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Les conflits yougoslaves de A à Z
Dérens Jean-Arnault - Samary Catherine
ATELIER
23,35 €
Épuisé
EAN :9782708235328
Une insurrection citoyenne inattendue a balayé en quelques jours du mois d'octobre 2000 le régime de Slobodan Milosevic, que beaucoup croyaient indéboulonnable. Ce réveil de la Serbie montre au moins que le pire n'est pas toujours certain dans les Balkans. Pourtant, aucune des questions qui ont déchiré l'ancienne Yougoslavie ne sont réglées, ni au Kosovo, ni en Bosnie, ni au Monténégro, ni en Serbie elle-même. Longtemps partagé entre l'Empire ottoman et celui d'Autriche-Hongrie, toujours convoité par les grandes puissances, l'espace qui fut yougoslave se situe à la rencontre de l'Orient et de l'Occident, de l'Europe centrale et du monde méditerranéen. La diversité des langues, des cultures, des religions et des histoires a conduit les peuples qui habitent cet espace à alterner recherches d'unité et sanglants déchirements. Prenant le contre-pied des approches partiales ou de la thèse des fatales haines interethniques, ce livre entend fournir les éléments de base - historiques, culturels, économiques - indispensables pour comprendre cette région majeure de l'Europe. Jean-Arnault Dérens et Catherine Samary se proposent, dans cet ouvrage, de remonter le temps, de parcourir l'espace qui fut yougoslave, de dégager le sens des périodes de stabilité ou de crise qu'il a connu, de mettre également en question les interprétations souvent opposées d'une tragédie encore inachevée.
Résumé : L'éclatement de la Yougoslavie était-il inéluctable ? Les guerres yougoslaves ont-elles été des guerres de religion ? Les Balkans ont-ils raté leur transition économique ? La Serbie est-elle le cheval de Troie de la Russie dans la région ? Trente ans après la dislocation de la Yougoslavie, les pays des Balkans occidentaux auraient tous dû rejoindre l'Union européenne, mais le processus est bloqué. Ces pays sont dominés par des élites corrompues et autoritaires, leur économie stagne, l'Etat de droit dérape et la jeunesse s'exile. Les Balkans redeviennent les garde-frontières de l'Europe, soumis aux jeux d'influences contradictoires des grandes puissances. Ces 100 clés nous font comprendre la complexité de ce carrefour composite, miroir des tensions géopolitiques de notre époque.
Quelle est la situation des Balkans occidentaux aujourd'hui? Statut du Kosovo, avenir de la Bosnie-Herzégovine, intégration européenne... Quinze ans après la dislocation de la Yougoslavie, les Balkans font moins la une de l'actualité mais ils demeurent pourtant un enjeu de taille pour l'Europe en construction. Conflits permanents, revendications territoriales, poudrière nationaliste, "mosaïque ethnique"... Les Balkans seraient-il condamnés à d'endémiques violences? Serait-il impossible de comprendre cette région "si compliquée"? Carrefour de langues, de peuples, de religions, mais aussi théâtre de l'affrontement des "grandes puissances", les Balkans ont connu une évolution historique singulière qui permet de comprendre les enjeux du présent
Serpenter au fil des sentiers d'altitude, lézarder au fond d'une crique, s'émerveiller devant une collection d'icônes, séjourner dans une cabane d'alpage... Entre mer et montagne, de villages oubliés en garrigues parfumées, des gorges de la Tara aux remparts de Dubrovnik, plongez dans l'univers fascinant des Balkans ! - Un voyage slow, respectueux et responsable - Des rencontres avec les habitants pour une immersion authentique et loin des foules - Les recommandations de nos auteurs sur place, leurs adresses coups de coeur et leurs conseils pour des expériences uniques et un séjour sur mesure - Toutes les clés pour comprendre la culture et l'art de vivre des populations locales.
Le XXe siècle a commencé, selon nombre d'historiens, en juin 1914, le jour de l'attentat qui coûta la vie à l'archiduc d'Autriche à Sarajevo et qui fut la cause immédiate de la Première Guerre mondiale. Il s'achève avec la guerre contre la Serbie pour sauver les populations albanaises du Kosovo. Les Balkans sont-ils condamnés à être la perpétuelle "poudrière de l'Europe"? Seule la perspective historique livre les clés de la situation présente: elle permet de saisir que des catégories d'analyse politique, telle l'idée de nation, reçoivent des acceptions différentes, ou bien encore que la langue ou la religion ne suffisent pas à expliquer ce qui unit comme ce qui différencie les peuples. Autant qu'un espace segmenté et cloisonné, les Balkans sont un espace de communication, un pont entre l'Occident et l'Orient. Une complexité porteuse de tous les dangers comme de tous les espoirs.
Le néolibéralisme ne s'est jamais aussi bien porté. Dans une économie mondiale dérégulée, les inégalités explosent. Dans le même temps, les mouvements sociaux, éclatés sur plusieurs fronts, peinent à se réunir autour d'une lutte commune. Pourtant, les opposants à l'ordre néolibéral n'ont pas dit leur dernier mot. En silence, patiemment, ils ont façonné de nouveaux outils, pour mettre enfin un terme à l'impunité historique des multinationales. Parmi ces outils, le contentieux juridique : de grandes affaires judiciaires se sont multipliées au cours des dernières décennies, mettant en cause tour à tour Lafarge, Auchan, Vinci, BNP Paribas, Bolloré, Samsung, Total, Chevron... Et les premières condamnations ont été prononcées. Si discrètes qu'aient été ces victoires, elles constituent un renversement de perspective fondamental. Et si nous étions sur le point d'assister à une mise au pas des puissances économiques par la puissance du droit ? Autrement dit, à la mort prochaine du néolibéralisme ? Dès lors, comment faire pour ne pas manquer cette opportunité historique ?
Quel est l'avenir du travail ? A l'heure du développement de l'intelligence artificielle et des plates-formes numériques, sommes-nous condamnés à être au service des machines ou pouvons-nous, au contraire, les mettre à notre service ? A l'heure du péril écologique, comment travailler sans, dans le même temps, détruire la planète ? Alors que des accords transcontinentaux favorisent la concurrence au plus bas prix, est-il possible d'appliquer des normes sociales permettant un travail décent ? Et comment élaborer des règles qui, au lieu d'être des vecteurs d'une globalisation uniformisante, tiennent compte de la diversité des formes et expériences du travail dans les différents pays du monde ? Réunissant vingt et un auteurs du monde entier, conçu, dirigé et introduit par Alain Supiot, ce Livre du centenaire de l'Organisation internationale du Travail (OIT) dresse un panorama inédit du travail au XXIe siècle et pose les questions essentielles qui détermineront son avenir. Révolution technologique, péril écologique, ordre juridique international schizophrène sont autant de défis à relever pour qu'advienne, au XXIe siècle, le "régime de travail réellement humain" projeté par la Constitution de l'OIT en 1919.
Algérie, Soudan, Irak, Chili, Iran, Colombie, Liban, Hong Kong, France... Sous le ciel menaçant du dérèglement climatique, un vent de protestation s'est levé en divers endroits de la planète. Il a soulevé, sans parvenir à le déchirer, le voile de l'illusion du meilleur des mondes régi par le marché et habillé par une démocratie vidée de son sens. Une partie des habitants du globe s'est dressée contre la violence des pouvoirs et l'omnipotence de l'argent. L'aspiration à l'émancipation renaît. Plutôt que d'apparaître comme un ailleurs inaccessible retiré dans le jardin des rêves, l'utopie a retrouvé la vigueur qui avait conduit les insurgées du XIXe siècle à s'en emparer pour se libérer de leurs chaînes. Ce livre plaide pour que chacune d'entre nous se mette à l'écoute des pratiques émancipatrices qui, du Chiapas à Notre-Dame-des-Landes, des collectifs de Gilets jaunes aux places d'Alger et de Santiago, en passant par les associations et les lieux du travail, dessinent, dès aujourd'hui, le visage d'une démocratie réelle et toujours inachevée.
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.