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Entre signe et concept. Eléments de terminologie générale
Depecker Loïc
SORBONNE PSN
18,30 €
Épuisé
EAN :9782878542349
Etude des vocabulaires spécialisés, la terminologie est au cœur des langues. Elle est fondamentale pour la traduction scientifique ou technique. Elle est indispensable à la normalisation des produits, la documentation, la rédaction technique. Dans sa dimension pratique, elle aide à la constitution de lexiques, dictionnaires, banques de données. Elle est partie intégrante des sciences de l'information et de l'ingénierie de la connaissance. Dans sa dimension théorique, elle ouvre notamment sur les apports entre signes, objets et concepts. La terminologie tend à faire considérer ces rapports sous l'angle d'une philosophie générale des systèmes symboliques. Sont impliquées ici non seulement la philosophie, l'épistémologie, la sémiologie et la linguistique, mais encore les sciences et les techniques qui ont à décrire symboliquement le réel. Entre signe et concept : l'enseignement de Ferdinand de Saussure a généralement conduit la réflexion linguistique à réduire le concept au signifié. En nommant les choses et en faisant jouer les langues dans l'exercice de la traduction, la terminologie force à disjoindre signifié et concept : elle extrait des langues un sens fiable, d'ordre logique, indispensable à la traduction spécialisée.
Ce livre s'adresse à tous les francophones de la planète ; il leur fait découvrir ce qu'est leur langage au-delà des frontières. Vénérables ou tout neufs, pratiques ou extravagants, les mots de la francophonie font éclater le génie de la langue, mais aussi le génie des peuples qui la parlent.
Depecker Thomas ; Lhuissier Anne ; Maurice Aurélie
Ces dernières décennies ont été marquées par la multiplication et le renouvellement rapide d'informations et de recommandations en matière d'alimentation et de nutrition. Ce phénomène n'est pas nouveau et s'inscrit dans une histoire longue de la mesure et des réformes des pratiques alimentaires. Quels sont les processus historiques ayant progressivement transformé l'idée de juste mesure et d'équilibre alimentaire ? Comment ces notions sont-elles diffusées dans l'espace social ? Quel rôle jouent certains intermédiaires (industriels, professionnels de la santé et du travail social, et institution scolaire) dans leur diffusion ? De quels moyens les chercheurs disposent-ils pour en percevoir les effets pratiques ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage tente de répondre en s'intéressant aussi bien aux dynamiques d'élaboration des normes alimentaires et à leur diffusion qu'à leur réappropriation par différents groupes sociaux, au regard des conduites de vie avec lesquelles elles sont censées interagir. A l'appui d'enquêtes empiriques, il livre des clés de compréhension de la situation actuelle à la lumière d'approches historiques, sociologiques et anthropologiques. Il met ainsi en évidence le caractère tantôt complémentaire, tantôt conflictuel de la démultiplication des investigations et des messages nutritionnels.
Les mots semblent naître d'eux-mêmes... Pourtant, nombre de termes français de la fin du XXe siècle ont fait l'objet d'un choix de la part d'institutions de l'Etat. La France a cette particularité d'être l'un des seuls pays au monde à pouvoir intervenir directement sur la création de mots par l'intermédiaire des commissions officielles de terminologie implantées dans l'administration depuis 1970. De baladeur (Walkman) à logiciel (hardware), en passant par voyagiste (tour operator) et conteneur (container), leur travail a conduit à proposer de nombreux équivalents français devenus usuels. Ces choix, qui semblent aller d'eux-mêmes aujourd'hui, furent souvent l'objet de longs débats. Cet ouvrage retrace l'histoire des quelque dix mille termes étudiés par les commissions ministérielles de terminologie en soulignant le rôle des institutions et des intellectuels français à l'origine de cette expérience inédite. Il constitue un matériau essentiel pour comprendre les vocabulaires français de la fin du XXe siècle. Plus particulièrement destiné aux ingénieurs, techniciens et scientifiques, aux membres des commissions ou comités de terminologie, ce livre intéressera également les traducteurs, les linguistes et toutes les personnes curieuses de l'évolution de la langue.
Voici le journal de Rimbaud. Journal reconstruit à partir de l'extraordinaire feuille de route qu'il rédige lorsque, souffrant de la gangrène, il décide en avril 1891 de redescendre en chaise à porteurs de Harar vers Aden. De ce journal, Rimbaud a rédigé maints passages, tirés de ses propres lettres. Ses contemporains, les gens qui l'ont connu, aperçu, croisé, sa famille, Verlaine, Germain Nouveau, Paterne Berrichon, ont laissé nombre de témoignages. Les innombrables recherches sur Rimbaud permettent des recoupements et donnent aujourd'hui une vision précise des grands épisodes de sa vie. Ce journal est une reconstitution intime du cheminement de Rimbaud. Au rebours des grands courants de la critique du XXe siècle, il donne à voir à quel point la compréhension de l'oeuvre d'un auteur est inséparable de sa vie. A l'opposé d'un structuralisme triomphant et froid, ce journal, vrai et fictif à la fois, entend montrer une autre voie en pointant vers une certaine tradition. Celle d'une littérature pleinement vécue.
Linguistique anglaise et oralité : vers une approche intégrée émane du travail collectif du réseau informel OSLiA (Oral spontané et linguistique anglaise). L'ouvrage fédère les approches de linguistes oralistes animés par un même questionnement : selon quelles modalités appréhender l'oral pour l'analyser ? Ce n'est pas un intérêt pour le matériau sonore analysé pour lui-même (réalisations phonétiques fines) qui rassemble les auteurs, mais plutôt une réflexion sur la composante phonique comme partie intégrante de la construction du sens et de la structuration du discours en oral spontané. L'ouvrage s'inscrit tout d'abord dans une filiation méthodologique issue de la linguistique énonciative. Dans un second temps, il rend compte de la structuration et de l'agencement discursifs à l'oral comme enjeux pour faire sens du flot continu de la langue. Enfin, l'ouvrage met en lumière l'interface entre construction du sens et prosodie.
Le numéro 21 de la revue des études théâtrales Registres se compose de deux dossiers. Le premier dossier est consacré à la fiction théâtrale et ses pouvoirs. Il remet en question la place de la fiction, qui revient en force dans la pratique comme dans la théorie du théâtre. Cette réflexion présente une nouvelle théorie de la fiction théâtrale, tant au plan technique que pragmatique. Le second dossier est un hommage à Yves Bonnefoy, écrivain disparu récemment. Il aborde le pan théâtral, encore méconnu, de l'oeuvre de cet immense poète.
Au regard de la disparité persistante entre l'Ouest et l'Est du pays en Allemagne, le domaine dit "alternatif" est un terrain d'étude privilégié pour comprendre la contre-culture depuis l'unification allemande de 1990. Celle-ci a-t-elle permis la conservation de deux héritages différents ? Comment le processus de rapprochement de mouvements anti-systémiques issus de deux systèmes politiques et sociaux différents s'est-il déroulé ? La culture alternative a-t-elle évité en son sein l'écueil de la reproduction de rapports de domination qui sont manifestement à l'oeuvre au niveau fédéral ? Issue de nombreux voyages et rencontres, cette étude se propose de chercher une réponse à ces questions à travers le milieu identifiable, stable sur une certaine durée, des " communautés alternatives " implantées en milieu rural. L'analyse s'appuie d'une part sur une attention particulière au milieu, à la langue et au contexte culturel, d'autre part sur les méthodes empruntées aux sciences sociales, en particulier à l'analyse historique des mouvements sociaux, à l'histoire orale, aux entretiens qualitatifs et à l'observation participante. Anne-Marie Pailhès est maître de conférences à l'Université Paris Nanterre, habilitée à diriger des recherches en Etudes germaniques. Elle est l'auteur de nombreuses publications sur la RDA et l'Allemagne de l'Est depuis 1990.
A l'image des cas psychanalytiques de Freud, les romans de May Sinclair sont des objets déconcertants placés sous le signe du singulier, du particulier et de l'inattendu. Souvent qualifiés de textes hybrides qui se tiendraient à mi-chemin entre les écritures victoriennes et modernistes, ils offrent un contrepoint intéressant aux modèles woolfiens de représentation du féminin en accordant une importance toute particulière aux discours théoriques. Esprit curieux au parcours atypique, Sinclair est en effet aussi une essayiste prolifique, dont les nombreuses publications sur le vote féminin et la condition des femmes, les articles de psychologie et de psychanalyse, les critiques littéraires et les essais philosophiques sont en dialogue constant avec les romans. Ceux-ci ne sont jamais pour autant des romans à thèses : bien au contraire, la prose sinclairienne s'attache systématiquement à remettre en question le cadre de référence, à prolonger le questionnement ou à affiner l'analyse. Explorant la complexité des épistémologies modernistes, cet ouvrage se penche ainsi sur l'influence de la pensée par cas sur la fiction sinclairienne, qui oscille entre l'énigme, le modèle, l'abstrait et l'inconnu.