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Lévy-Bruhl et la rationalisation du monde
Deprez Stanislas
PU RENNES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782753512061
Aujourd'hui oublié ou caricaturé, le philosophe et anthropologue Lucien Lévy-Bruhl (1857-1939) fut pourtant un auteur majeur. II a grandement contribué à créer l'ethnologie française en fondant l'Institut d'ethnologie de l'université de Paris, et son hypothèse de la mentalité primitive influença de très nombreux anthropologues et philosophes dont Leenhardt, Evans-Pritchard, Bastide, Husserl, Sartre, Levinas... Mais l'importance de Lévy-Bruhl nest pas seulement historique. Son oeuvre reste d'actualité pour penser l'anthropologie cognitive, pour réfléchir aux fondements et à la portée de l'ethnologie et pour articuler identité et altérité, individu et collectif, expérience et croyance, affectivité et logique. Elle est encore d'une grande pertinence pour réfléchir à la nature de la rationalité. En effet, en soutenant que la mentalité primitive est une construction culturelle propre aux sociétés a-modernes, Lévv-Bruhl relativise la raison, dont il lait une autre mentalité, le produit de l'histoire des sociétés occidentales.
Fort de ses expériences dans diverses universités africaines, l'auteur expose les raisons pour lesquelles les étudiants se méfient de la philosophie. L'auteur démontre en quoi philosopher est nécessaire à tout humain... Soulignant l'importance de l'éducation pour la démocratie et pour le développement de la personne, l'auteur fait deux propositions majeures qui, si elles étaient appliquées, contribueraient grandement au développement de l'Afrique".
Giorgini Pierre ; Deprez Stanislas ; Wald Lasowski
Résumé : Eugénie est un prénom qui signifie étymologiquement la "bien-née". C'est dans une racine commune que le terme eugénisme est apparu. Il désigne les méthodes et techniques permettant d'améliorer l'espèce humaine en intervenant sur son patrimoine génétique. L'auteur étend l'idéologie scientiste sous-jacente à l'eugénisme à toutes les tentatives de mise sous influence massive et irréversible de notre humanité au monde. Dans ce nouvel essai original, P. Giorgini s'attaque ainsi à notre développement scientifique et technologique. Jusqu'où ira-t-on ? Et comment ? A quel prix pour notre humanité ? Il brosse un véritable récit du futur en transition. Pour lui, un tiers chemin est possible, ouvrant la voie à une nouvelle ère, combinant prouesse technique, art, spiritualité, imaginaire et devenir de l'humanité en harmonie coopérative avec le bien commun, naturel et socioculturel.
Calais Vincent ; Deprez Stanislas ; Tisseron Serge
Innombrables sont désormais celles et ceux qui se sentent concernés par les sens et les non-sens qu'appelle le mot " transhumanisme ", et ses dérivés et synonymes, post-humains, transhumains, surhommes, et autres cyborgs. Certes, à présent, au présent, nous sommes encore humains (" trop humains " disait Nietzsche). Mais demain ou après-demain, dans peu de temps ou dans longtemps, dans ce " futur imminent " qui manque à nos conjugaisons, qui serons-nous, que serons-nous ? A travers une analyse pluridisciplinaire des technologies contemporaines du corps, cet ouvrage invite le lecteur à cheminer dans cette énigme, qui n'est plus tout à fait celle que le Sphinx proposait à Oedipe...
Résumé : Si le mouvement transhumaniste en tant que tel ne regroupe pas une foule d'adhérents, les thématiques qu'il cherche à penser et à promouvoir - allongement de la durée de vie, biotechnologies, robotique, intelligence artificielle - mobilisent un très grand nombre de chercheurs, institutions et entreprises. Comme utilisateurs d'informatique, travailleurs, patients, citoyens, nous sommes tous touchés. Parce qu'il est un technicisme et un individualisme, le transhumanisme constitue un miroir grossissant de notre société. Pour faciliter la compréhension du transhumanisme, cet ouvrage commence par en retracer l'histoire. Il en aborde ensuite les trois thèmes constitutifs : la quête de l'immortalité, la volonté d'augmentation et l'intelligence artificielle forte. Il montre enfin comment la pensée transhumaniste s'inscrit dans des débats de société tels que le genre, l'écologie, la politique et la religion.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.