Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les sociétés occidentales du milieu du VIe à la fin du IXe siècle
Depreux Philippe
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782868477156
Cet ouvrage porte sur la nature et les formes des relations sociales dans l'Occident chrétien, du milieu du VIe à la fin du IXe siècle. Il propose une réflexion sur les principes constitutifs des sociétés du haut Moyen Age et les diverses échelles auxquelles on peut les observer. Les premiers chapitres sont consacrés à la présentation des méthodes d'analyse des sources, aux conditions de vie et aux divers groupes sociaux (le cadre de la vie sociale, la société rurale, les élites, la place de l'individu dans le groupe); ensuite, les rapports sociaux sont envisagés selon plusieurs thèmes: alliances et solidarités, culture et communication, pouvoir et autorité, ordre et désordre.Les questions liées à la parenté, aux formes d'association, au règlement des conflits, aux échanges, à la constitution des identités ou aux niveaux de culture ont fait l'objet d'un profond renouvellement dans les dernières années, grâce notamment à une approche interdisciplinaire. Ce livre propose une synthèse des principales publications internationales sur le sujet.
Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! " . En une seule phrase, prononcée dit-on par Arnaud-Amaury, abbé de Cîteaux, peu avant le massacre de Béziers, il semble que soit résumée toute l'histoire de la Croisade contre les Albigeois. Elle a duré cependant bien près d'un demi-siècle, jusqu'au tragique final du bûcher de Montségur où les deux cents derniers Cathares furent brûlés vifs, enfermés par une palissade et sous bonne garde. Qui étaient donc ces gens, plusieurs centaines de mille, qui avaient osé défier le Pape, son clergé, et l'une des plus fortes armées, de toutes nationalités, mises sur pied de guerre ainsi que celles des croisades en Terre sainte ? C'est ce que nous raconte, en quelques dix mille vers et en provençal ancien, cette Chanson de la Croisade albigeoise, écrite et déclamée à la Cour ou devant le menu peuple du Languedoc, par deux clercs - des poètes - dont l'un au moins, plutôt favorable aux hérétiques, est demeuré parfaitement inconnu.
L'Histoire de Richer se présente comme une continuation des Annales d'Hincmar, qui s'arrêtent en 882. Elle est formée de quatre livres, dont le dernier s'arrête brusquement après le récit du concile de Mouzon du 2 juin 995. L'ouvrage se termine par quelques notes annalistiques qui concernent les années suivantes (juillet 995-avril 998). Les deux premiers livres de l'Histoire nous conduisent jusqu'à la mort de Louis IV d'Outremer (954). Le troisième embrasse le règne de Lothaire, et le quatrième contient un récit détaillé des dix années qui ont suivi le décès de ce prince (986-995). Richer est donc un contemporain des événements racontés dans les deux derniers livres, et à ce titre son témoignage est précieux. L'Histoire de Richer n'est pas à proprement parler une histoire, mais une oeuvre de rhétorique. Moine lettré, épris de l'antiquité latine, élève de Gerbert, Richer a voulu composer un ouvrage à la manière de l'historien romain Salluste avec les éléments que lui offrait l'histoire de son siècle. Ce qui l'intéresse, ce n'est pas la matière qu'il pétrit à sa fantaisie, mais la forme. L'exactitude lui importe peu.
Il y a 1200 ans, Charlemagne unifia sous sa seule autorité la majeure partie de l'Europe occidentale, de l'Ebre jusqu'à l'Elbe. Phare de l'Europe comme le nomme un poète contemporain, il a posé les principes de gouvernement dont ont hérité les grands Etats européens. Tout commence au VIIe siècle, lorsque ses ancêtres, les Pippinides, deviennent maîtres du royaume d'Austrasie, puis de l'ensemble du monde franc, en exerçant les fonctions de maire du palais. Charlemagne poursuit alors l'ascension politique de sa famille en accédant à l'Empire. Le couronnement en 800 est le résultat d'une politique territoriale, militaire, religieuse et culturelle sans égale. L'extension du royaume grâce à de multiples campagnes militaires, al conversion au christianisme des populations nouvellement soumises, la réforme de al société ou la réalisation de manuscrits somptueusement enluminés font du règne de Charlemagne le point d'orgue de la renaissance carolingienne. Ce mouvement dure un siècle, du règne de Charlemagne à celui de Charles le Chauve, qui ouvre la lignée des Carolingiens de Francie occidentale. Leur histoire est ici présentée jusqu'à celle de Louis V, à qui aurait dû succéder Hugues Capet, fondateur d'une dynastie qui construira la France pendant huit siècles.. . . Philippe Depreux, professeur d'histoire médiévale à l'université de Limoges, est spécialiste du haut Moyen Âge occidental.
Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! " . En une seule phrase, prononcée dit-on par Arnaud-Amaury, abbé de Cîteaux, peu avant le massacre de Béziers, il semble que soit résumée toute l'histoire de la Croisade contre les Albigeois. Elle a duré cependant bien près d'un demi-siècle, jusqu'au tragique final du bûcher de Montségur où les deux cents derniers Cathares furent brûlés vifs, enfermés par une palissade et sous bonne garde. Qui étaient donc ces gens, plusieurs centaines de mille, qui avaient osé défier le Pape, son clergé, et l'une des plus fortes armées, de toutes nationalités, mises sur pied de guerre ainsi que celles des croisades en Terre sainte ? C'est ce que nous raconte, en quelques dix mille vers et en provençal ancien, cette Chanson de la Croisade albigeoise, écrite et déclamée à la Cour ou devant le menu peuple du Languedoc, par deux clercs - des poètes - dont l'un au moins, plutôt favorable aux hérétiques, est demeuré parfaitement inconnu.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?