grâce à l'idée d'empire, lié la réflexion sur la civilisation, la prescription d'une spiritualité et la représentation du monde comme unité. Une telle conception de l'empire offre-t-elle une alternative à celle qui l'envisage en fonction de la seule puissance ? L'idée moderne d'universalité des Droits de l'homme est-elle cohérente ou contradictoire avec un tel modèle ? En examinant de nombreuses expériences impériales de référence, et en analysant les arguments qui furent régulièrement déployés en faveur ou en défaveur de l'empire, ce volume espère apporter des éléments de réponse à ces questions.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
Au début du XXe siècle, la préhistoire est une science en gestation, et les affaires de faux sont à l'origine de vives controverses qui divisent une partie de la communauté scientifique, puis le grand public, avec de nombreux épisodes judiciaires et des querelles d'experts. Deux grands débats d'authenticité ont dominé la recherche préhistorique : l'affaire de Piltdown et celle de Glozel. André Vayson de Pradenne qui avait participé activement aux deux polémiques, sans doute par crainte d'un procès en diffamation, ne les évoque pas dans son livre. Sous sa plume défilent les plus célèbres affaires de faux du XIXe et début du XXe : c'est l'affaire qui dura huit ans des autographes du géomètre Chasles abusé par Vrain-Lucas, celles des silex de Pile de Riou, du trésor de Curium imaginé et imposé par Luigi Palma di Cesnola, de la tiare de Saïtapharnès, acquise par le musée du Louvre en 1896... On s'étonne avec l'auteur que des simulations, le plus souvent grossières, aient pu tant de fois égarer de véritables savants. Cet ouvrage, paru en 1932, reste le document de référence sur les fraudes préhistoriques.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.