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Voyager avec les mineurs non accompagnés. Repères pour une pratique décentrée en Protection de l'enf
Dérivois Daniel ; Wallet Jean-William
CHRONIQUE SOCIA
14,90 €
Épuisé
EAN :9782367177335
Après un "avant-propos" qui situe le contexte et les contours de la réflexion et une introduction qui présente les Mineurs non accompagnés comme un analyseur de l'adolescence contemporaine (métissée, transculturelle), de l'institution de la Protection de l'enfance (famille, parentalité, lien social) et du vivre ensemble dans la Cité (faire tenir ensemble les altérités), l'ouvrage est structuré en 6 chapitres illustrés de nombreuses vignettes cliniques ou d'encadrés pour alimenter et aller plus loin dans la réflexion. - Le chapitre 1 est consacré à l'âge et à l'héritage des "adolescents du monde" : les Mineurs non accompagnés, les adolescents dits de banlieue, les "issus de l'immigration" et les "autres" adolescents vivant dans un même monde. L'ensemble de ces adolescents ont l'âge de l'Histoire. - Le chapitre 2 propose un voyage dans le Temps et l'Espace ainsi que dans la dynamique transférentielle et contre-transférentielle avec ces jeunes. Des exemples précis sont donnés pour mettre en évidence l'actualisation des fantômes du passé dans la rencontre clinique ou éducative. - Dans le chapitre 3, il est question de la perception et du traitement socio-politique des corps de ces adolescents et de leur résonance avec l'Histoire globale, notamment de l'esclavage et de la colonisation. Ces jeunes sont souvent marqués dans leurs corps, qui portent les cicatrices de leurs périples migratoires, mais aussi la mémoire des temps anciens. - Le chapitre 4 met en évidence le défi posé par le syndrome victime-délinquant que présente parfois le tableau clinique de ces jeunes. Des stratégies d'intervention sont proposées pour tenter de faire évoluer ce syndrome vers la créativité. - Le chapitre 5 propose de réfléchir sur notre filiation généalogique et sur la nécessité de figures parentales mondialisées - dégagées des idéologies raciales, nationalistes et ethniques - pour ces jeunes en quête affective dans l'institution de la Protection de l'Enfance, dans la société et dans l'environnement-monde. Il ressort que c'est la même question qui a toujours été posée pour tout enfant ou adolescent confié en famille d'accueil ou en institution et qui sont en recherche de reconstruction du lien filial. - Le chapitre 6 propose, de manière synthétique, quelques éléments pour une pratique décentrée ainsi que pour l'analyse des pratiques auprès des Mineurs non accompagnés. Les pratiques et dispositifs interculturels sont notamment revisités sous l'angle d'une clinique de la mondialité, clinique pour tous. - La conclusion remet le cap sur ce voyage inorganisé, improvisé, chez ces jeunes et en nous-mêmes, auquel nous invite l'accueil de ces rejetons de l'Humanité dans la Protection de l'Enfance et la société en général.
Nos angoisses existentielles nous ont conduits, par le passé, à nous représenter les uns et les autres selon une vision racialiste, capitaliste et culturaliste. Cette vision répartit arbitrairement les richesses matérielles et spirituelles du monde ; elle est à la fois produite et productrice de séismes identitaires qui ébranlent notre Humanité commune depuis plusieurs siècles. L'idée principale développée dans cet ouvrage est que la crise migratoire, crise de soi, est l'une des répliques de ces séismes dans nos sociétés plurielles contemporaines. Cette crise montre que le monde est inscrit à la fois dans une trajectoire traumatique et de résilience. La clinique de la mondialité permet d'analyser cette trajectoire à deux vitesses en pensant notre héritage identitaire de longue durée. Accueillir et accompagner les " migrants " relève alors d'un accompagnement total où il s'agit de prendre soin à la fois des migrants, des professionnels, des sociétés d'accueil et de départ ainsi que des Etats (-nations) traumatisées par la vague migratoire.
Cet ouvrage aborde la question de l'éducation et la situation sociopolitique et économique d'Haïti de 1804 à nos jours. En effet, après plus de 200 ans d'indépendance, cette île, que les Espagnols appelaient "Hispaniola" (petite Espagne) et les Français "Perle des Antilles", est aujourd'hui l'un des pays les plus pauvres du monde. Outre cette pauvreté matérielle massive, l'enseignement en français, langue que les enfants ne parlent pas, freine l'optimisation de leur capital humain et les empêche de contribuer efficacement au progrès de leur pays. Le créole, avec lequel ils se couchent, se lèvent et racontent leurs contes (Cric ! Crac !, transcription en vers créoles des Fables de La Fontaine) est, d'une certaine façon, dévalorisé, à l'école, au profit du français. En conséquence, l'échec scolaire, pour un grand nombre d'élèves, est difficilement évitable, et le développement de leur capital humain grandement compromis. Pour remédier à ce problème, plusieurs réformes, dont celle de 1979, ont été engagées. Cependant, elles n'ont jamais été appliquées dans leur totalité ou sont restées lettre morte, la plupart du temps. Cet ouvrage, qui est destiné à un large éventail de lecteurs, offre un outil de réflexion susceptible de favoriser le développement socio-économique d'Haïti, par une éducation qui aide les élèves à développer leurs compétences, optimiser leur capital humain, en tenant compte de leur langue maternelle, le créole, dans leur apprentissage.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
Il n'y a pas d'un côté, les adolescents victimes et de l'autre, les adolescents délinquants. Ce sont souvent les mêmes. Les adolescents victimes délinquants sont ceux qui, ayant subi - ou ayant hérité - des maltraitances dans l'enfance et/ou à l'adolescence, affichent des comportements déviants, violents, agressifs, tout en se mettant constamment en danger. Ces adolescents ont une préhistoire. À la naissance, l'enfant découvre le monde externe à l'échelle familiale. Vers la latence, il connaît déjà suffisamment le monde social et institutionnel. A l'adolescence, c'est le monde global et politique qui s'offre à lui comme cadre général de construction de son identité dans ses dimensions familiales, sociales et géopolitiques. Dès lors, observer, écouter, comprendre et accompagner ces adolescents en difficultés requiert de la part des professionnels des milieux socio-judiciaire, sanitaire et scolaire un changement d'échelle pour dépasser certains clivages idéologiques, affronter la complexité des processus et adopter la mondialité comme posture clinique. Cette posture invite le professionnel à un examen de soi afin d'être disponible pour amener l'adolescent à se penser dans le monde, par-delà la famille, les institutions et le cadre national de la rencontre. De la famille biologique à la famille d'accueil ou d'adoption, des institutions de protection au milieu carcéral, en passant par l'école, le Centre d'Education Renforcée et les zones urbaines sensibles - la banlieue -, il est question de cheminement au décours de trajectoires existentielles, interculturelles, dans le monde adolescent et dans l'environnement monde. II n'est pas nécessaire d'être psy et il ne suffit pas d'être psy pour avoir cette démarche clinique décomplexée. Tout professionnel en relation avec des adolescents victimes délinquants devrait prendre part à ce voyage inorganisé afin de travailler aux conditions du Vivre ensemble dans la Cité.
Biographie de l'auteur Michel Hermier, formateur et écoutant au sein de différents lieux découte, contribue à la formation découtants notamment bénévoles au sein dassociations.
Depuis l?aube de son apparition, l?Humanité apprend ! Et si elle s?est engagée dans cette voie salutaire, c?est que certaines conditions étaient réunies. L?objet de cet ouvrage est de répertorier, d?analyser, de comprendre, de rendre visibles et accessibles 7 facilitateurs. Une seule et même question a servi de fil conducteur à cet écrit "Qu?est-ce qui facilite l?apprentissage ?" Des milliers de réponses ont été ainsi exploitées pour en tirer des principes directeurs. En ces temps chahutés où le "vivre ensemble" est mis en question, "l?apprendre ensemble" mérite d?être exploré et exploité comme source d?expérience positive.
Puis-je vous parler ?..." "Vous avez un peu de temps ?" ... Parler, se dire, est vital pour chacun. On ne se trouve vraiment qu'en parlant à un autre. Parler suppose donc d'être accueilli par quelqu'un qui se rend compte de ce qu'écouter veut dire. Ecouter, c'est se taire, ne pas juger, c'est accepter l'autre tel qu'il est, comme il est, différent de soi, sans pourtant se renier soi-même. C'est permettre à l'autre d'aller aussi loin qu'il veut, qu'il peut, dans l'expression de ce qu'il vit. Intervenir ? Oui, mais comment ? L'écoute ne s'improvise pas. Elle exige d'être réfléchie, travaillée, sans quoi l'autre très vite de parler retombe dans le silence. L'écoute est sans prix pour celui qui la pratique comme pour celui qui en bénéficie. Elle ouvre sur une richesse autre, sur le plaisir de l'échange, de la rencontre.
Ce livre rassemble des réflexions sur la compétence professionnelle, la relation enseignement-apprentissage et l'étude. Outil de perfectionnement ou de formation, il s'adresse à l'ensemble des enseignantes et enseignants actuels et en devenir.
Ce livre, réctualisé dans cette réédiition, explore les trois aspects fondamentaux de la délinquance. D'abord, la production des normes, qui ne cesse de redéfinir les contours d'une notion propre à une société donnée, à un moment donné de son histoire. Ensuite, les mécanismes de transgression, qui sont à la fois complexes et variés. Loin de se limiter aux phénomènes les plus visibles, tels que les délinquances juvéniles ou les violences physiques et sexuelles, la sociologie nous entraîne aussi dans les méandres de la délinquance des élites économiques et politiques, ainsi que dans les multiples formes de violence politiques et de crime organisé. Enfin, les réactions sociales qui vont de l'indifférence aux poursuites policières et judiciaires, au terme de profondes inégalités sociales.
Résumé : ENQUETE Dans les banlieues de nos grandes villes, le même sentiment de rage, les mêmes non-valeurs unissent les jeunes, français ou immigrés. Cette rage met le feu aux voitures, envoie des pavés dans les vitrines... Pour mieux la comprendre, François Dubet, alliant rigueur et vivacité d'analyse, cherche à cerner les causes de cette violence quotidienne qui secoue notre société. Un document unique. Né en 1946, François Dubet est sociologue, professeur à l'université Bordeaux II et chercheur à l'Ecole des hautes études en sciences sociales. Il a publié de nombreux ouvrages sur la question scolaire, dont Les Lycéens paru en Points. " L'expertise de François Dubet s'exprime parfois dans des formules au scalpel, qui prennent à l'occasion à rebrousse-poil les discours syndicaux convenus. " Les Echos
La maltraitante infantile confronte les professionnels de l'enfance à des situations difficiles. Animés par la volonté d'améliorer leur pratique, ils demandent des moyens d'évaluation plus efficaces : une méthode solide pour renforcer la prévention et la prise en charge de l'enfance en danger. Cet ouvrage apporte aux professionnels un modèle concret, forgé à partir des concepts de la théorie générale de l'évaluation. Qu'est-ce qu'évaluer ? Sur quoi, pourquoi, à la demande de qui et à partir de quoi évalue-t-on ? Evaluer, c'est juger, mais de quel jugement parle-t-on ? Et comment s'y prendre ? Ces questions pratiques organisent une manière de s'y prendre ajustée au secteur de l'enfance en danger. La méthode Alföldi® s'inscrit dans le champ de l'évaluation porteuse de sens, une évaluation spécialement conçue pour les professionnels de l'action sociale. Des développements importants abordent les aspects délicats de la méthodologie d'évaluation : le recueil et la pertinence des informations retraçant les faits - le référé d'évaluation ; la construction et l'utilisation des critères - le référent d'évaluation. Une étude de cas accompagne la présentation de l'outil. Cette édition offre les nouveautés introduites dans un instrument sur lequel le concepteur et son équipe travaillent constamment depuis vingt ans.
La protection de l'enfance, en ce début de xxie siècle, est marquée par une régression importante. L'évaluation du témoignage des enfants victimes de maltraitance conclue de plus en plus souvent à l'affabulation ("faux souvenirs"). Les parents protecteurs se trouvent d'emblée suspectés d'instrumentaliser leurs enfants, et les professionnels qui soutiennent l'enfant d'être partisan ou partial. Ces dérives, qui ont évolué pendant des années de façon insidieuse, s'imposent désormais au grand jour. Sur le terrain, dénis et instrumentalisations perverses des situations, des procédures et des référentiels professionnels entravent considérablement la protection des enfants. C'est de ce constat et de l'urgence d'en comprendre les mécanismes et les enjeux qui y sont liés, que procède ce livre d'alerte.