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Opération Némésis
Derogy Jacques
FAYARD
33,66 €
Épuisé
EAN :9782213018294
Sur le plan historique, Némésis est peut-être la chasse à l'homme la plus extraordinaire du siècle. Elle est aussi la moins connue, dans la mesure où ses organisateurs ont obstinément gardé le silence jusqu'à leur mort. Extraordinaire, cette traque sur trois continents, décidée à Ecrivan, en Arménie alors indépendante, et à Constantinople occupée par les Alliés, organisée à partir de Boston, répercutée à Genève, exécutée à Berlin, à Rome, à Tiflis en Géorgie, et jusqu'en Asie centrale. Elle vise, dans le droit fil de la tradition du tyrannicide, à châtier des responsables politiques majeurs, condamnés à mort par contumace par une cour ottomane. Talaat, Enver, Djemal, le triumvirat dirigeant des Jeunes-Turcs, et quelques autres dont les figures sont évoquées dans le présent récit, sont coupables de ce qu'on appelle aujourd'hui " crime contre l'humanité ". La vengeance ici relatée est un acte de justice élémentaire semblable à l'exécution de hauts dignitaires nazis après la Seconde Guerre mondiale. Mieux, il s'agit non de cadres supérieurs d'un régime coupable du génocide du peuple arménien, mais des dirigeants eux-mêmes qui ne peuvent se retrancher derrière les ordres reçus, puisqu'ils ont eux-mêmes conçu le dessein et ordonné le crime... Depuis une décennie, bon nombre de livres historiques et d'oeuvres de fiction ramènent au jour ces événements qui, dans les manuels, n'occupaient pas même une note de bas de page. Il manquait à cette série d'ouvrages un livre tel qu'Opération Némésis. Grâce au talent de Jacques Derogy, ce récit fait désormais partie, de façon inoubliable, de l'histoire contemporaine. Gérard CHALIAND
Résumé : 1999 est, en France, l'année du Maroc. On se souvient de l'enlèvement en octobre 1965, en plein Paris, de Mehdi Ben Barka, leader de l'opposition marocaine. La raison d'Etat avait jeté un voile opaque sur les motivations réelles de cet acte. Jacques Derogy, avec son acuité et sa vigilance, s'en était préoccupé au moment des faits et avait senti l'implication de l'Etat au plus haut niveau dans cette affaire. Il a laissé tout un manuscrit non publié que voici. Avec la collaboration de Renée Derogy-Weitzmann, Frédéric Ploquin, a mené une enquête serrée auprès des derniers témoins survivants français et marocains, et de la famille Ben Barka. Il s'est fait communiquer des archives jusqu'alors fermées. De nombreux éléments inédits ont pu ainsi être mis au jour, prolongeant et complétant le travail de Jacques Derogy.
Né en 1845, Alfred Bessette se retrouve très tôt orphelin. Sans instruction, il se fait apprenti boulanger, cordonnier, forgeron, et il est un temps ouvrier dans les filatures de coton, en Nouvelle-Angleterre. C'est un jeune homme pieux, honnête, travailleur. En 1867, il rentre au pays, où il sera tout à la fois jardinier, balayeur, palefrenier, linger, valet de chambre, infirmier, coiffeur, gardien de nuit et portier. En cours de route, il est admis au sein de la congrégation de Sainte-Croix, où il devient frère André. Son maître est saint Joseph, à qui il voue une dévotion sans bornes et qui le lui rend bien. En son nom, frère André guérit les malades, soulage les souffrances, redonne espoir. On vient de partout pour l'entendre et recevoir de ses mains une médaille et un peu de cette huile aux vertus, dit-on, thérapeutiques. Pour l'humble charpentier de Nazareth, André rêve d'un oratoire, sur le mont Royal. Avec le soin des malades, ce sera la grande affaire de sa vie. Inauguré en 1904, l'Oratoire Saint-Joseph est aujourd'hui un des lieux touristiques les plus fréquentés en Amérique du Nord et vers lequel affluent des pèlerins du monde entier. Depuis sa mort en 1937, frère André vit dans toutes les mémoires. Il demeurera pour toujours un saint si proche de nous.
Une histoire du temps présent où s'entrechoquent, dans un cocktail très Ve République, affaires africaines et vie privée, services spéciaux et trafic d'armes, financements occultes et moeurs politiciennes. Du roman noir contemporain, ce dossier-gigogne contient tous les ingrédients : le fric, le demi-monde, la diplomatie parallèle, les sociétés écrans. Son récit est le fruit d'une enquête à bout portant que Jacques Derogy et Jean-Marie Pontaut ont menée, durant cette drôle d'année, sans complaisance, en historiens de l'immédiat et sans autre parti pris que celui de traquer la vérité. Jacques Derogy, un des promoteurs en France du journalisme d'investigation, est le co-auteur, avec Jean-Marie Pontaut, chef de service au Point, d'Enquête sur les affaires d'un septennat, Enquête sur les mystères de Marseille, Enquête sur trois secrets d'Etat.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
La maladie a-t-elle un sens? Voilà une question qui nous concerne tous. Pourtant la médecine ne se la pose plus. Elle soigne en effet le corps sans se soucier de l'intégralité de la personne humaine. Et, privilégiant la compréhension des détails, elle oublie les liens qui unissent les patients au monde dans lequel ils vivent. Tombons-nous malades comme par fatalité, ou bien la maladie est-elle le moyen pour notre corps de trouver, face à des situations perturbantes, un nouvel équilibre? Nos pathologies naissent-elles de causes extérieures à nous ou, au contraire, sont-elles le symptôme d'un malaise plus profond? Thierry Janssen se confronte à ces questions avec une audace remarquable. S'appuyant sur les découvertes scientifiques les plus récentes, il retrace l'histoire de la médecine psychosomatique - véritable donneuse de sens dont il analyse les apports mais aussi les dérives. Et, comparant les théories modernes avec les croyances de peuples traditionnels comme les Aborigènes, les Douala ou les Navajo, il nous montre que, face à la souffrance, nous avons le choix d'explorer plusieurs sens. "Sens biologique" défini par la science, ou "sens symbolique" exprimé par les malades? À travers le témoignage de nombreux patients, nous découvrons, en plus, le "sens collectif" de nos maux. Celui-ci fait appel à notre responsabilité afin de prévenir les pathologies au lieu de les guérir. Ainsi, tout au long de ce livre, Thierry Janssen nous invite à renouer avec des principes de bonne santé qui sont de précieux outils au service de la vie. Et sa réflexion, aussi brillante que passionnante, annonce une autre manière de penser la médecine. Biographie de l'auteur Chirurgien devenu psychothérapeute, Thierry Janssen enseigne les principes d "une" médecine humaniste et responsable "aux professionnels de la santé, dans divers hôpitaux et facultés de médecine. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont La Solution intérieure: vers une nouvelle médecine du corps et de l'esprit, publié en 2006 chez Fayard et considéré comme une référence incontournable."
La Revue Blanche, dont l'aventure n'a guère duré plus de dix ans, a joué en France un rôle-charnière essentiel. La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du Lycée Condorcet, la Revue Blanche devient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistes comme Fénéon, Mirbeau ; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy ; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé. En témoignent ses campagnes dénonçant le génocide arménien, les dérives coloniales, la barbarie des interventions, européenne en Chine, anglaise en Afrique du Sud, et la diffusion des pamphlets de Tolstoï, Thoreau, Nietzsche, Stirner... Elle promeut les peintres Nabis, les Néo-impressionnistes et l'Art nouveau, anticipe le fauvisme, le futurisme et les arts premiers. Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Hermann-Paul, Cappiello illustrent les articles de la revue et les ouvrages publiés par ses Editions. Après avoir soutenu fidèlement Mallarmé, la Revue Blanche accueille Proust, Gide, Claudel, Jary, Apollinaire qui y débutent, tandis qu'elle édite une nouvelle traduction des Mille et une nuits et Quo Vadis, le premier best-seller du siècle. Elle salue l'innovation dramatique avec Antoine et Lugné-Poe, Ibsen, Strindberg et Tchékhov, sans oublier le triomphe de l'école française de musique avec Debussy. Humour et esprit de fête, liberté, engagement et créativité, pacifisme, laïcité, mondialisation sont les valeurs promues par cette génération emportée dans le sillage de la Revue Blanche. Cet ouvrage illustré et nourri de nombreuses citations décrypte l'histoire de cette avant-garde, nous familiarise avec ses membres, ses réseaux, ses utopies et ses réalisations. Il donne la mesure de l'étape majeure alors franchie par la société française vers le modèle culturel et politique qui est le sien aujourd'hui. . . Paul-Henri Bourrelier ; ingénieur général au corps des mines a dirigé plusieurs établissements publics. Chargé d'inspections aux ministères de l'industrie et de l'Ecologie et de missions de coopération internationales, il anime actuellement l'Association Française pour la prévention des catastrophes naturelles, et un programme d'économie d'énergies en Chine. Il a également fait des communications sur Mirbeau, Lorrain et l'affaire Dreyfus.
Carnages. Des millions de morts dont le décompte pourrait avoisiner celui des victimes de toutes les guerres depuis 1945. Qui en parle? Qui s?intéresse à ces « carnages incompréhensibles »? Rwanda, Kivu, Sud-Soudan, Somalie, Darfour? Invoquer la folie des hommes ne fournit aucune clé d?interprétation; et l?on ne peut pas se contenter de regarder l?Afrique sous le seul angle des Droits de l?homme ou de la Françafrique.Étonnamment, ces conflits majeurs n?ont jamais été appréhendés dans leur globalité. Qui ont été les soutiens, voire les promoteurs de toutes ces guerres? Quels intérêts ont-elles servis? À contre-courant de tout ce qui s?écrit sur l?Afrique, Pierre Péan expose les logiques stratégiques qui visent à remodeler l?Afrique, et dont les « dégâts collatéraux » ont été d?une ampleur inédite et tragique.Il nous révèle ainsi les dessous du Grand Jeu africain des puissances occidentales et les affrontements feutrés entre elles. Après la chute du mur de Berlin, les États-Unis, aidés notamment de la Grande-Bretagne et d?Israël, ont décidé d?étendre leurs aires d?influence sur le continent africain, en réduisant notamment le pré carré français. L?instauration du nouvel ordre mondial y a été d?autant plus profonde que l?Afrique est devenue un des principaux terrains du « choc des civilisations » qui a installé, avant le 11-Septembre, l?Est africain dans l?espace conflictuel du Proche-Orient. Les regards braqués sur le Grand Moyen-Orient n?ont pas vu que le Soudan était devenu pour Israël et pour les États-Unis un pays potentiellement aussi dangereux que l?Iran: il fallait donc « contenir » et diviser le plus grand pays d?Afrique.Les États-Unis, le Royaume-Uni, Israël, la France, le Canada, la Belgique et plus récemment la Chine ont été les belligérants fantômes de ce conflit. Il est temps que l?on tire au clair les responsabilités des uns et des autres. Pierre Péan est écrivain et enquêteur. On lui doit notamment Une jeunesse française: François Mitterrand (Fayard, 1994), La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen, Mille et une nuits, 2003); Noires fureurs, blancs menteurs (Mille et une nuits, 2005), Le Monde selon K (Fayard, 2009).