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Justice & Cassation 2020 : L'égalité
Déroche Philippe
DALLOZ
92,00 €
Épuisé
EAN :9782247197675
On sait, depuis Tocqueville, que les Français ont la passion de l'égalité, ce qui est souvent présenté comme un défaut. Cette passion constituerait un frein à l'innovation, à l'esprit d'entreprise, elle serait source d'envie et de jalousie et elle consumerait en pure perte du temps et de l'énergie. En réalité, les Français n'aiment pas l'uniformité, ils aiment l'harmonie. Ils acceptent les différences mais sont attachés à un certain équilibre. Cette recherche se perçoit (souvent, mais pas toujours...) dans nos paysages et notre urbanisme. On a beaucoup critiqué notre droit de l'urbanisme et de l'environnement comme constituant, lui aussi, un frein à la construction. Il a, pourtant, réussi à préserver une certaine beauté qui fait de notre pays la première destination touristique du monde et qui a donc, elle aussi, une valeur économique. Cet attachement à l'égalité entraîne chez nos concitoyens une très grande aversion à l'égard de l'injustice et de la corruption. Notre administration doit traiter chaque demande dont elle est saisie selon les règles de, droit et non en fonction des amitiés ou des préjuges des agents publics. Et il en va de même de notre justice. Certes, le développement de la médiation permet de résoudre les litiges d'une manière plus souple que la stricte application des règles mais elle repose sur l'accord des parties. Si celles-ci ne parviennent pas à un tel accord, c'est au juge qu'il appartient alors de trancher le litige en appliquant les règles de droit. Il lui incombe de le faire en première instance, mais aussi en appel et en cassation si des recours sont exercés. Le Conseil d'Etat et la Cour de cassation ne sont pas dispensés par leur qualité de Cours suprêmes administrative et judiciaire de veiller à la bonne application de ces règles car celles-ci les lient comme elles lient les autres juges, lorsqu'elles sont conformes aux droits fondamentaux. C'est en contrôlant la légalité des décisions qui leur sont soumises qu'elles unifient l'interprétation des règles de droit sur toute l'étendue du territoire de la République et qu'elles veillent à l'égalité des citoyens devant la loi.
La langue de Malebranche est celle d'un honnête homme de son siècle : les termes techniques y sont rares, la simplicité d'expression constante : Mais il n'est pas nécessaire de multiplier les mots savants pour faire preuve d'audace conceptuelle. Si Malebranche ne crée pas son vocabulaire, il l'ordonne en un système nouveau, où se découvre la signification philosophique du lexique courant. L'étonnant chez lui est précisément qu'il exprime dans une langue commune une pensée fort éloignée du sens commun. Qu'il confère à l' " ordinaire " une dimension " métaphysique " à la faveur d'un langage où les définitions nominales sont usuelles, et les définitions réelles inouïes.
Notre ouvrage est composé de quatre parties : - une introduction générale aux thèmes - une étude détaillée de chaque oeuvre en deux temps : une première partie pour découvrir les textes : résumé, composition, thèmes principaux ; une deuxième partie pour comprendre comment chaque oeuvre abordée illustre le thème au programme : nombreux exemples, analyse de textes. - une réflexion critique sur le thème à partir des oeuvres étudiées. - des corrigés de dissertation. Thème au programme "Les puissances de l'imagination", étudié à la lumière des oeuvres suivantes : - Cervantès, Don Quichotte, chap. I à XXXII. - Malebranche, La Recherche de la vérité, livre II, parties 2 et 3. - Proust, Un amour de Swann.
La France n'est pas la seule république laïque en Europe. Elle n'est pas non plus la seule à avoir connu des guerres de religion particulièrement sanglantes. Mais la peur de la guerre civile reste profondément ancrée dans notre pays et l'histoire, même récente, montre que les religions peuvent être un ferment de celle-ci. On peut donc, dans une certaine conception de la laïcité, considérer que le droit de croire ou de ne pas croire relève exclusivement de la vie privée et qu'en conséquence, il ne doit, en aucun cas, se manifester dans l'espace public. Mais une telle conception est irréaliste. Les lieux de culte occupent l'espace public. Le fait de croire ou de ne pas croire entraîne l'adhésion à des valeurs qu'il est difficile de cantonner dans un domaine exclusivement privé. On ne peut pas condamner les croyants à vivre leur foi dans des catacombes. Cependant, la laïcité peut apporter à la foi comme la foi peut apporter à la laïcité. En effet, croire, c'est plus souvent avoir un espoir qu'une certitude. Et cet espoir doit comprendre et accepter qu'il n'est pas nécessairement partagé par tous. Quant à la laïcité, elle n'est pas la grisaille et l'uniformité mais au contraire l'acceptation des différences et la diversité. Le droit fondamental de ne pas croire et la diversité des religions pratiquées dans la République française enrichissent le débat démocratique à la condition, naturellement, de ne pas porter atteinte à l'ordre public.
Résumé : Cet ouvrage se veut une présentation générale et renouvelée de l'argumentation juridique, ne se limitant pas au droit français et pulsant volontiers au système de common law ou au droit talmudique. De nombreux arguments sont analysés et illustrés les arguments a pari, a contrario, a fortiori, mais également les présomptions, les standards, les principes non écrits. En outre, une place est faite à des procédés moins connus, comme l'obiter dictum, les perspectives ex post et ex ante, les lectures de re et de dicto, l'effet utile, le distinguishing. L'approche proposée ici est pragmatique, dans l'esprit de Chaïm Perelman et de l'Ecole de Bruxelles : les notions de formalisme, d'arbitraire, de fiction, de présomption, de sens littéral, sont étudiées sous l'angle du rôle pragmatique que ces procédés jouent dans l'argumentation et non de manière décontextualisée. L'ouvrage sera utile tant à l'étudiant en droit qu'au praticien expérimenté de l'argumentation juridique. Un glossaire rend son maniement plus facile.
Résumé : Ce lexique de science politique a pour objectif de proposer des définitions claires, assorties de quelques illustrations, de notions clés de l'analyse politique, des institutions, des idées et des faits politiques majeurs. Il aborde toutes les disciplines relevant de la science politique, les institutions et régimes politiques, le droit constitutionnel, l'administration publique, la sociologie politique ou encore les relations internationales, l'Europe, les politiques publiques et les idées politiques.
Résumé : Georges Picquart (1854-1914), officier brillant, chef de l'espionnage militaire, refuse, contre toutes les pressions, d'ignorer la preuve de l'innocence d'Alfred Dreyfus qu'il a découverte en 1896 du fait de ses fonctions à la tête du service secret. Ses chefs, l'état-major, les ministres,jusqu'au président de la République, s'irritent de ce qu'ils prennent pour de l'entêtement orgueilleux. Picquart, lui, sait d'instinct que l'exactitude des faits et le professionnalisme sont le premier rempart contre les renoncements, les injustices qui mènent à l'indignité. Dans cette vie de roman, l'officier supérieur est exilé puis banni de l'armée pendant dix ans. Il subit un an de prison sans jugement, affronte deux duels, lutte sans répit pour sa propre réintégration dans l'armée et la réhabilitation de Dreyfus. Ce symbole de la Grande muette qui prend la parole pour faire prévaloir la vérité, vilipendé pour sa détermination, devient en 1906, par un retournement saisissant qui soulève l'indignation des anti dreyfusards, ministre de la Guerre de Clemenceau. Sans se montrer un grand réformateur à ce poste, il concourt à ancrer fermement l'armée dans la République. Ambitieux, déterminé, stratège, laïc, distancié, secret, mélomane, polyglotte, curieux de tout, ironique, rejetant les réflexes antisémites que son milieu lui avait légués, mais aussi hautain, égocentrique et rancunier, Picquart reste une figure significative de celles que la IIIe République a su produire pour construire un Etat de droit. Son itinéraire, entre guerre et paix, culture et polémiques, administration et politique, Clemenceau et Jaurès, Mirbeau et Mahler, est marqué par son indépendance d'esprit et son courage. Il témoigne de l'attitude que peut choisir un fonctionnaire face à la déraison d'Etat.