Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Rembrandt van Rijn
Descargues Pierre
ARCHIPEL
27,80 €
Épuisé
EAN :9782841871926
Il y a un fil conducteur dans la vie de Rembrandt (1606-1669) : ses autoportraits. Il n'a jamais cessé de se représenter lui-même, tour à tour adolescent provocant, jeune peintre célèbre, ivrogne vociférant, fiancé amoureux, militaire fringant, mais aussi souverain, lui que la faillite a fini par déposséder. La veille de mourir, il s'ôte enfin les pinceaux des doigts pour se peindre les mains croisées. Jusque dans ses grandes compositions, il se veut présent. Ce n'est pas mégalomanie : son art consume le monde et le transforme en lumière spirituelle. Il donne de la grandeur à tout ce qu'il entreprend et hausse à un niveau inconnu ses portraits de groupe, telle La Ronde de nuit, qui sont le symbole des jeunes Provinces-Unies cernées par des monarchies puissantes. Les échecs, cependant, ne lui sont pas épargnés : en 1642, il perd Saskia, sa femme bien-aimée. Plus tard, les édiles d'Amsterdam refusent l'immense tableau dans lequel il glorifie la résistance des Bataves contre l'envahisseur romain. Rembrandt n'est plus à la mode, alors il ne suit que sa voie. Sa technique se fait plus libre, ses effets de lumière plus virtuoses, ses dessins et gravures plus saisissants. Il se tourne, aussi, vers le paysage. Dans la solitude de sa fin, il sera le seul à maintenir un art sacré, quand aucun de ses disciples n'est parvenu à christianiser la peinture hollandaise. C'est cet homme, et la quête spirituelle à laquelle peut s'apparenter son ?uvre, que nous invite à suivre et à regarder Pierre Descargues, puisque c'est sa vie entière que Rembrandt a mis sur la toile.
Résumé : L'irruption de Tristram Shandy sur la scène littéraire en 1760 fit sensation. Ce livre déconcertant et provocateur, au croisement de la culture classique et de la modernité, suscite depuis deux siècles et demi des réactions ambivalentes. Par sa mise à nu des procédés narratifs, il interroge la littérature et fut souvent pris comme modèle par les tenants de la déconstruction. Mais les vignettes sentimentales eurent aussi leur heure de gloire. Sterne aimait à dire qu'une lettre adressée à " Tristram Shandy, Europe " lui parviendrait, où qu'il se trouve. La parution du texte étalée de 1759 à 1767 le força à renouveler ses trouvailles afin d'entretenir sa réputation d'originalité, toujours d'actualité à l'heure de l'hypertexte et des adaptations postmodernes, des interrogations sur l'héritage du roman et sur l'avenir de la fiction.
Descargues Pierre ; Avila Alin ; Descargues Olivie
Exhumant des bois voués à la décomposition, Catherine Val leur a donné une nouvelle vie. Elle a installé un jardin avec ses chapelles. Avec ses mots creusés dans le béton, elle a ajouté une fonction poétique à l'immeuble de la Sécurité Sociale à Paris. Elle a installé le " Signe de la vie et de la mort " sur le mur d'enceinte du Cimetière de Montreuil, en banlieue parisienne. Elle a fait plus d'une centaine de flambeaux à partir de noms propres et de mots. 'Vie' a été édité par la Monnaie de Paris. Tout l'art de Catherine Val interroge les mots et les lettres. Parce que la sensibilité ne se résume pas à la forme mais à son esprit, Catherine Val a depuis toujours préféré que le travail seul la guide. Des oeuvres dans une dizaine de musées en France, Belgique, Pologne, au Vatican, Zimbabwe... Participation à de nombreuses Biennales internationales d'estampes, de dessins, de sculptures en Allemagne, Hollande, Hongrie, Pologne, au Japon... Une dizaine d'expositions personnelles en France, Finlande, Pologne, au Danemark...
On le savait peu, mais Moustaki (1934-2013) était le chanteur français le plus demandé à l'étranger. On le croyait à la retraite ou au soleil, alors qu'il n'arrêtait pas de chanter, du Japon au Canada, mais aussi de composer, d'enregistrer, de peindre et d'écrire. Moustaki, c'est "Milord", dont Piaf fit un succès, "Sarah", que Reggiani détaillait comme une saynète et, bien sûr, "Le Métèque" qui le rendit célèbre. C'est aussi "Ma liberté", "Votre fille a vingt ans", "Ma solitude", "Il est trop tard". des dizaines de chansons qui sont autant de standards. Louis-Jean Calvet est remonté aux origines, à cette ville d'Alexandrie où Moustaki est né, pour suivre les fils des influences, des amitiés, des rencontres : le cours d'une vie. Mais ce livre est plus qu'une biographie : il scrute l'ouvre, les musiques, il fait parler les témoins (dont l'auteur), il est à l'écoute des hésitations, des choix de vie, des engagements. Calvet réserve ici la place qu'elle mérite à Yui Hamauzu, sa dernière compagne japonaise, qu'il a longuement interviewée, afin de raconter les "années de résilience" 2008-2013.
Vignol Baptiste ; Béart Eve ; Kotelnikoff-Béart La
De Guy Béart, quelles images reste-t-il en 2015 ? Celle d?un guitariste bousculé par Serge Gainsbourg dans l?émission "Apostrophes", la chanson "L?Eau vive" ou encore le fait d?être le père d?Emmanuelle Béart ? Pourtant, Guy Béart a marqué le panorama musical français. Disparu à 85 ans le 16 septembre 2015, ce chanteur demeure l?un des rares auteurs-compositeurs-interprètes à avoir échangé d?égal à égal avec Brassens, Brel ou Barbara. Ami d?Aragon, Pompidou, il présente à la télévision l?émission "Bienvenue" de 1966 à 1972. Homme discret, il a influencé des artistes tels Alain Souchon, Françoise Hardy, Henri Salvador, Francis Cabrel, Maxime Le Forestier. Tour à tour tendre ("L?Eau Vive"), amoureux ("Qu?on est bien"), polémiste ("La Vérité"), utopiste ("Les Couleurs du temps"), nostalgique ("Il n?y a plus d?après"), il a produit une oeuvre considérable au charme particulier. Volontiers solitaire, celui qui ne voulait être que le troubadour anonyme du XXe siècle n?a jamais cessé d?être un homme libre. Il est considéré comme l?un des plus talentueux mélodistes de sa génération.
Chez Laurette", "Wight Is Wight", "Pour un flirt", "Quand j'étais chanteur", "Le Loir-et-Cher", c'était chouette ! Depuis trois générations, ses chansons accompagnent nos vies, y distillant ces petits riens qui sont tout. Populaire, Michel Delpech l'est à jamais. Mais l'a-t-on toujours bien entendu ? Car il était aussi un poète scrupuleux, soucieux du mot juste, à l'écoute. Un homme touchant, délicat, anxieux. L'histoire commence dans les années 1970. Cheveux longs et rouflaquettes, le chanteur est pris dans une ronde d'excès en tous genres. Période de ses plus grands succès. Il paiera très cher cette "vie de dingue". Oui, Delpech a connu la gloire et la déchéance, l'insouciance et le doute. Mais il a continué à chanter. A écrire des textes profonds, tendres, justes, avec des mots simples, les plus difficiles à trouver. Car il y avait une fêlure en lui. Quelque chose d'enfoui, qui ressurgissait parfois. Et qui lui faisait dire : "Souris, puisque c'est grave". Jusqu'au bout de ses forces, le chanteur a lutté. Il a tout surmonté, sauf le cancer qui l'avait privé de sa voix. Mais non de son "atout majeur", son sourire. Il s'était longuement confié à Pascal Louvrier. Ses confidences émaillent cette biographie sensible, intime, éclairée de témoignages de proches.
Il a connu la notoriété pour l'aide apportée aux femmes victimes d'abus sexuels durant les guerres en cours dans l'Est du Congo. Il a réchappé à de nombreuses tentatives d'assassinats, dont la dernière en 2014. Et, s'il côtoie des célébrités, il a aussi de très dangereux ennemis : la vie de Denis Mukwege est toujours menacée. C'est en découvrant les difficultés rencontrées au Congo par les femmes enceintes pour accéder à des soins adaptés que le Dr Mukwege trouva sa vocation. Depuis, il a fondé son propre hôpital, où il soigne les femmes victimes de violences sexuelles. En dépit des menaces qu'il reçoit, Denis Mukwege continue à se battre pour ces femmes. Pour raconter leur histoire, et la sienne.