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Epreuves de noblesse. Les expériences nobiliaire de la haute robe parisienne (XVIe-XVIIIe siècle)
Descimon Robert ; Haddad Elie
BELLES LETTRES
37,00 €
Épuisé
EAN :9782251381077
A travers la noblesse de robe de Paris à l'époque moderne, c'est l'ensemble des noblesses que ce livre essaie d'éclairer. La noblesse n'est pas une donnée naturelle, elle est une construction sociale plurielle dont les matériaux sont les seigneuries, les offices, le prestige immatériel qui naît de l'exercice ancien de l'autorité et de la puissance. C'est pourquoi la noblesse est avant tout affaire de transmission. Cette transmission n'est pas non plus une opération naturelle: elle est faite d'une suite d'épreuves permanentes pour les lignages. Ce livre alterne les analyses générales (sur l'économie politique de l'office anoblissant et les changements induits par la vénalité dans l'ordre coutumier des propriétés, sur la fusion des noblesses au XVIIIe siècle, etc.) et les études de cas (Hurault de L'Hospital, les Mesgrigny, les Pommereu, les Bragelongne, les Spifame). Ces études éclairent les mécanismes et les coûts de la transmission, de l'anoblissement, de la constitution des familles en lignages et des pratiques généalogiques. Une proposition qu'on espère nouvelle ressort de ce travail: l'intégration des structures de parenté domaniales (qui créaient la solidité des détenteurs de châteaux, de charges et de pouvoirs seigneuriaux au Moyen Age) en une classe nobiliaire (le second ordre) ne se réalisa qu'au XVIIe siècle, et ce furent les expériences nobiliaires de la robe qui la rendirent possible.
Il y a bien des manières de raconter l'histoire d'un pays. Celle de la France a longtemps pris la forme d'un récit. Des origines aux temps contemporains, le roman de la nation traçait une continuité essentielle ; il était le garant d'une identité collective en même temps que d'une communauté de destins. Ainsi s'est peu à peu imposé un discours d'évidence qui, avec les siècles, est devenu inséparable de l'affirmation nationale. Ce récit n'est plus reçu aujourd'hui. Le rapport que les Français entretiennent avec leur passé, avec leur avenir aussi, a changé. La rapidité, l'ampleur des évolutions auxquelles nous avons été confrontés, les incertitudes qu'elles entretiennent parmi nous font à nouveau de la France une énigme. Plus que jamais, nous demandons au passé les raisons de notre présent, mais notre attente est moins assurée et les réponses difficiles à déchiffrer. Le miroir s'est obscurci. D'où la forme originale de cette Histoire de la France, qui rompt avec les habitudes du genre. Quatre volumes en proposent une approche thématique. Chacun d'eux traite d'un ensemble de singularités françaises qui marquent lourdement encore le paysage contemporain : l'organisation d'un espace propre, les rapports singuliers qui existent entre l'Etat et la société, le rôle des conflits dans le façonnement de l'unité française, les formes de la culture enfin. Ces histoires particulières s'inscrivent dans des durées très différentes. Elles se croisent et, parfois, se contredisent. Toutes ensemble, elles donnent à voir la complexité d'une genèse. Loin d'accepter comme une évidence les caractères originaux de notre expérience nationale, les auteurs ont choisi de les traiter comme autant de problèmes à reconnaître et à résoudre. Ils ont l'ambition, ce faisant, d'offrir au lecteur une France à comprendre et à aimer autrement.
Les mégissiers traitaient en blanc les peaux - achetées aux bouchers - pour approvisionner les artisans du cuir. Surtout, ils triaient et nettoyaient la laine et la vendaient. Ils étaient donc à la fois des artisans "mécaniques" et des marchands, formant une catégorie hybride difficile à penser dans le cadre des idéologies sociales du temps. Aussi la corporation, qui était pourtant peu nombreuse, se divisa-t-elle entre une oligarchie de négociants et une plèbe de pauvres maîtres. Les mégissiers prospérèrent dans la seconde moitié du XVIe siècle sur le quai de la Mégisserie à Paris. Saint-Marcel, au bord de la Bièvre, abritait une communauté plus modeste. Mais la profession ne surmonta pas la crise des industries de la laine sous Henri IV. Fondé sur une considérable documentation notariale, ce livre constitue une des rares études économiques et sociales consacrées à une corporation de métier parisienne au XVIe siècle. Biographie de l'auteur Béatrice Véniel appartenait avant sa retraite au corps des Ingénieurs et Techniciens de la VIe section de l'Ecole pratique des hautes études, puis de l'Ecole des hautes études en sciences sociales. Elle était l'assistante de recherche de Denis Richet au Centre de recherches historiques.
Apparues au tournant des XIVe et XVe siècles dans le royaume de France et dans les principautés qui évoluaient dans sa mouvance, les Chambres des comptes ont connu leur "âge d'or" au Moyen Age en étant associées à la mise en place d'une fiscalité permanente et à la construction des domaines princiers. L'évolution institutionnelle leur a été préjudiciable à partir du XVIe siècle avec la concentration du pouvoir au sein du Conseil royal et des instances qui en dépendaient, le recours croissant aux financiers pour alimenter les caisses de la monarchie, la concurrence des parlements, des bureaux de finances ou des intendants. Malgré cela, elles n'en ont pas moins continué à jouer un rôle dans le contrôle de "l'argent du roi", en encadrant notamment le développement de nouvelles fiscalités comme celle des villes ou des états provinciaux, et dans la préservation de l'intégrité du domaine royal, ce qui les conduisait à recevoir les hommages des vassaux, à enregistrer des actes aussi divers que les lettres d'anoblissement ou de naturalité, à veiller à la conservation des archives ayant trait aux droits du roi. Par leur caractère de cours souveraines, elles ont attiré tout au long de l'époque moderne une part des élites du royaume, en quête d'honneur et d'épices, qui voulaient bénéficier des privilèges qu'elles octroyaient à leurs magistrats dont celui de l'anoblissement graduel était sans doute le plus important. A travers l'exemple de la Chambre des comptes de Bretagne des années 1540 à la fin du règne de Louis XIV et surtout de l'étude de son personnel, cet ouvrage contribue à la connaissance de ces institutions et dégage quelques ressorts de la "société d'offices" qui s'est mise en place en France à partir du XVIe siècle.
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ?Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?QUI EST JOHN GALT ?Atlas Shrugged a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux États-Unis après la Bible.Le voici enfin disponible en version poche.Table des matières : Première partie. ? Non contradictionChapitre premier. ? Le thèmeChapitre II. ? La chaîneChapitre III. ? Le haut et le basChapitre IV. ? Les moteurs immobilesChapitre V. ? L?apothéose des d?AnconiaChapitre VI. ? À but non lucratifChapitre VII. ? Exploitants et exploitésChapitre VIII. ? La John Galt LineChapitre IX. ? Le sacré et le profaneChapitre X. ? La Torche de WyattDeuxième partie. ? Ou bien-ou bienChapitre XI. ? L?homme qui était chez lui sur la terreChapitre XII. ? La foire d?empoigneChapitre XIII. ? Chantage virtuelChapitre XIV. ? Victime consentanteChapitre XV. ? Compte à découvertChapitre XVI. ? Le métal miracleChapitre XVII. ? Le moratoire sur les cerveauxChapitre XVIII. ? Au nom de notre amourChapitre XIX. ? Un visage sans souffrance, sans peur et sans culpabilitéChapitre XX. ? Le signe du dollarTroisième partie. ? A est AChapitre XXI. ? AtlantisChapitre XXII. ? L?utopie de la cupiditéChapitre XXIII. ? Contre la cupiditéChapitre XXIV. ? Contre la vieChapitre XXV. ? Les gardiens de leurs frèresChapitre XXVI. ? Le Concerto de la délivranceChapitre XXVII. ? « C?est John Galt qui vous parle »Chapitre XXVIII. ? L?égoïsteChapitre XXIX. ? Le générateurChapitre XXX. ? Au nom de ce qu?il y a de meilleur en nousNotes Biographiques : La vie d'AynRand, philosophe et romancière, fut aussi iconoclaste et tumultueuse que l'?uvre. Née en Russie, elle fuit celle-ci après la révolution bolchévique et émigre aux États-Unis où elle commence une carrière de scénariste à Hollywood avant d'écrire deux best-sellers, The Fountainhead (La source vive, Plon, 1999) et Atlas Shrugged. Sophie Bastide-Foltz a notamment traduit aux éditions Florent Massot The Gentleman, Martin Booth, (Angleterre) 2010 ; chez Actes Sud Thé au Trèfle, Ciaran Carson, (Irlande) 2004, Il faut marier Anita, Anita Jain, (Inde) 2010 ainsi que, aux éditions Joëlle Losfeld/ Gallimard L'Ange de Pierre (réédition), Margaret Laurence (Canada) 2007 et Les Devins, Margaret Laurence, 2010. Extrait : « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s?abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s?il avait mené une course d?endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s?était abattue sur lui d?un coup, le terrassant sur son bureau. Il n?avait plus qu?un désir : ne plus bouger. Il n?avait plus la force d?éprouver quoi que ce soit ? pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l?étincelle dont il avait besoin, maintenant qu?il se sentait incapable de se relever ? Il s?interrogea : Qui lui avait donné l?impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s?asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Résumé : "Ce livre parle avant tout d'amour : le grec ancien a été l'histoire la plus longue et la plus belle de toute ma vie. Peu importe que vous connaissiez le grec ou non. Si c'est le cas, je vous dévoilerai des caractéristiques de cette langue dont personne ne vous a parlé au lycée, quand on vous demandait d'apprendre par coeur conjugaisons et déclinaisons. Si ce n'est pas le cas, c'est encore mieux. Votre curiosité sera comme une page blanche à remplir. Qui que vous soyez, cette langue recèle des manières de s'exprimer qui vous permettront de vous sentir chez vous, de formuler des mots et des idées qui ne trouvent pas d'expression exacte dans notre langue." Le grec est une langue géniale : voici neuf bonnes raisons d'en tomber éperdument amoureux.