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La prison, du temps passé au temps dépassé
Humbert Sylvie ; Derasse Nicolas ; Royer Jean-Pier
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782296556508
Le temps carcéral a toujours été une problématique importante dans le parcours des détenus. Pendant de nombreux siècles, il est resté synonyme d'épreuve, au regard de la rigueur des conditions de détention. Avec la Révolution, le temps de référence devient lié à l'avenir de l'individu qu'il faut, avant toute chose, punir et réinsérer dans la société. Au siècle suivant, la criminalité ne cesse d'augmenter, ce qui induit un questionnement général sur la politique pénitentiaire et le sens de la peine. Aujourd'hui, avec la suppression de la peine de mort, la prison est même devenue la peine la plus élevée dans la hiérarchie des sanctions, les condamnations à une peine de détention se multiplient et les durées des incarcérations ne cessent de s'allonger. Comment supporter les journées d'incarcération, les jours de fêtes, les dimanches, surtout lorsque le temps ne coule plus au même rythme que pour ceux du dehors ? Comment vivre les journées, les saisons, les années lorsque l'on est mère ? Et quel quotidien pour les surveillants de prison et ceux qui accompagnent les personnes incarcérées dans leurs activités et leurs problèmes physiques ou psychiques ? Avec les nouvelles lois pénales, le temps d'un avenir est-il envisageable ? Plus largement, le temps peut-il venir à bout des risques d'insécurité, être un remède à la récidive et à la criminalité ? C'est sur ce temps historique de la prison et ce temps de la peine que les intervenants au colloque sur "La prison, du temps passé au temps dépassé", qui s'est déroulé à l'université de Lille 2 et à l'université catholique de Lille les 15 et 16 mai 2008, se sont penchés, en cherchant à savoir s'il existe un juste temps de la peine.
La vision classique du procès pénal qui oppose la société à l'auteur d'un fait délictuel est révolue. L'oeuvre d'une justice pénale pleine et entière suppose aujourd'hui une considération des intérêts de la victime. Ceux-ci dépassent ses simples attentes réparatrices. La compassion dont elle fait l'objet, notamment par la médiatisation des événements sur la scène publique, s'échappe du prétoire pour rejaillir sur la scène publique. Le procès pénal devient alors débat de société. Au nom de l'injustice subie, de son malheur ou de sa souffrance, la victime n'est plus simplement perçue comme simple témoin ou instrument fondant la preuve de l'infraction. Elle représente désormais un acteur incontournable du processus répressif. Son omniprésence au sein de la procédure, du stade de la garde à vue à l'étape de l'exécution de la peine, pose un profond questionnement sur la nature de ses droits et sur leurs limites. Ceci n'évite pas d'ailleurs certaines inquiétudes quant aux évolutions de la justice pénale : a-t-on ouvert la "boîte de Pandore" de la vengeance privée ? Y a-t-il un risque de privatisation ou contractualisation de la procédure pénale ? Le colloque organisé les 24 et 25 mars 2011 à l'Université catholique de Lille, réunissant différents spécialistes, universitaires, et professionnels, a permis d'apporter des regards complémentaires sur l'évolution de la justice pénale et d'avancer sur le chemin de la juste place à accorder à la victime dans le processus répressif.
Trente ans après son entrée en vigueur, quel bilan peut-on dresser à propos du Code pénal ? Cette meure de synthèse, qualifiée de "Monument législatif" par Robert Badinter, apparaît à l'origine comme atténuant, pour partie, le caractère répressif du code napoléonien de 1810 tout en se tenant au plus prés de l'évolution des mentalités. En témoignent ainsi certaines innovations notables telles que la responsabilité pénale des personnes morales ou, encore, la faute de mise en danger délibérée d'autrui. Depuis lors, les mutations des réactions sociale et pénale à certains types de criminalités ou de délinquances ont favorisé une évolution législative et jurisprudentielle interrogeant tant la pérennité des principes sous-tendant le droit pénal que les valeurs sociales protégées en la matière. Fruit de deux journées de colloque organisées en mars 2024 par l'Université catholique de Lille et son Ecole de criminologie critique européenne, en partenariat avec l'Association française pour l'Histoire de la justice, cet ouvrage vise ainsi à analyser les changements opérés et à explorer les pistes des futurs souhaitables ou, au contraire, redoutés, de notre droit répressif. Pour ce faire, la première partie, résolument pluridisciplinaire, questionne les enjeux du droit pénal actuel face aux crises de la responsabilité et de la répression pénale. A partir d'une approche historique sur les fondements de la rationalité pénale moderne, il s'agit de mieux saisir ses évolutions et leur capacité à répondre aux défis contemporains d'une justice pénale devant conjuguer l'impératif de répression avec le nécessaire respect des libertés individuelles. A ce titre, l'influence notable de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme en "matière pénale" impose d'en questionner les manifestations tout en envisageant les évolutions possibles de la législation pénale, tant sur le plan substantiel que sur le plan procédural. D'un code à l'autre, la seconde partie ambitionne de mettre en perspective la codification en matière pénale en étudiant la cohérence, accomplie ou attendue, du Code pénal avec le récent Code de la justice pénale des mineurs et le Code de procédure pénale dont la réécriture est annoncée. Dans une perspective judiciaire et comparatiste, une appréciation pratique des évolutions du code pénal français complétera le regard porté sur le nouveau code pénal belge afin d'envisager les contours d'une législation pénale européenne.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.