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Correspondance 1648 - 1655. Précédé de Etendue, corps et esprit : le dualisme en question, Edition b
Descartes René ; More Henry ; Anfray Jean-Pascal
ELIOTT EDITIONS
28,01 €
Épuisé
EAN :9782493117113
Initiée en décembre 1648 par Henry More, la correspondance entre les deux philosophes comprend huit lettres, cinq lettres de More et trois de Descartes, et s'achève définitivement en 1655, cinq ans après la mort de Descartes. Loin de former un ensemble disparate, les principales questions abordées au sein de la correspondance portent sur les fondements métaphysiques de la physique cartésienne, à savoir la nature de la matière et celle des esprits, discutant ainsi les deux problèmes symétriques de l'étendue et de la localisation des esprits d'un côté, et de l'activité de la matière d'un autre côté. La présente édition, établie par Jean-Pascal Anfray, ainsi que l'essai introductif qu'il lui consacre, ont pour ambition première de permettre au lecteur d'accéder à cette pièce essentielle de l'histoire de la philosophie du XVII siècle, et d'en restituer les enjeux pour la réflexion métaphysique contemporaine.
Résumé : Premier ouvrage de Descartes, le Compendium musicae, en dépit de sa brièveté, est l'un des textes les plus importants de la théorie musicale au XVIIe siècle. Rameau, en 1722, y trouvera le point de départ de sa réflexion sur les fondements de l'harmonie. Plus généralement, tout examen de l'esthétique cartésienne passe par l'étude de la théorie du plaisir développée dans les premières pages. Enfin l'histoire de la pensée de Descartes ne se comprend pas pleinement sans les questions ouvertes dans cet abrégé, comme la question de l'application des mathématiques et celle des passions de l'âme. A la différence des éditions antérieures, le texte latin donné ici tient compte de la totalité des sources disponibles (manuscrits, imprimés, traductions anciennes). Parce qu'on ne disposait jusqu'ici que d'une seule traduction française, celle du P. Poisson, parue en 1668, on a souhaité proposer aussi une nouvelle version, plus proche de l'original. F. de B.
Le Discours de la méthode est écrit quatre ans après le procès de Galilée, précurseur d'une "écriture mathématique de l'Univers". Contre la scolastique, spéculative et frein à l'esprit critique, et le scepticisme, qui renonce à toute vérité, Descartes développe une philosophie du doute pour établir avec certitude ses connaissances. Cheminement raisonné à travers les sciences, la morale, mais aussi l'existence de Dieu et l'anatomie, ce discours le mène surtout et avant tout à fonder l'existence d'un sujet. Paru en 1637, ce texte est à l'origine de la réputation de "cartésiens" des Français !
Dernier ouvrage publié par Descartes (1649), le Traité des passions n'avait initialement qu'une destination privée et s'adressait à la princesse Elisabeth, lectrice assidue du philosophe français. La question à laquelle Descartes est mis en demeure de répondre est celle de savoir comment il est possible sinon de vaincre ses passions, du moins de ne pas en souffrir. Il s'agit donc de déterminer la nature des passions afin de clarifier ou de démystifier les représentations fallacieuses qu'elles nous proposent spontanément sur les biens extérieurs.
Stanley Jason ; Dang Van Antoine ; Réhault Sébasti
Résumé : Pourquoi parler, à notre époque, de politique fasciste ? A partir d'exemples pris dans de nombreux pays, des Etats-Unis à la Hongrie en passant par l'Inde, la Birmanie, la Russie, la Turquie ou encore la France, Jason Stanley dresse un tableau saisissant des stratégies visant à saper les institutions démocratiques : propagande et théories du complot, défiance à l'égard des intellectuels, critique de l'Université et des médias, nostalgie pour un passé patriarcal mythique, opposition entre territoires ruraux et villes cosmopolites, obsession sécuritaire, stigmatisation et criminalisation des minorités ethniques et des populations pauvres. Rédigé sous le mandat de Donald Trump, dont il a anticipé la fin par bien des aspects, ce livre dévoile les ressorts du fascisme et nous met en garde contre la naïveté consistant à croire qu'il s'agirait d'une histoire révolue.
Expérience familière et souvent troublante, le rêve n'en constitue pas moins pour la philosophie un objet d'investigation paradoxal, à la fois marginal et privilégié. Marginal, si l'on considère le peu d'écrits qui lui ont été consacrés, y compris par les philosophes de l'esprit contemporains. Privilégié, néanmoins, puisque le rêve se présente comme une expérience limite, susceptible d'éclairer une part du fonctionnement de l'esprit, et dont l'énigme se trouve disputée par de nombreuses disciplines, des neurosciences à la psychanalyse et à la philosophie de l'esprit. Contemporain des premiers articles de psychologie sur le sommeil profond des années 1950, et rédigé dans le sillage des Recherches philosophiques de Wittgenstein, cet essai, publié en 1959, constitue l'une des rares monographies consacrées à l'expérience onirique. Recourant à l'analyse conceptuelle des récits de rêve dont chacun peut témoigner à son réveil, Rêver constitue un jalon important dans la vaste entreprise visant à percer le secret des songes.
Résumé : Les tueurs ont-ils un penchant inné pour le meurtre ?? N'importe qui peut-il commettre un crime au gré des circonstances ?? Inversement, certains individus sont-ils par nature des génies ? In fine, nos compétences langagière, perceptive, cognitive, sont-elles prédéterminées par notre ADN ? Notre conduite morale est-elle inscrite dans la nature humaine ?? Sommes-nous destinés à être les individus que nous sommes ?? Et le comportement animal est-il, plus encore que le nôtre, biologiquement programmé ? Abordant tour à tour ces questions familières, Valentine Reynaud fait voler en éclats les distinctions du langage courant, traquant les différents préjugés associés à l'inné, notion commune dont l'usage est tiraillé entre idéologie et science, entre glorification de la singularité et acceptation de la diversité, entre prédétermination et ouverture au possible. Ce livre plaide pour une pratique éclairée du terme inné qui rende justice à la richesse des potentiels humains.
Invraisemblables, dénuées de preuves, réfractaires à la critique, les théories du complot prolifèrent. La popularité dont elles jouissent est l'indice que quelque chose ne tourne pas rond dans la culture politique de nos sociétés contemporaines. Mais comment comprendre un tel succès ? Dans cet essai bref et incisif, Quassim Cassam soutient qu'on ne peut se contenter d'expliquer pourquoi les gens adhèrent aux théories du complot. Il faut s'interroger aussi sur leur fonction : ce sont des écrans de fumée masquant les objectifs politiques de leurs promoteurs. Et si le complotisme était la politique continuée par d'autres moyens ? Dans la mesure où ces théories constituent un problème majeur pour la démocratie, nous ne pouvons ni les ignorer ni les laisser prospérer.