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CONTRE HIEROCLES. Edition bilingue français-grec
Des Places Edouard
CERF
32,00 €
Épuisé
EAN :9782204026901
On sait que, dans l'Antiquité, la persécution de Dioclétien fut une des plus violentes qu'aient eu à subir les chrétiens, mais aussi qu'elle se termina par la reconnaissance officielle de leur religion. La " grande persécution " était en quelque sorte l'ultime combat du paganisme dans un monde pour une large part christianisé. Ces circonstances expliquent sans doute la tournure singulière que prend alors la polémique antichrétienne. Les persécuteurs eux-mêmes se joignent aux polémiste : ainsi Sossianus Hiéroclès, gouverneur de Bithynie et préfet d'Egypte pendant la persécution, se dit l'" Ami de la Vérité " pour démontrer aux chrétiens leurs erreurs. Bien plus, apologiste du paganisme, il exalte, en face du Christ et des récits évangéliques, l'" homme divin " dont Philostrate avait écrit la vie et auquel certaines villes d'Asie rendent un culte : Apollonius de Tyane. C'est contre cet aspect persuasif de la polémique antichrétienne que réagit vigoureusement Eusèbe de Césarée, et il met, au service d'une cause qui prend une importance particulière en Orient, un style incisif auquel nous avait peu habitués l'auteur de l'Histoire ecclésiastique ou de la Préparation évangélique. Au moment où l'Eglise sort victorieuse du combat qu'elle soutenait depuis ses origines - mais où il lui reste beaucoup à faire pour extirper des esprits la croyance dans les pouvoirs des divinités païennes - le Contre Hiéroclès reflète le conflit, toujours actuel, entre les séductions du monde et la Révélation divine.
Julien Le théurge ; Des Places edouard ; Jouanna J
Résumé : Les Grecs avaient aussi leurs croyances occultes: parmi elles, on peut compter les Oracles Chaldaïques, attribués d'abord à Julien le Chaldéen, puis à son fils, Julien dit le théurge, contemporain de Marc-Aurèle, qui vécut à la fin du IIe siècle. Héritiers du néoplatonisme, les théurges chaldéens avaient formé un système à la fois religieux et philosophique où l'âme du fidèle devait s'arracher au monde sensible des apparences et à son enveloppe corporelle pour approcher la triade du Père, le "nous patrikos", de la puissance et de l'Intellect. Si ces textes eurent une grande influence sur la spiritualité dans l'Antiquité, ils ne nous sont malheureusement pas parvenus dans leur totalité et nous ne les connaissons que par des fragments conservés à la fois par des auteurs païens et des auteurs chrétiens. Notre édition rassemble la totalité de ces fragments, y compris ceux dont l'attribution est douteuse. La notice précédant le texte introduit le lecteur dans ce monde occulte en fournissant de précieux éclaircissements sur des notions aussi complexes que l'"âme du monde" ou le "nous paternel". Les auteurs, tant grecs que latins, qui nous ont transmis ces textes sont brièvement présentés. L'influence des Oracles Chaldaïques sur ces auteurs, notamment Proclus ou Psellus, est analysée en détail. L'histoire du texte et de ses traductions est longuement détaillée, et assortie d'une bibliographie. Des notes accompagnent la lecture et sont développées, en fin d'ouvrage, par des notes complémentaires. L'ouvrage est en outre enrichi par de nombreux appendices, tels les Extraits chaldaïques de Proclus ou l'Esquisse sommaire des anciennes croyances des Chaldéens de Psellus, ainsi que par un Index Verborum, un Index des passages cités et une table des concordances avec l'édition de Kroll.
Un maître des études platoniciennes, grand connaisseur des rapports entre l'hellénisme et le christianisme des premiers siècles, offre une synthèse originale de ses recherches sur Eusèbe de Césarée sous la forme d'un répertoire de références. Cet instrument de travail, dont il n'existait jusqu'à ce jour aucun équivalent, intéressera les historiens de la pensée antique, les exégètes bibliques, les patrologues, les théologiens soucieux de l'enracinement culturel des doctrines chrétiennes. On y trouve d'abord exposé le panorama complet des traditions de pensée issues de Platon, auxquelles Eusèbe renvoie par de nombreuses citations et allusions. Cette première série de références est close avec les emprunts d'Eusèbe à l'oeuvre de Porphyre. Une érudition alerte et sobre accompagne ces notations : l'auteur, soucieux d'initier à l'héritage classique recueilli par Eusèbe, oriente aussi le lecteur dans le champ des principaux travaux contemporains sur le platonisme. La Bible commentée par Eusèbe est d'abord appréciée dans l'ordre des principaux livres de l'Ancien et du Nouveau testament. Elle est ensuite située dans le cadre des ouvrages les plus importants du commentateur. Certaines méthodes d'interprétation ou de citation de ce dernier sont également analysées. Sur un sujet très vaste, une telle vue d'ensemble, toujours ramenée aux seules indications essentielles, pourra rendre d'innombrables services. On ne parlera plus d'Eusèbe et de ses sources sans avoir consulté cette mine de renseignements
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).