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La force noire. Gloire et infortunes d'une légende coloniale
Deroo Eric ; Champeaux Antoine
TALLANDIER
29,00 €
Épuisé
EAN :9782847343397
Pendant plus d'un siècle, de 1857 aux années 1690, ils ont participé à toutes les guerres de la France. Baptisés tirailleurs indigènes ou Force noire, caricaturé chair à canon, honte noire ou y'a bon banania, leur histoire est faite de gloire, de larmes et de sang. Héros de l'aventure coloniale, ils en incarnent toutes les ambiguïtés, les espoirs et les drames.Auteur et réalisateur, Éric Deroo a tourné de nombreux films consacrés à l'histoire coloniale parmi lesquels : Soldats noirs, FR3,1984, Les Tirailleurs sénégalais, FR3, 1992, Le Piège indochinois, France 3, 1995, Le Temps des casernes, Arte, 2001, Eyadema du Togo , Histoire, 2001, Zoos humains, Arte, 2002, Paris couleurs, France 3, 2005... Il a également publié divers titres sur ce thème dont : Aux colonies, Presses de la Cité, 1992, Les Linh Tâp avec Maurice Rives, Lavauzelle, 1999, Le Paris noir avec P. Blanchard et G. Manceron, Hazan, 2001, Indochine française, guerres, mythes et passions, 1856-1956, avec P. Vollaud, Perrin, 2003, Héros de Tunisie avec Pascal Le Pautremat, Ceres, Tunis, 2005, L'Illusion coloniale, avec Sandrine Lemaire, Tallandier, 2006. Depuis 2001, Éric Deroo est chercheur associé au CNRS. Lieutenant-colonel d'infanterie de marine et diplômé de l'École nationale du patrimoine, Antoine Champeaux est conservateur du musée des Troupes de marine à Fréjus. Docteur en histoire, il organise les colloques du Centre d'histoire et d'études des troupes d'outre-mer (CHETOM), centre de recherches du musée des TDM. Auteur de nombreux articles, il a collaboré à plusieurs ouvrages dont Un rêve d'aventures, des Troupes coloniales aux Troupes de marine 1900-2000, Lavauzelle, 2000, Le Paris Asie, La Découverte, 2004, Fréjus, ville d'art et d'histoire, Maury Imprimeur, 2004, L'École du Pharo, un siècle de médecine outre-mer 1905-2005, Lavauzelle, 2005, Marseille, porte Sud , La Découverte, 2005. Il a publié Michelin et l'aviation 1896-1945, patriotisme industriel et innovation, Lavauzelle, 2006.
Qu?il combatte les flammes armé d?une lance à incendie, qu?il escalade une grande échelle pour secourir une victime ou qu?il fasse des acrobaties pour délivrer un chat, le pompier demeure, aux yeux des Français, ce héros familier.Grâce à une formidable collection réunie par son père le commandant Raymond Deroo, ancien conservateur du musée de la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris, Éric Deroo nous invite à découvrir la passionnante histoire de ces soldats du feu qui ont pour devise « Sauver ou Périr ».À l?occasion du bicentenaire de la création, par Napoléon Ier, du bataillon des sapeurs-pompiers de Paris, ancêtre de la brigade actuelle, ce livre fait revivre grâce à plus de 400 photographies superbes, et pour la plupart inédites, le quotidien et les exploits de ces héros anonymes d?hier et d?aujourd?hui.
Les quatres années qui ensanglantent le monde entre 1914 et 1918 sont, à bien des égards, l'événement constitutif du XXe siècle. D'abord parce qu'il s'agit de l'aboutissement des contradictions qui sont à l'?uvre depuis des décennies et qui légitiment aux yeux de beaucoup le fait que les peuples doivent se jeter les uns contre les autres les armes à la main. Ensuite parce que les "reclassements" qu'entraîne la guerre dessinent, dans tous les domaines, le monde des décennies suivantes. Evénement donc plus que majeur que tente de décrire cet ouvrage, en ne l'envisageant pas seulement sous l'angle des faits militaires et diplomatiques mais aussi, notamment, du point de vue culturel et idéologique. Avec l'idée sous-jacente que les facteurs qui le rendent possible, le traversent et le prolongent, agissent ensuite sous une autre forme et aboutissent au second conflit mondial. Non pas qu'il s'agisse d'une machine infernale séculaire, obéissant à une mécanique inéluctable, mais parce que l'une et l'autre guerre semblent ne constituer qu'un seul et même affrontement. Les nombreux documents commentés qui illustrent ce livre et dont la plupart sont inédits, voudraient montrer la représentation qui a été faite à l'époque de la guerre de 1914-1918, mais aussi l'image qui en est demeurée. Des documents qui n'illustrent pas que les faits d'armes les plus héroïques, mais s'attachent à l'humble et dramatique vie quotidienne des tranchées ainsi qu'aux angoisses et aux contradictions de l'arrière.
Pour l'immense majorité des combattants du corps expéditionnaire français d'Indochine, le Viêt-Minh demeure un adversaire aussi tenace que méconnu. lugé tour à tour "fanatique, rusé, diabolique et cruel", il recouvre derrière deux syllabes à la sonorité péremptoire une réalité complexe, mouvante et évolutive. Sous-estimé dans les premières années du conflit, diabolisé par la suite comme une incarnation d'un communisme totalitaire à la conquête de l'Asie, jamais jusqu'à présent le Viêt-Minh n'avait fait l'objet d'une étude synthétique et documentée. Pourtant de cette organisation politique et militaire allait naître les forces qui chasseront hors de son territoire les troupes françaises puis américaines et enfin chinoises. En pratiquant la collecte la plus large des sources écrites, en consultant les archives militaires, les fonds privés et les plus récents travaux universitaires, Eric Deroo et Christophe Dutrône se sont efforcés d'établir un panorama d'ensemble de l'"Aventure viêtminh". Particulièrement soucieux d'illustrer de manière vivante leur propos, les auteurs ont réuni un ensemble exceptionnel d'illustrations, la plupart inédites, ainsi qu'une sélection des plus beaux objets et documents parvenus jusqu'à nous, issus des musées français, étrangers, et de plusieurs collections privées.
Deroo Eric ; Champeaux Antoine ; Dutrône Christoph
Eric Deroo, cinéaste, historien, chercheur associé au CNRS, a consacré de nombreux films, livres et expositions à l'histoire coloniale, en particulier à celle des troupes de marine et à leurs représentations en France et outre-mer. Parmi ses réalisations: les films Soldats noirs en 1983, la série L'Histoire oubliée en 1992, Le Piège indochinois en 1995, Quatre siècles de troupes de marine en 2000, Un siècle de médecine tropicale en 2005, L'Empire du milieu du Sud en 2010 avec J Perrin; les albums Aux colonies, Presses de la Cité, 1992, Les Linh Tâp, Lavauzelle, 1999, Un rêve d'aventure, Lavauzelle, 2000, l'Ecole du Pharo et la médecine coloniale, Lavauzelle, 2005, Le Sacrifice du soldat (dir), CNRS Editions - ECPAD, Frontièresd'Empire, du Nord à l'Est, (dir) Editions La Découverte, 2008, La Vie militaire aux colonies, Gallimard, 2009, La Grande Traversée, la mission Marchand, 1896-1898, LBM, 2010. Depuis 2007, il mène avec Antoine Champeaux la mission Force noire qui, à partir de plusieurs livres, films, expositions, conférences, met en place des centres de documentation sur le continent africain consacrés à la mémoire des anciens tirailleurs de l'armée française. Éric Deroo est première classe d'honneur des troupes de marine. Antoine Champeaux, docteur en histoire, diplômé de l'Ecole du patrimoine, lieutenant-colonel d'infanterie de marine, a produit de nombreux travaux - films, livres, articles, expositions - sur l'histoire des troupes coloniales, dont l'épopée de la France libre. Christophe Dutrône, journaliste et historien, officier de réserve, ancien rédacteur en chef du magazine Ligne de Front, a écrit plusieurs ouvrages et de nombreux articles sur l'histoire militaire contemporaine, dont Le général Leclerc: L'aventure africaine, Histoire(s) de la dernière guerre n° 17.
Société de pensée, ordre initiatique, association philosophique, communauté fraternelle ou simple réseau politique, la franc-maçonnerie demeure, pour beaucoup, environnée d'ombres, de secrets et de fantasmes. Née au début du XVIIIe siècle, d'une fondation britannique dont elle s'est affranchie très vite, la maçonnerie a su développer, en France, une identité originale et multiple. "Religion avortée" selon la formule du mathématicien Lagrange, attachée à des rites et des symboles plongeant dans un ésotérisme parfois déroutant, elle a aussi, et dans un même mouvement, fait place à l'esprit des Lumières en pratiquant les vertus du discours et de la raison critique. C'est pourquoi certains ont voulu y voir l'une des sources intellectuelles de la Révolution française. Au XIXe siècle, elle s'est résolument impliquée dans la vie sociale du pays, ce qui l'a conduite à exprimer des conceptions civiques et parfois politiques pour devenir, entre 1870 et 1940, une véritable "Eglise de la République". Au détour de la Seconde Guerre mondiale, après la terrible persécution subie sous l'Occupation, la franc-maçonnerie française, perdant peu à peu de son influence sur les lieux de pouvoir, s'est enfin définie jusqu'à nos jours comme une puissance morale, défendant la laïcité, la tolérance, la dignité humaine, la liberté de l'esprit. Première étude d'ensemble publiée sur ce sujet depuis une quarantaine d'années, ce livre va à la rencontre de ses pionniers, de ses héros comme de ses adeptes obscurs, en découvrant ses hauts faits comme ses petites misères, ses fulgurances comme ses moments les plus faibles, ses rêves inachevés comme ses accomplissements. C'est en effet de cette mosaïque inimaginable qu'est composée son histoire presque trois fois séculaire.
Goebbels Joseph ; Canal Denis-Armand ; Thiérard Hé
Son nom est synonyme de mensonge et de manipulation. Joseph Goebbels (1897-1945), propagandiste en chef du Parti et de l'État nazis, artisan de la guerre totale et ultime dauphin de Hitler, passe pour le Diable en personne.Ce «monstre» a tenu son journal de 1923 à 1945 : un document unique en son genre, témoignage exceptionnel de l'intérieur du nazisme. Ce livre présente au public français 860 journées des années 1923-1933. Il fait suite au volume 1943-1945 et précède deux volumes sur la période 1933-1942, à paraître en 2007. Ces passages sont presque tous inédits, car issus de l'édition allemande des plaques de verre conservées à Moscou et éditées depuis 1992 par l'Institut d'histoire contemporaine de Munich.Le Journal témoigne d'abord de l'ascension d'un criminel, emblématique de la montée du nazisme. À 26 ans, Goebbels est un auteur raté, qui vit aux crochets de son père. À 35 ans, il est le plus jeune ministre de l'histoire de l'Allemagne. C'est un homme extrême, complexe, mais aussi d'une effrayante banalité. Il célèbre la vie et aspire à la mort. Il s'apitoie sur son sort et rêve d'extermination. Le pied-bot, le fils à sa maman (il écrit : «Mère est si gentille avec moi», comme il dira plus tard : «Hitler est si gentil avec moi»), ce pédant anti-intellectuel, se voit en «guerrier déchaîné» d'une foi nouvelle, en poète néoromantique (ses vers médiocres en témoignent), en «fanatique de l'amour». Ses jugements littéraires et cinématographiques sont d'une éprouvante nullité.Le Journal souligne les contradictions du nazisme, amalgame invraisemblable de racisme, de nationalisme et de conscience sociale. Goebbels en est le porteur. Il est entré à l'aile gauche du Parti, celle des frères Strasser, pour qui capitalisme et «juiverie» étaient un seul et même ennemi. Il se voit en émancipateur des travailleurs, en Robespierre ou mieux, en Marat, mais il accepte l'argent et la société des patrons. Il appelle au meurtre des communistes et des socialistes, mais il dévore les Mémoires de Bebel et s'indigne que Marx, dans Le Capital, montre si peu de compassion pour le sort des ouvriers anglais. Il aime la brutalité plébéienne des SA, mais il écrase leur révolte en 1930, comme il approuvera la Nuit des longs couteaux.Le Journal, enfin, dépeint la mort d'une démocratie. L'acharnement politique en est tout autant responsable que le contexte économique ou politique. Goebbels parcourt sans trêve l'Allemagne entière, il quadrille la société allemande, des princes déchus aux chômeurs. Il allie les campagnes de presse agressives (son journal s'intitule Der Angriff, L'Attaque), les meetings soigneusement orchestrés, les violences contre les Rouges, les Roses, les Juifs. Il fait d'Hitler, «Chef» (en français dans le texte) d'un petit mouvement, le Führer d'une nation.Ce livre est une leçon d'histoire pour le présent. Ou comment un peuple hautement civilisé, vivant en démocratie, s'est jeté volontairement dans les bras d'hommes déterminés mais ordinaires, porteurs d'une idéologie meurtrière mais non sans faille.
D'un essai enlevé sur les caricatures à un autre, magnifique, sur le plaisir de peindre, en passant par une analyse du gouvernement parlementaire et des problèmes économiques, Winston Churchill partage avec son lecteur les sujets divers et parfois inattendus qui l'occupaient dans l'entre-deux-guerres. On avait découvert un écolier turbulent, un soldat courageux et un écrivain prometteur dans Mes jeunes années. On retrouve ici un homme tout aussi aventureux, dont l'expérience s'est considérablement enrichie, la vision du monde et de la société sensiblement affinée et dont la vivacité de style reste un grand plaisir littéraire. A travers cette collection de pensées, de souvenirs, de réflexions et même de prédictions se dégage une philosophie profonde et originale.
Le 29 mai 1453, Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis sa fondation en 330, tombe aux mains des Turcs. Le choc est terrible pour l'Occident chrétien, qui a pourtant négligé de secourir la ville. L'année 1453 a longtemps symbolisé, peut-être de manière excessive, la fin du Moyen Âge et le début des Temps modernes aux yeux des historiens. Elle fut, de fait, décisive pour deux peuples : les Turcs, qui y gagnèrent une capitale et s'établirent durablement sur le sol européen: les Grecs, qui virent se clore le long chapitre byzantin et dont les humanistes vinrent nourrir l'élan de la Renaissance occidentale. 1453 : année heureuse pour les uns, funeste pour les autres, que raconte Steven Runciman à travers les fiévreux préparatifs du siège, la violence de l'assaut, la résistance dramatique d'une poignée de héros et l'effondrement sans surprise d'une cité depuis longtemps moribonde.Sir Steven Runciman (1903-2000), professeur à Cambridge, a été l'un des plus grands médiévistes du XXe siècle. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de référence sur le monde méditerranéen, dont Le Grand Schisme d'Orient (Les Belles Lettres, 2005) et l'Histoire des croisades (Tallandier, 2006).